2014-01-31 | INRS

INRS - Un procédé unique pour recycler les métaux des piles et batteries

Photos © Marc Robitaille

Montres, jouets électroniques, téléphones, ordinateurs portables, petits outils : que faites-vous de leurs piles et batteries lorsque leur vie est terminée? Si vous les mettez à la poubelle, vous envoyez dans la nature du zinc, du nickel, du plomb, du cadmium : un cocktail de contaminants métalliques, possiblement cancérigènes pour l'homme, potentiellement perturbateurs de sa fertilité, et définitivement ravageur pour l'environnement. À l'inverse, si vous faites l'effort de les apporter aux centres de recyclage, les piles et batteries risquent de s'y amonceler, faute de ressources pour les trier. C'est ce qu'a constaté le professeur Jean-François Blais, du Centre Eau Terre Environnement de l'INRS, lors d'une visite à un écocentre de la capitale québécoise.

«J'arrivais avec plusieurs dizaines de kilogrammes de piles usagées, fruit d'une collecte menée au Centre Eau Terre Environnement, se rappelle le chercheur. J'étais emballé de rapporter autant de matière recyclable, mais le commis qui m'a accueilli était loin de partager mon enthousiasme. Il avait même l'air découragé, car j'apportais un surplus de travail. J'ai appris que pour qu'un écocentre valorise ces kilos de piles, les ouvriers doivent prendre le temps de les trier selon leur type : alcalines, salines, nickel-cadmium, lithium... Un temps considérable qui, en bout ligne, ne rapporte pas grand-chose.»

De l'argent jeté par les fenêtres faute d'une récupération efficace

On prédit qu'en 2015, les Canadiens achèteront quelque 767 millions de piles et batteries. De ce nombre, moins de 10 % seront recyclées, malgré les centaines de tonnes de métal que cela représente et les profits bruts qui pourraient être engrangés. Près d'une vingtaine de compagnies dans le monde commercialisent pourtant des procédés de recyclage de piles. «Le problème, regrette Jean-François Blais, c'est que ces procédés ne s'appliquent que sur certains types de piles spécifiques, par exemple les alcalines. Il faut absolument trier les piles retournées par les consommateurs.»

Sur la photo : Le professeur Jean-François Blais, du Centre Eau Terre Environnement de l'INRS, et la doctorante en sciences de l'eau Kulchaya Tanong.

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Source :
Joël Leblanc
PLANÈTEINRS.ca
Janvier 2014