2014-04-08 | UQ

L'université dans la cité - Générateurs d'innovation

Aaron McConomy / Colagene

Les chercheurs apportent un éclairage nécessaire - et nouveau - sur les préoccupations des citoyens et des décideurs. Mais parce qu'ils agissent en coulisses, leur travail n'est pas toujours reconnu à sa juste valeur. Dommage. Engagez-vous, qu'ils disaient!

Les sciences sociales sont-elles utiles?» Cette lourde et provocante question, Madeleine Gauthier, sociologue et chercheuse au Centre Urbanisation Culture Société de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), l'entend souvent. Qu'est-ce à dire? La société est régulièrement traversée par des débats - controverses autour de l'exploitation des gaz de schiste ou divergences au sujet de la Charte des valeurs, par exemple - qui appellent une réflexion à laquelle nombre de chercheurs en sciences humaines peuvent contribuer. Alors? «Justement, il faudrait des sociologues partout!» s'exclame-t-elle.

L'universitaire, aujourd'hui, ne peut certainement plus se cantonner dans sa tour d'ivoire. Même les organismes subventionnaires posent le travail avec les collectivités comme une condition de financement des projets. Résultat, l'image que l'on se fait des chercheurs est en train de changer. «Si on veut que nos travaux et que nos connaissances soient utiles et aient des répercussions, il faut en effet être convaincants, soutient Madeleine Gauthier. Nous ne sommes pas seuls sur la place publique. Nous sommes obligés de rester humbles et d'admettre que nous ne sommes plus en possession d'une vérité absolue. Ça nous oblige à mieux parler aux gens et ça nous force à être compétents. En démocratie, ce peut être une bonne chose.»

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Source :
Raymond Lemieux,
La recherche dans le réseau de l'Université du Québec, vol. 4, no 1, 2014, p. III-V.