2013-03-05 | UQAM

Traite des femmes : entre déni et invisibilité

L'Organisation internationale du travail (OIT) estime que près de deux millions de personnes dans le monde, des femmes et des mineurs principalement, font l'objet d'une traite à des fins de prostitution. Elle évalue également à plus de 27 milliards de dollars américains les revenus générés annuellement par la traite sexuelle des femmes. Au Canada, les bénéfices s'élèveraient jusqu'à 400 millions de dollars par année.

«La traite sexuelle des femmes constitue la troisième source de revenus du crime organisé, après la vente de drogues et le commerce des armes», souligne Sandrine Ricci, chargée de cours au Département de sociologie et chercheuse à l'Institut de recherches et d'études féministes (IREF). La traite désigne le recrutement, le transport et le transfert de femmes et de mineures, à l'intérieur ou à l'extérieur d'un pays, dans le but de les exploiter sexuellement. «Il est particulièrement difficile de documenter ce phénomène en raison de son caractère souterrain. Même les milieux policier et communautaire en ont une connaissance fragmentaire et diffuse», note la chercheuse.

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Source :
Claude Gauvreau
Journal L'UQAM
Volume 39, no 12 (4 mars 2013)