2014-03-07 | UQAM

Une étudiante en sexologie à l'UQAM a répertorié les questions d'ordre sexuel adressées à Tel-jeunes

L'organisme Tel-jeunes constate depuis quelques années que certaines questions posées à ses intervenants sont préoccupantes. «Il y a des jeunes qui sont gênés de se donner la main ou de s'embrasser en public - cela ne change pas -, mais il y en a d'autres qui se demandent quels jouets sexuels utiliser pour se masturber ou qui posent des questions sur le sexe anal», souligne Marie-Soleil Carroll. Candidate à la maîtrise en sexologie, la jeune chercheuse s'est penchée sur les préoccupations liées à la sexualité dans le cadre des questions adressées à Tel-jeunes par des jeunes âgés de 11 à 14 ans. Elle vient de déposer son mémoire, sous la direction de la professeure Francine Duquet.

«L'environnement médiatique sexualisé et la pornographie ont un impact sur le développement social, émotif et relationnel des jeunes et cela se reflète dans leurs préoccupations», affirme Marie-Soleil Carroll, qui a analysé 1107 questions posées entre juin 2012 et mars 2013. «Cette période incluait des événements tels que la fin d'année scolaire, les vacances d'été, les congés de Noël, la Saint-Valentin et la semaine de relâche», précise-t-elle.

La chercheuse a eu accès aux questions publiées sur le site Internet de l'organisme, de même qu'à celles qui ne le sont pas (les jeunes qui communiquent avec Tel-jeunes décident s'ils souhaitent que leur question soit publiée ou non). «Évidemment, toutes les questions citées dans mon mémoire proviennent du lot de questions publiées sur le site», précise-t-elle.

Elle a évacué les questions sur d'autres sujets que la sexualité, comme la violence ou la famille, et a construit une grille d'analyse qui lui a permis de classer les questions en cinq catégories: la relation à l'autre, les conduites sexuelles, le rapport au corps, les références à l'univers pornographique et la notion de pression.

Source :
Pierre-Etienne Caza
ACTUALITÉS UQAM
3 mars 2014