2014-09-08 | UQTR

Découverte majeure sur les effets à long terme des commotions cérébrales

Louis de Beaumont.

Chaque année, plusieurs athlètes sont victimes d'une commotion cérébrale et en subissent les contrecoups de nombreuses années plus tard. Jusqu'à présent, des études réalisées auprès d'anciens athlètes sexagénaires suggèrent en effet que les commotions cérébrales qu'ils ont subies durant leur vingtaine occasionnent un déclin prématuré du fonctionnement du cerveau. Les résultats d'une récente étude réalisée par l'équipe de Louis de Beaumont, professeur au Département de psychologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), permettent d'identifier que le dommage causé à la matière blanche à la suite d'une commotion cérébrale durant la vingtaine s'accentue avec l'avancement de l'âge chez ces athlètes et constitue un facteur déterminant du déclin cognitif et moteur des décennies plus tard.

Réalisée par une équipe de recherche dirigée par Louis de Beaumont, neuropsychologue, chercheur au Centre de recherche de l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche de l'UQTR en neurobiologie du traumatisme craniocérébral léger, l'étude identifie clairement le lien entre le dommage répandu des structures permettant la propagation des influx nerveux, aussi appelés matière blanche, et le déclin de la mémoire, des capacités d'apprentissage, de l'attention, et de la vitesse d'exécution retrouvés chez les anciens athlètes sexagénaires ayant subi une commotion cérébrale au cours de leur vingtaine. D'ailleurs, ce dommage de la matière blanche affecte de façon accentuée les régions du cerveau les plus vulnérables au processus de vieillissement du cerveau.

«En 2009, notre équipe de recherche avait démontré pour la toute première fois que les athlètes ayant subi une ou des commotions cérébrales durant leur carrière présentent, en vieillissant, un risque de voir leurs fonctions motrices et cognitives, tels l'attention, la mémoire et la vitesse d'exécution de mouvements répétitifs, se détériorer plus rapidement que chez les athlètes n'en ayant pas subies», explique l'initiateur de l'étude Louis de Beaumont. «Or, la présente recherche nous permet d'identifier que le dommage causé à la matière blanche à la suite d'une commotion cérébrale durant la vingtaine, s'accentue avec l'avancement de l'âge chez ces athlètes et constitue un facteur déterminant du déclin cognitif et moteur des décennies plus tard.»

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Source :
Rédaction EnTête
4 septembre 2014