2014-01-29 | UQTR

L'UQTR participe à la formation de policiers cadres haïtiens

Photo : Jean Côté

La première cohorte d'étudiants de la Formation initiale et perfectionnement professionnel des cadres de la Police nationale d'Haïti (FIPCA-PNH) a gradué en octobre dernier. Démarré en 2010, ce projet de transfert de connaissances et d'expertise, auquel participe l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), vise à favoriser le développement des compétences des inspecteurs et commissaires de la PNH, afin qu'ils puissent assurer la sécurité publique de façon adéquate dans ce pays.

L'UQTR fait partie d'un consortium participant à ce qui s'avère être actuellement le plus gros projet de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) en Haïti; en effet, quelque 16 millions de dollars ont été investis par l'ACDI afin de construire une académie de police temporaire et mettre sur pied plus de six programmes de formation s'adressant aux commissaires et aux inspecteurs de la PNH. Les objectifs de ces programmes sont, entre autres, d'améliorer leur professionnalisme et leur sens du droit et de l'éthique, ainsi que de les sensibiliser à l'égalité entre les hommes et les femmes.

Un besoin accru par le séisme

Avant même que le tremblement de terre de 2010 ne vienne dévaster une partie de sa population ainsi que son précaire équilibre socioéconomique et politique, Haïti avait demandé l'aide du gouvernement canadien afin de mettre en place un programme d'amélioration de son service de protection publique. Il va sans dire que le séisme n'a fait qu'accentuer ce besoin. Sylvain Benoit, directeur du Bureau de l'international et du recrutement de l'UQTR et responsable du FIPCA-PNH pour l'université trifluvienne, fait état de cette réalité : « C'est un problème de sécurité déjà existant qui a été accru par le tremblement de terre. Non seulement il y a eu plusieurs décès, mais la désorganisation sociale et civile a apporté une recrudescence de la violence. Le projet avait été pensé avant le séisme et c'était une nécessité à cette époque, mais aujourd'hui, il a pris encore plus d'importance. »

Source :
Nicolas Lacoursière
EnTête, 28 janvier 2014