2014-04-09 | UQAR

Apprendre la langue des affaires pour faire valoir son point de vue de biologiste

En tant que biologiste spécialiste des espèces exotiques fauniques envahissantes au ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP), Isabelle Desjardins connaît bien les dangers d'introduction d'une espèce non indigène dans un écosystème. Son passage à la maîtrise en gestion des ressources maritimes offerte à l'UQAR a été déterminant pour l'obtention de son emploi qui met en pratique son expertise de biologiste, mais surtout sa vue d'ensemble des problématiques.

Dans le cadre de sa maîtrise, Isabelle Desjardins a réalisé un stage au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) aux Îles-de-la-Madeleine où elle identifié les différents vecteurs d'introduction d'espèces exotiques envahissantes, comme certains invertébrés marins introduits par les coques des navires.

«L'objectif de ce stage était d'identifier les voies d'entrée pour proposer des outils de gestion d'introduction de ces espèces. Dans plusieurs cas, l'arrivée d'une espèce non indigène peut, par exemple, engendrer la perte complète d'une exploitation aquacole, déteriorer des habitats, faire diminuer le tourisme dans la région, entraîner d'importants coûts de nettoyage, etc. L' introduction de ces espèces indésirables amène non seulement des risques importants et négatifs sur la biodiversité, mais aussi dans les sphères socio-économiques. Puis, une fois qu'une espèce exotique envahissante est introduite, il est très difficile et souvent impossible de l'éradiquer. C'est pourquoi il est nécessaire de miser sur la sensibilisation et la prévention, d'acquérir plus de connaissances sur ces espèces et les mécanismes d'introduction et de propagation, et d'investir dans la Recherche et le Développement», explique-t-elle.

Source :
François Cormier
UQAR-Info
9 avril 2014