2013-06-07 | UQTR

Dévoilement des résultats d'une vaste étude sur les eaux souterraines de la Mauricie

Des chercheurs du Département des sciences de l'environnement de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ont fait connaître aujourd'hui les résultats d'une vaste étude menée, au cours des quatre dernières années, sur les eaux souterraines du sud-ouest de la Mauricie.

Effectuée entre 2009 et 2013, cette étude a permis de réaliser une cartographie 3D des aquifères (formations géologiques contenant de l'eau) de la MRC de Maskinongé, des villes de Trois-Rivières et Shawinigan et de la municipalité de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Elle a aussi permis de mesurer la qualité des eaux souterraines et d'évaluer le volume de la recharge et des captages. Les résultats obtenus mènent à la formulation de plusieurs recommandations, afin de mieux protéger les eaux souterraines de la Mauricie et de les exploiter de façon durable.

Pour réaliser cette étude, l'équipe de chercheurs, dirigée par le professeur Stéphane Campeau, a notamment compilé des données historiques provenant de 6400 forages. Des travaux supplémentaires ont également été réalisés sur le terrain (relevés sismiques, forages, essais hydrauliques, mesures de niveau d'eau, etc.). De plus, l'eau de 243 puits privés et municipaux a été analysée.

Qualité de l'eau potable

L'étude a permis de constater que l'eau potable provenant des puits municipaux est, en général, de bonne qualité. Cependant, près de 40 % des puits domestiques de la Mauricie ne respectent pas les normes bactériologiques. En ce qui concerne plus spécifiquement les coliformes fécaux, 9 % des puits n'étaient pas conformes. Cette situation serait due, en partie, à une mauvaise installation et un entretien déficient des puits par les propriétaires, dont près de la moitié disent ignorer les procédures de nettoyage ou de décontamination. Il serait donc souhaitable de sensibiliser les propriétaires quant à l'aménagement de leur puits et la réalisation d'analyses régulières de la qualité de l'eau.

Outre les normes bactériologiques, 7 % des puits échantillonnés dépassaient une des normes reliées aux concentrations en fluorures, baryum et nitrates. Les dépassements en flurorures et baryum s'expliquent par des causes naturelles. Cependant, les concentrations élevées en nitrates seraient liées, entre autres, aux fertilisants agricoles. Les chercheurs recommandent donc d'apporter une attention particulière à l'épandage de ces fertilisants, surtout sur les sols sablonneux, afin de limiter le lessivage vers les nappes phréatiques alimentant des puits.

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Sur la photo : Karine Lacasse, étudiante à la maîtrise en sciences de l'environnement, et les coordonnateurs de l'étude de caractérisation hydrogéologique du sud-ouest de la Mauricie, Yves Leblanc et Stéphane Campeau, professeur au Département des sciences de l'environnement. (Photo Daniel Jalbert)

Sources :
Service des communications, UQTR