2014-04-29 | UQAR

Quels sont les impacts de la fonte des glaces sur les eiders à duvet?

Frankie Jean-Gagnon (Photo : Loreleï Guery)

Avec le réchauffement climatique, la fonte des glaces dans l'Arctique est devenue un enjeu non seulement scientifique, mais politique et économique. Mais quelles en sont les conséquences biologiques sur les populations fauniques qui nichent dans cette région?

Dans le cadre de sa maîtrise en gestion de la faune et de ses habitats, Frankie Jean-Gagnon cherche à comprendre l'impact des conditions de la glace de mer sur la reproduction des eiders à duvet nichant dans l'Arctique canadien. Elle étudie particulièrement la population de canards nichant sur l'île Mitivik à East Bay, au Nunavut, soit la plus importante colonie d'eiders dans l'Arctique canadien. Cette colonie fait d'ailleurs l'objet d'un suivi à long terme par Environnement Canada depuis 1996.

Le succès de reproduction des oiseaux migrateurs comme l'eider à duvet dépend fortement des fluctuations climatiques. Alors qu'ils passent l'hiver sur les côtes du Groenland et du Labrador, ils parcourent plusieurs milliers de kilomètres pour aller se reproduire dans l'Arctique canadien au printemps. « À la suite de la migration, les eiders recherchent les eaux libres de glace pour s'alimenter d'invertébrés dans le but d'augmenter leurs réserves corporelles en vue de la reproduction. De plus, pour espérer se reproduire avec succès, les femelles doivent faire correspondre la période de ponte de manière à ce que l'éclosion des canetons survienne au moment où le milieu marin se libère de la glace de mer », explique Mme Jean-Gagnon. Toutefois, avec les changements climatiques, la fonte de glace tend à varier au fil des années et le succès reproducteur des oiseaux dépend de leur capacité à ajuster leur date de ponte en fonction des conditions environnementales qu'ils rencontrent.

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Source :
François Cormier
UQAR-Info
24 avril 2014