2014-08-18 | UQ

Le Nord-du-Québec est sensible aux impacts climatiques des éruptions volcaniques

Des biologistes de l'UQAR viennent de démontrer que la région du Nord-du-Québec est particulièrement sensible aux impacts climatiques des éruptions volcaniques. Une percée scientifique importante dont les résultats ont été publiés dans la prestigieuse revue américaine Proceeding of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS).

L'étude signée par le candidat au doctorat en biologie Fabio Gennaretti, le professeur Dominique Arseneault et leurs collègues Antoine Nicault (Université d'Aix-Marseilles), Luc Perreault (Institut de recherche d'Hydro-Québec) et Yves Bégin (INRS-ETE) reconstitue les températures estivales de cette région du Québec depuis l'an 910. Pour ce faire, ils ont récolté quelque 2000 arbres enfouis dans une série de lacs de la taïga du Québec.

Les chercheurs ont basé leur étude sur l'analyse des cernes annuels de croissance de ces arbres, dont la largeur dépend en partie des températures pendant l'été. Une fois tombés dans des lacs, comme ceux de la taïga québécoise, ces arbres peuvent être conservés pendant plusieurs millénaires.

« Nos résultats démontrent que les plus fortes éruptions volcaniques du dernier millénaire ont refroidi le climat du Nord-du-Québec pendant une ou deux décennies », explique M. Gennaretti. «Des éruptions successives ont même causé des refroidissements abrupts qui ont persisté plusieurs décennies, supportant ainsi une importante hypothèse sur l'origine des périodes froides dans la région du nord-est de l'Amérique du Nord.»

Sur la photo : Fabio Gennaretti, l'auteur principal de la recherche publiée dans la revue Proceeding of the National Academy of Sciences of the United States of America. (Photo : Julia Autin)

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Source :
Jean-François Bouchard
UQAR-Info
18 août 2014