2014-02-04 | UQAR

UQAR - La préservation de la biodiversité, un enjeu mondial préoccupant

La préservation de la biodiversité est l'un des enjeux mondiaux qui préoccupent grandement les scientifiques des quatre coins du globe. Spécialiste de l'écologie benthique, le professeur Philippe Archambault a été choisi pour diriger un chapitre sur la biodiversité côtière marine, de participer aussi à deux chapitres additionnels, l'un pour la biodiversité de l'océan arctique et un autre sur les océans bordant le Canada dans un ouvrage de la Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), qui est chapeautée par l'Organisation des Nations Unies (ONU).

La question des changements climatiques occupe beaucoup d'espace médiatique depuis plusieurs années. Les rapports du GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, font d'ailleurs les manchettes à chacune de leur publication. Fondée en avril 2012 en tant que regroupement intergouvernemental indépendant réunissant des pays membres de l'ONU, l'IPBES se veut une sorte de pendant du GIEC en ce qui a trait aux enjeux de la biodiversité terrestre et marine.

Si plusieurs programmes de recherche sur les changements climatiques tendent à trouver des alternatives afin de s'y adapter, la biodiversité pose un problème d'un autre ordre. « On ne peut pas s'adapter à la disparition d'une espèce - tout dépendant de son rôle. L'attention a beaucoup été mise sur les grandes espèces vertébrées, comme les mammifères et les poissons. Mais sur notre planète, les vertébrés représentent moins de 1% de toutes les espèces », indique le professeur Archambault.

L'un des défis auxquels font face les scientifiques qui se spécialisent dans la biodiversité est d'ailleurs de sensibiliser la population à l'importance de la préservation des espèces, particulièrement les invertébrés. « Si on parle de l'ours polaire, qui fait partie du moins de 1 % de toutes les espèces, on parle d'un animal charismatique qui capte l'attention des gens. Or, si on parle, par exemple, de phytoplancton, les gens n'ont pas la même sensibilité. Pourtant, le phytoplancton joue un rôle crucial sur le plan de la biodiversité et aussi des changements climatiques», note l'océanographe de l'UQAR-ISMER.

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Sur la photo : Le professeur Philippe Archambault.

Source :
Jean-François Bouchard
UQAR-Info, 4 février 2014