2014-02-10 | UQAM

Étude sur l'impact des stéréotypes sexuels sur la réussite scolaire et le choix de carrière

Les filles sont meilleures en français et les garçons meilleurs en mathématiques. Ces stéréotypes, comme l'a constaté Isabelle Plante, professeure au Département d'éducation et formation spécialisées, ont la vie dure. «Que ce soit vrai ou non ne m'intéressait pas, explique-t-elle. J'ai mené une étude pour vérifier si ces stéréotypes existaient encore, puis j'ai analysé leur incidence sur la réussite scolaire et le choix de carrière.»

Vérification faite auprès d'un échantillon de 762 élèves québécois de sixième année du primaire et de deuxième année du secondaire, ces stéréotypes existent toujours. «En mathématiques par contre, le stéréotype est en train de changer au profit de filles, car elles y excellent de plus en plus», précise la jeune chercheuse.

Des études expérimentales ont déjà démontré qu'en activant l'idée d'un stéréotype, on pouvait affecter le rendement scolaire. Isabelle Plante a voulu identifier en «milieu naturel» les mécanismes par lesquels cela peut se produire. La chercheuse, qui a effectué cette étude dans le cadre de son postdoctorat à l'Université de New York, a vérifié l'existence des stéréotypes en début et en fin d'année scolaire, à l'aide d'un questionnaire ne permettant pas aux élèves de distinguer le sujet de l'étude, «parce qu'autrement ils nous voient venir avec nos gros sabots et cela fausse les résultats», précise-t-elle en riant.

Source :
Pierre-Etienne Caza
Actualités UQAM
6 février 2014