2014-01-06 | UQTR

Résolutions du Nouvel An : ayez des attentes réalistes

Il y a une croyance forte que la déprime augmente à l'approche du temps des Fêtes. On dit même que les taux de suicide sont à la hausse pendant la période de Noël. Eh bien, à ceux qui l'ont entendu, détrompez-vous! Dans les faits, les comportements autodestructeurs et les taux de suicide tendent à baisser lors des journées précédant Noël.

Une autre croyance bien établie est celle voulant que durant la période des Fêtes, les rapports familiaux conflictuels ne font qu'empirer et devenir une source de stress plus grande. Encore une fois, il semble que cela soit inexact. Puisque durant les vacances de Noël, les gens entrent en contact avec leur famille étendue (grands-parents, oncles, tantes, etc.) pour de plus longues périodes, leurs difficultés avec les membres de leur famille rapprochée (père, mère et fratrie) tendent à être amoindries (Bergen & Hawton, 2007). Le mois de décembre serait donc bon pour le moral!

Le jour de l'an, lui, apporterait son lot d'embûches. La première de ces embûches est celle du temps : le jour de l'an marque le passage du temps. Toutes festives qu'aient été les célébrations de Noël, il n'en demeure pas moins que chaque année passée rapproche de la fin de l'existence. Aussi, la manière dont la personne rencontre cette réalité, soit en en prenant conscience pleinement, partiellement ou pas du tout, risque d'avoir un impact sur son développement ultérieur. Pour certains, des festivités exaltantes et éclatantes constituent une forme de déni des peurs et de la souffrance reliées aux effets du temps.

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Source :
Entête, 6 janvier 2014