2014-09-17 | UQAM

L'évolution du savoir médical

L'ouvrage Histoire de la médecine au Québec. 1800-2000. De l'art de soigner à la science de guérir (Septentrion) est fascinant à plusieurs égards. On y apprend notamment que la surconsommation de produits thérapeutiques, la pénurie de médecins, les débordements dans les hôpitaux et les prises de becs entre pharmaciens et médecins ne datent pas d'hier. Pourtant, il est frappant de constater combien la médecine du début du XIXe siècle n'a rien à voir avec celle de la fin du XXe siècle. «La véritable science médicale moderne apparaît au XXe siècle, mais le basculement s'effectue à la fin du XIXe siècle», note Robert Gagnon, professeur au Département d'histoire, qui signe ce livre avec son collègue Denis Goulet, professeur associé à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke.

Leur ouvrage s'adresse principalement aux médecins férus d'histoire et aux étudiants en médecine, mais il saura plaire aussi au grand public grâce à ses nombreuses illustrations et photographies, toutes plus intéressantes les unes que les autres.

L'art de soigner

Les auteurs, qui ont choisi une trame narrative respectant la chronologie historique, abordent d'abord les anciennes pratiques thérapeutiques du XIXe sièce, «axées le plus souvent sur l'automédication et la pharmacopée populaire. Dans ce contexte, les interventions thérapeutiques sont variées et axées plutôt sur l'usage de l'alcool, des sirops, des toniques, des recettes d'herbes médicinales et d'une multitude de pommades, d'onguents, d'emplâtres.»

Ils traitent ensuite de l'institutionnalisation de la formation médicale. On apprend, entre autres, que l'importance de la dissection dans la formation des futurs médecins amenait certains à voler des cadavres dans les cimetières!

Illustration :Thomas Eakins, The Agnew Clinic, University of Pennsylvania.

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Source :
Pierre-Etienne Caza
ACTUALITÉS UQAM
11 septembre 2014