2014-09-22 | UQAR

La forêt boréale est résistante à l'augmentation de l'activité des feux

Une nouvelle recherche menée par des biologistes de l'UQAR démontre que la forêt boréale est résistante à l'augmentation de l'activité des feux. Publiée dans la revue Proceeding of the National Academy of Science of the USA, cette recherche est basée sur une reconstitution de feux survenus au cours des 200 dernières années dans le Nord du Québec.

Signée par l'étudiante graduée à la maîtrise en gestion de la faune et des habitats Jessie Héon, le professeur Dominique Arsenault et Marc-André Parisien, du Service canadien des forêts, l'étude indique qu'une activité extrême de feux pourrait être soutenue par des sècheresses occasionnelles qui provoquent des feux immenses. En revanche, ces feux rajeunissent la forêt sur de grandes superficies et diminuent l'abondance des combustibles, ce qui permet à la forêt boréale de résister à l'augmentation de l'activité des feux.

Afin de vérifier comment les feux se recouvrent les uns les autres dans le temps, les biologistes ont réalisé une reconstitution de l'étendue des feux depuis le 19e siècle sur une portion de 190 kilomètres de la route de la Baie James, route qui relie les villes de Matagami et de Radisson, dans le Nord du Québec. Pour se faire, ils ont récolté près de 2000 marques laissées par les feux sur les troncs des arbres et ont utilisé les cernes annuels de croissance des arbres pour dater l'année de formations de ces blessures.

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Source :
Jean-François Bouchard
22 septembre 2014