2014-02-18 | ETS

Mines ultraprofondes - Sylvie Nadeau de l'ÉTS dirigera des travaux en santé et sécurité

C'est avec fierté que l'ÉTS annonce que madame Sylvie Nadeau, professeure titulaire au Département de génie mécanique, dirigera les travaux de recherche sur l'Amélioration de la santé et sécurité du travail (SST), du Réseau sur les mines ultraprofondes (UDMN)[1], nouvellement créé par le Centre d'excellence pour l'innovation minière (CEMI)[2].

C'est à Sudbury, en Ontario, dans la Capitale du nickel, que Greg Rickford, ministre d'État pour la science et la technologie, a récemment annoncé un financement de 15 M$ du Réseau de centres d'excellence dirigés par l'entreprise (RCE-E), un montant auquel s'ajoutent 31 M$ (en espèces et en nature) des partenaires du milieu, pour un budget total de 46 M$.

Des mines ultraprofondes

Dans un contexte économique en pleine effervescence où la demande mondiale des métaux ne cesse d'augmenter, les entreprises cherchent à exploiter des gisements géants durant des périodes plus longues. En effet, considérant les coûts colossaux de mise en place de nouvelles mines et les nouvelles technologies de production qui se développent, l'abandon d'une mine productive pour des contraintes de profondeur n'est pas une alternative rentable. Sachant que les gisements de très grande taille peuvent atteindre 3000 mètres de profondeur, parfois plus, on comprend l'intérêt grandissant pour les mines ultraprofondes.

Des conditions de travail à repenser

Devant une prévisible pénurie d'ingénieurs et de géologues et les conditions d'emploi auxquelles s'attendent les nouvelles générations Y et C, l'organisation du travail devra changer. Il faudra réduire le nombre d'heures travaillées, pour favoriser la conciliation travail/famille, tout en augmentant la productivité et en contrôlant encore mieux les risques de santé et de sécurité du travail. Des défis importants qui demanderont à l'industrie minière d'être particulièrement créative et ouverte.