2013-03-25 | UQTR

Parkinson : Des résultats prometteurs ouvrent la voie à de nouveaux traitements pharmacologiques

Photo : Flageol

Il n'existe actuellement aucun traitement curatif capable de guérir les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Certains médicaments permettent toutefois d'améliorer la qualité de vie des patients en aidant à contrôler les symptômes moteurs de la maladie, comme les tremblements ou la lenteur du mouvement. Malheureusement, le traitement pharmacologique le plus utilisé, faisant appel à la lévodopa, entraîne des effets secondaires indésirables à long terme. S'intéressant à ce problème, l'étudiante Laure Chagniel, doctorante en biologie cellulaire et moléculaire (option neurosciences) à l'UQTR, mène des recherches pour le développement d'approches thérapeutiques novatrices dans le traitement ou la prévention des effets secondaires invalidants associés à l'utilisation de la lévodopa. Ses résultats de recherche, fort prometteurs, offrent une lueur d'espoir aux malades parkinsoniens.

«Chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, les problèmes moteurs résultent d'un manque de dopamine dans le cerveau, dû à la mort de neurones dopaminergiques. Sans dopamine, les neurones du mouvement ne peuvent recevoir les messages nécessaires au contrôle des fonctions motrices du corps. Les traitements pharmacologiques actuels ont donc pour but de rétablir ou d'imiter la dopamine. La lévodopa, utilisée depuis plus de 40 ans, s'avère un traitement symptomatique de choix puisqu'elle est convertie en dopamine dans le cerveau, d'où l'amélioration des fonctions motrices chez les malades», d'expliquer la chercheuse.

La lévodopa n'est cependant pas une panacée. La majorité des patients traités, soit 90%, développent des effets secondaires invalidants après neuf ans. Ces effets consistent en des mouvements anormaux involontaires et excessifs appelés dyskinésies. À ce jour, aucun médicament n'est disponible pour prévenir ou atténuer ces mouvements indésirables, d'où l'intérêt de Mme Chagniel à mieux comprendre les mécanismes moléculaires sous-jacents à l'apparition des dyskinésies.

Arrivée à l'UQTR en 2005, en provenance de France, Laure Chagniel a d'abord obtenu un baccalauréat en biologie médicale, réussissant ensuite un passage direct au doctorat en biologie cellulaire et moléculaire, sans rédaction de mémoire de maîtrise. Récipiendaire de bourses de recherche prestigieuses, elle a participé à plusieurs congrès internationaux et publications scientifiques. Elle mène ses travaux de doctorat au sein du Groupe de recherche en neurosciences de l'UQTR.

Sur la photographie : Laure Chagniel en compagnie de son directeur de recherche, le professeur Michel Cyr, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neuropharmacologie moléculaire.

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Source :
Françoise Descoteaux
Campus Express, 21 mars 2013