2014-02-20 | UQAM

L'investissement socialement responsable : les Québécois semblent prêts à prendre le virage

L'étude «Les Québécois et l'investissement socialement responsable : portrait 2014», qui porte sur la relation des investisseurs particuliers québécois à l'investissement socialement responsable (ISR), a été dévoilée lors d'un déjeuner-causerie à la Maison du développement durable. L'étude a été réalisée par l'Observatoire ESG UQAM de la consommation responsable (OCR), en collaboration avec le Mouvement Desjardins, le ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs et le Carleton Centre for Community Innovation.

Objectif de l'étude

En 2012, les actifs ISR représentaient, au Canada, environ 20 % des actifs sous gestion dans l'industrie financière. L'épargne des investisseurs particuliers dans des produits ISR correspondait, quant à elle, à seulement 2 % des actifs sous gestion ISR. Cette part a toutefois connu une hausse de 8 % en deux ans. L'intérêt d'une telle étude est de comprendre le comportement des investisseurs particuliers québécois. Bien qu'ils démontrent un intérêt marqué pour les questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans diverses sphères de leur vie, les Québécois semblent négliger ces critères au moment de choisir leurs produits financiers. À cet égard, Fabien Durif, professeur au Département de marketing de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM (ESG UQAM) et directeur de l'OCR, soulève quelques données probantes sur le paradoxe : « 92,1 % des Québécois sont fortement préoccupés par la pollution; 89,1% par les droits humains; et 88,9 % par la corruption! Pourtant, quand vient le temps d'investir, seulement le tiers d'entre eux est préoccupé par les critères ESG, pourtant considérés comme des leviers fondamentaux de changements ».

Constats

L'étude démontre qu'en général, les Québécois ne sont pas à l'aise avec le milieu de la finance et n'épargnent pas en raison de leur manque de connaissances, d'intérêt ou de leur revenu disponible. En effet, moins de quatre Québécois sur dix estiment avoir une bonne connaissance du domaine financier, et à peine un tiers se tient régulièrement au courant des questions financières. Le problème majeur qui nuit à l'ISR est que seulement 6,6 % des Québécois affirment être en mesure d'épargner, et peu d'entre eux prévoient des investissements pour leur avenir.

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Source:
Joanie Doucet, conseillère en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
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