Une métropole à trois vitesses? Bilan sur les écarts de revenu dans le Grand Montréal, 1970-2005. Aux fins de l’étude, les chercheuses Damaris Rose et Amy Twigge-Molecey de l’INRS ont comparé le salaire moyen des résidants de différents quartiers à celui de l’ensemble des habitants de l’agglomération montréalaise." /> Disparités de revenu entre les quartiers - Selon une étude, les écarts de revenu se sont accentués dans le Grand Montréal
 

2013-04-12 | INRS

Disparités de revenu entre les quartiers - Selon une étude, les écarts de revenu se sont accentués dans le Grand Montréal

Les disparités de revenu entre les quartiers de la région métropolitaine de Montréal ont augmenté au cours des trente dernières années, mais dans une mesure moindre qu’à Toronto et à Vancouver. C’est ce que révèle une étude intitulée Une métropole à trois vitesses? Bilan sur les écarts de revenu dans le Grand Montréal, 1970-2005. Aux fins de l’étude, les chercheuses Damaris Rose et Amy Twigge-Molecey de l’INRS ont comparé le salaire moyen des résidants de différents quartiers à celui de l’ensemble des habitants de l’agglomération montréalaise.

Bien que la plupart des quartiers du Grand Montréal soient toujours des quartiers à revenu intermédiaire, leur part a néanmoins chuté de 64 % à 55 % entre 1970 et 2005. Sur l'île de Montréal, le pourcentage de quartiers à faible revenu a grimpé de 22 % à 37 %. Quant à la proportion de quartiers défavorisés à Laval et dans les couronnes nord et sud, elle a augmenté de manière importante allant de 3 % à 19 %, alors que celle des quartiers aisés est passée de 15 % à 18 %.

À la lumière des résultats obtenus, il n'y a plus lieu d'utiliser la classique métaphore du «trou de beigne» pour décrire la répartition de la richesse et de la pauvreté dans la région métropolitaine de Montréal, selon la professeure Damaris Rose du Centre Urbanisation Culture Société de l'INRS. L'embourgeoisement a donné lieu à de nouveaux foyers de richesse au centre de la métropole. Tout autour du noyau urbain, on retrouve un anneau de quartiers d'après-guerre où la pauvreté s'est enracinée et un grand nombre de quartiers à faible revenu se sont développés dans le nord-est et le sud-ouest de Montréal. La pauvreté s'est également accrue à Longueuil et dans certaines parties de Laval. Dans le même temps, les quartiers bien nantis sont en pleine expansion dans certains secteurs de Laval et de la Rive-Nord, ainsi que dans la partie est de la Rive-Sud; ils sont cependant en recul du côté de l'ouest de l'île de Montréal.

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Source :
Gisèle Bolduc
Service des communications, INRS
10 avril 2013