2014-07-03 | INRS

Vaisseau Sanguin ou comment renforcer le système immunitaire des cancéreux grâce à l'immunothérapie adoptive

Photo © Christian Fleury

Entrée de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal. Mon guide m'attend. Sourire en coin, oeil bienveillant. En quête d'un havre de paix où échanger, nous voilà propulsés dans un dédale de couloirs parfois (in)hospitaliers. Au bout du labyrinthe, une cafétéria mâtinée de blanc, de verre et de soleil nous attend comme une promesse. Celle d'une conversation palpitante avec Valérie Janelle, diplômée du doctorat en virologie et immunologie de l'INRS. Postdoctorante au Centre de recherche de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal depuis septembre 2013, elle travaille en immunothérapie adoptive, un traitement d'avenir contre les cancers du sang.

L’immunothérapie date d’une centaine d’années, mais ce n’est que récemment, grâce aux avancées scientifiques, que les chercheurs ont obtenu des résultats concluants. En gros, cette thérapie pour le traitement du cancer dans laquelle la communauté scientifique fonde beaucoup d’espoir stimule les globules blancs du système immunitaire d’un malade pour l’amener à s’en prendre directement aux cellules cancéreuses et éviter ainsi le recours à des thérapies plus agressives et moins ciblées comme la chimiothérapie.

Globules blancs à l'attaque

En pratique, «je génère in vitro des lymphocytes T - une catégorie de globules blancs - destinés aux patients atteints de leucémie ou de lymphome. Puis, je les éduque à reconnaître les peptides, la signature chimique à la surface des tumeurs. L'idée est de pouvoir injecter au patient ces cellules entraînées à reconnaître l'ennemi. C'est une véritable greffe de système immunitaire que l'on fait», explique Valérie Janelle.

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Source :
Bruno Geoffroy
PLANÈTE INRS
11 juin 2014