2014-04-10 | UQO

L'UQO en voie de devenir le leader de l'enseignement du sous-titrage au Québec

La professeure Michèle Laliberté du Département d'études langagières a réussi un coup de maître : créer un partenariat afin de développer l'expertise du sous-titrage interlingual de documents audiovisuels à l'UQO.

« Tout a commencé par un coup de coeur, explique-t-elle. On m'a demandé il y a trois ans de traduire et de faire le sous-titrage d'un documentaire allemand pour Télé-Québec. J'ai adoré l'expérience, non seulement parce que cela m'a obligée à mettre toutes mes compétences de traductrice à l'épreuve, mais aussi parce que ce type de traduction, qui est en fait une adaptation, exige du traducteur-adaptateur une sensibilité toute particulière. Il ne suffit pas d'être un ?bon? traducteur pour faire du sous-titrage : il faut aussi saisir l'ensemble des relations entre les dialogues, la narration, les éléments propres à l'image, la bande sonore et les sous-titres. Tout cela fonctionne en synergie et l'interaction entre ces éléments (ainsi que la capacité du spectateur à lire le texte écrit à une vitesse donnée) fait en sorte que le sous-titreur est aux prises avec des contraintes telles qu'il doit jongler avec ses mots à la lettre près en tenant compte de chaque centième de seconde. »

Madame Laliberté a donc décidé en 2012, dès son arrivée à l'UQO, de mettre en branle un processus qui permettrait un Département d'études langagières de se doter du meilleur logiciel de sous-titrage professionnel existant sur le marché, un outil utilisé par les chaînes de télévision et les grands acteurs du milieu télévisuel au Québec. C'est ainsi qu'elle a réussi à créer un partenariat avec Gérald Garon de Gélogic, le concepteur du logiciel de sous-titrage Oresme, qui a accepté l'an dernier de faire installer son logiciel sur tous les ordinateurs de sa salle de classe. Depuis, les retombées de ce partenariat ne cessent de croître : enseignement du sous-titrage interlingual dans le cours « Adaptation de textes », création d'un stage chez MusiquePlus, et collaboration entre le CRTL, Gélogic, le Département d'études langagières et Ex Machina dans le but de concevoir éventuellement un logiciel de surtitrage pour les arts de la scène.

Madame Laliberté précise que « le fait d'avoir pu obtenir la confiance du directeur des opérations de la chaîne MusiquePlus, Danick Beaulieu, constitue un atout certain pour les étudiants de l'UQO. » À ce propos, celui-ci ajoute : « toutes les universités québécoises essaient depuis des années d'obtenir un stage en traduction audiovisuelle chez MusiquePlus, mais j'ai toujours refusé, car ces universités n'ont pas le bon logiciel, ils utilisent ce qu'ils peuvent télécharger gratuitement sur Internet et ce n'est pas à la hauteur de nos attentes, ou pire encore, ils font leurs traductions sur papier, sans logiciel de sous-titrage. »

Ce partenariat n'aurait jamais pu voir le jour sans la précieuse collaboration et l'expertise des informaticiens du Service des technologies de l'information, ajoute madame Laliberté, qui tient à remercier les membres de cette équipe dynamique qui n'ont cessé de se mettre au service de la professeure depuis deux ans, afin de contribuer à la réussite du projet.

Il va sans dire que le Département d'études langagières encourage tous les futurs candidats à venir s'inscrire en grand nombre aux programmes de rédaction et de traduction offerts à l'UQO. Avec cette nouvelle corde à son arc, le Département est en mesure de parfaire son excellente réputation et pourrait devenir le chef de file de l'enseignement de la traduction audiovisuelle au Québec.

Sur la photo : Michèle Laliberté, professeure au Département d'études langagières de l'UQO.

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Source :
Direction des communications
et du recrutement, 9 avril 2014