2014-04-07 | UQ

Un parti pris pour la société

Il y a la théorie et il y a l'expérience du terrain. Quand les chercheurs rencontrent les citoyens, toute la société y gagne; de nouvelles idées et de nouvelles pratiques en émergent. Depuis quelques années, les universitaires sont appelés sur plusieurs fronts : lutte contre la pauvreté, bataille pour sauver les villages en région, protection du territoire, itinérance, etc. Leur engagement est précieux, il est devenu l'une des valeurs du Québec.

On comprendra aussi que les innovations sociales qu'entraîne la contribution des scientifiques constituent des atouts extraordinaires de développement. «Le capital financier, c'est bien; mais il faut aussi du capital social de base afin que la communauté puisse en retirer tous les fruits», a affirmé un des chercheurs rencontrés au fil des entrevues qui constituent ce dossier.

Par voie de conséquence, de nouveaux espaces de pouvoir se sont développés, là où s'exprime notamment la démocratie participative. «Un phénomène assez unique en Amérique», faisait remarquer un autre universitaire.

Dans une économie où les savoirs les plus divers évoluent, les institutions ont un beau défi : former une élite qui puisse rester au parfum des exigences du milieu, elles aussi en pleine mutation. Nous sommes tous des apprenants dans ce monde en mouvement.

Il semble que nos institutions et leurs chercheurs soient en phase avec cette nouvelle donne. Les tours d'ivoire s'effondrent et c'est heureux.

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Source :
Raymond Lemieux, «Éditorial»
La recherche dans le réseau de l'Université du Québec, vol. 4, no 1, 2014, p. II.