2014-01-16 | UQTR

Vivre avec l'hypertension artérielle - Une étude jette un éclairage sur le point de vue des hommes

L'hypertension artérielle est un problème de santé important, touchant 20% de la population canadienne. Bien qu'elle atteigne indifféremment les deux sexes, cette maladie chronique présente un taux de mortalité légèrement plus élevé chez les hommes (8,5%) que chez les femmes (5,8%). Interpellée par cette statistique, l'infirmière Anne-Marie Leclerc a mené un projet de recherche sur l'expérience vécue par les hommes souffrant d'hypertension artérielle, lors de ses études à la maîtrise en sciences infirmières à l'UQTR. Ses résultats apportent un éclairage intéressant sur les croyances et les perceptions des hommes atteints d'hypertension, ce qui pourrait aider à mieux cibler les interventions auprès des patients masculins hypertendus.

«Peu d'études scientifiques se sont intéressées spécifiquement aux hommes vivant avec l'hypertension artérielle, d'où l'intérêt de mon projet de recherche. Pour réaliser celui-ci, j'ai interrogé 10 répondants, recrutés sur une base volontaire. Je remercie d'ailleurs ces personnes pour leur précieuse collaboration. Ces hommes, âgés de 42 à 62 ans, vivaient avec un diagnostic d'hypertension artérielle. Ils ont répondu à plusieurs questions portant, entre autres, sur l'impact de la maladie sur leur vie, leur perception de l'hypertension artérielle et leur observance du traitement», indique la chercheuse, qui est aussi chargée de cours à l'UQTR.

Fatalité et banalisation

En questionnant les participants de son étude, Mme Leclerc a constaté que ceux-ci considèrent l'hypertension artérielle comme une maladie inévitable, surtout en raison de l'hérédité. «Ces hommes ne sont pas surpris de leur diagnostic. Ils croient que l'hypertension est une fatalité à laquelle ils ne peuvent se soustraire, notamment parce que des membres de leur famille en sont atteints ou que c'est une maladie répandue», commente la chercheuse.

Sur la photo : Anne-Marie Leclerc, chargée de cours au Département des sciences infirmières de l'UQTR. (D. Jalbert - Photo Philippe Gervais)

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Soource :
Françoise Descoteaux
Campus Express
16 janvier 2014