2014-08-04 | UQAR

Des expertises reconnues sur la vulnérabilité, l'adaptation et la résilience des milieux

Les principaux organismes internationaux scrutant l'avenir de l'environnement mondial s'entendent pour dire que les changements que l'on observe actuellement sont sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Alors que les pressions humaines s'accélèrent, plusieurs seuils critiques aux niveaux mondial, régional et local sont sur le point d'être atteints ou ont été dépassés. Un dépassement de ces seuils critiques est susceptible d'engendrer des changements abrupts et parfois irréversibles aux conséquences néfastes pour le bien-être humain, ses milieux bâtis et les milieux naturels. Les facteurs environnementaux, sociaux et économiques d'un milieu interagissent pour définir sa vulnérabilité, sa résilience et son adaptabilité face à des risques environnementaux et anthropiques. Avec plus de 50 professeurs relevant de disciplines variées, l'UQAR se démarque par son expertise et sa capacité unique à développer une vision globale de la compréhension et de la recherche de solutions durables quant aux enjeux liés à la vulnérabilité des milieux.

Dans son rapport le plus récent, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a de nouveau sonné l'alarme quant à l'impact des changements climatiques, notamment sur la santé, l'alimentation, les ressources en eau douce et l'économie mondiale. «Ce rapport illustre la vulnérabilité des populations, des industries et des écosystèmes du monde entier, ainsi que l'urgence d'appliquer des mesures visant à adapter nos milieux face aux bouleversements naturels et découlant de l'activité humaine», note le recteur Jean-Pierre Ouellet.

Or, la vulnérabilité d'un milieu dépend en premier lieu de ses caractéristiques environnementales et/ou socio-économiques, puis des caractéristiques de l'aléa qui l'affecte. Une vision systémique de la vulnérabilité, de la résilience et de l'adaptabilité des milieux, quels qu'ils soient (milieu naturel, milieu urbain, milieu côtier, milieu social, milieu humain etc.), considérera donc les mécanismes sous-jacents à leur évolution « normale » ainsi que les caractéristiques des risques (comprenant ceux issus des changements climatiques, mais également ceux issus des activités humaines) et leurs enjeux (écologiques et sociaux). Une vision systémique doit inclure la gestion de ces risques, leur prévention ainsi que l'identification des ajustements nécessaires, le cas échéant.

Sur la photo : Les grandes marées du 6 décembre 2010, qui ont mis en évidence la vulnérabilité des milieux bas-laurentien, gaspésien, madelinot, et nord-côtier face aux bouleversements climatiques. (Photo : Stéphane Fournier)

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Source :
Julien Lambrey de Souza
UQAR-Info,
4 août 2014