2014-09-16 | UQTR

Des soins du développement pour les bébés prématurés

Lorsqu'un bébé naît prématurément, il n'est pas encore prêt à affronter le monde extérieur, car son corps et ses sens sont insuffisamment développés. Cette situation peut entraîner des difficultés d'adaptation chez l'enfant, de même que des problèmes neurologiques à court et à long terme. Afin d'offrir des conditions de croissance optimales aux nouveau-nés prématurés et réduire leur stress postnatal, une nouvelle approche a vu le jour : les soins du développement. Au Québec, la professeure Marie-Josée Martel, du Département des sciences infirmières de l'UQTR, est l'une des rares spécialistes à offrir une formation en français portant sur les soins du développement.

«Dans notre système de santé, les soins du développement sont encore en émergence. Les précurseurs dans ce domaine demeurent les États-Unis, qui s'y intéressent depuis le début des années 80. L'approche des soins du développement vise à aider les professionnels de la santé et les parents à comprendre le langage et les signaux corporels des bébés prématurés, dans le but de protéger ces enfants et de leur offrir un environnement maximisant leur adaptation à la vie extra-utérine. Cette philosophie de soins permet non seulement d'optimiser le développement du nouveau-né, mais aussi de prévenir certaines complications neurodéveloppementales», d'expliquer Mme Martel.

Protéger les sens et analyser les comportements

Le cerveau d'un bébé prématuré, encore en développement, est modelé par les sensations de l'environnement (mouvements, lumière, bruits, etc.). Il faut donc protéger le nouveau-né en diminuant ces stimuli, pour recréer autant que possible le confort du milieu utérin. Chaque sens (vue, ouïe, odorat, toucher, goûter) se développe suivant des chronologies différentes. Il importe de respecter l'émergence de ces sens afin de les protéger puis, dans un deuxième temps, de les stimuler adéquatement.

Sur la photo : Marie-Josée Martel, professeure en sciences infirmières et membre du Centre d'études interdisciplinaires sur le développement de l'enfant et la famille (CEIDEF) de l'UQTR. (photo : Daniel Jalbert)

Source :
Françoise Descoteaux
Entête
12 septembre 2014