2013-04-16 | UQAM

Chercheuse d'eau douce

Alison Derry
Photo : Émilie Tournevache

L'été dernier, dans un lac de Saint-Hippolyte, dans les Laurentides, les étudiants à la maîtrise Marilyne Robidoux et Anthony Merante ont construit de leurs propres mains un mésocosme, c'est-à-dire un lieu confiné et contrôlé où l'on peut faire varier les paramètres du milieu étudié. «Ce dispositif expérimental permet entre autres d'étudier des organismes comme les planctons ou les zooplanctons lorsqu'ils sont soumis à des variations d'environnement ou à des éléments toxiques», précise Alison Derry, qui supervisait les jeunes chercheurs.

La professeure du Département des sciences biologiques, qui souhaite mener d'ici quelques années le même genre de recherche dans le Nord du Québec, a obtenu une subvention de 300 000 $ du Fonds des leaders de la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI). Ce fonds, qui vise à aider les universités canadiennes à recruter et à maintenir en poste les meilleurs chercheurs, lui a été octroyé pour son projet intitulé «Éco-evolutionary Reactions in Canadian Aquatic Ecosystems Under Current and Future Anthropogenic Stress».

«Mon projet porte sur les impacts des activités minières, des coupes forestières et des changements climatiques sur les écosystèmes d'eau douce du Nord du Québec, précise la chercheuse, embauchée à l'UQAM à l'hiver 2011. Il est impératif que nous commencions ce travail d'analyse maintenant pour que les pouvoirs publics du Québec et du Canada puissent prendre des décisions éclairées pour la conservation et la gestion efficace des ressources aquatiques menacées.» Il s'agit d'un projet unique, poursuit-elle, et, du même coup, d'un nouvel axe de recherche à la Faculté des sciences. «Ce projet se situe au croisement entre la biologie évolutive et l'écologie, une approche inédite dans le cadre de l'étude des écosystèmes aquatiques au Canada.»

Lire l'article complet

Source :
Pierre-Etienne Caza
Journal L'UQAM, vol. XXXIX, no 15 (15 avril 2013)