2013-04-22 | INRS

Pollution de l'eau et réchauffement du climat - Les algues à la rescousse de l'environnement

Photos © Marc Robitaille

Les algues ne sont pas bénéfiques que pour la santé humaine, elles le sont également pour celle de nos écosystèmes. Indicatrices du niveau de toxicité des milieux d'eau douce en raison de certains métaux qu'elles absorbent, elles pourraient aussi représenter des alliées précieuses dans la régulation de la température terrestre. Pendant ses études doctorales dans l'équipe de Claude Fortin, professeur au Centre Eau Terre Environnement de l'INRS et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biogéochimie des éléments traces, Michel Lavoie s'est penché sur les impacts que le cadmium pourrait avoir à long terme sur les algues unicellulaires. Ses recherches permettront de peaufiner un modèle scientifique ayant déjà fait ses preuves et, du coup, de se distinguer auprès de ses pairs sur la scène internationale.

Émis dans l'environnement par diverses sources polluantes telles que les fumées industrielles, l'exploitation minière et les engrais, les métaux toxiques se trouvent dans la mire des chercheurs depuis quelques années pour leurs effets néfastes sur les organismes vivants. Dans cette optique, les algues unicellulaires -- le fameux phytoplancton à la base de la chaîne alimentaire dans les eaux douce et salée -- représentent un modèle d'étude de choix en raison de leur simplicité et de leur grande sensibilité aux métaux. C'est pourquoi Michel Lavoie les a choisies pour raffiner un modèle bien établi en écotoxicologie, le modèle de l'ion libre.

«Au cours des 30 dernières années, le modèle de l'ion libre a fait ses preuves à plusieurs reprises. Il a permis de prédire l'accumulation et la toxicité aigüe des métaux à court terme (à dureté et pH constant) chez différents organismes présents dans les milieux d'eau douce, notamment les algues, les invertébrés et les poissons, explique Michel Lavoie. Mais le modèle ne permettait pas de prédire les effets d'une exposition à ces métaux à long terme.» C'est maintenant chose possible, du moins dans certaines conditions simplifiées recréées en laboratoire, grâce aux découvertes qu'il a faites.

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Source :
Mariane Boire
PLANÈTEINRS.ca, avril 2013