2014-10-15 | UQTR

L'expertise de l'UQTR pour améliorer la production agricole au Sénégal

Une des conséquences du réchauffement climatique se remarque par la désertification du sud du Sahel, qui affecte la capacité de production agricole dont dépendent plusieurs centaines de milliers d'Africains. C'est pour contrer ce phénomène que l'expertise de Kodjo Agbossou et Mamadou Lamine Doumbia, respectivement directeur de l'École d'ingénierie et professeur au Département de génie électrique et génie informatique de l'UQTR, est mise à profit au Sénégal. Dans le cadre du projet Technologies d'énergie renouvelable pour l'amélioration de la production agricole, les deux chercheurs de l'UQTR travaillent en collaboration avec l'Université Gaston Berger (UGB) et l'École Supérieure Polytechnique de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD).

Depuis les années 1970, la moyenne des précipitations annuelles au Sénégal n'a cessé de chuter, alors que les agriculteurs voient par le fait même leur production agricole diminuer. Afin de remédier à cette situation, il fallait trouver une façon d'irriguer les champs de façon régulière, et ce, tout au long de l'année. C'est sur cet enjeu que se sont penchés nos deux ambassadeurs de l'UQTR dans le cadre du programme des Grandes initiatives de recherche, d'animation et de formation (GIRAF) de l'Agence universitaire francophone (AUF), laquelle leur a octroyé un financement à hauteur de 450 000$ pour mener à bien leur projet. Ce dernier est administré en collaboration avec Sylvain Benoit, directeur du Bureau de l'international et du recrutement de l'UQTR, et Pape Jean Fall, conseiller en développement international pour l'université trifluvienne.

La technologie de l'UQTR au Sénégal

L'irrigation des champs au Sénégal est assez simple : il s'agit de systèmes d'arrosage «goutte à goutte», c'est-à-dire qu'un tuyau, dans lequel des trous sont percés, est déroulé d'un bout à l'autre du champ. Toutefois, ce qui est plus complexe, c'est de trouver une source d'énergie propre pour pomper l'eau jusque dans les tuyaux. De fait, les petits villages sénégalais ne sont pas, pour plusieurs d'entre eux, reliés au grand réseau électrique et leurs habitants doivent utiliser des génératrices au diesel ou au charbon pour produire leur énergie, deux sources coûteuses et polluantes.

Sur la photo : Mamadou Lamine Doumbia, professeur au Département de génie électrique et génie informatique, et Kodjo Agbossou, directeur de l'École d'ingénierie. (Photo: Flageol)

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Source :
Nicolas LACOURSIÈRE
EnTête
9 octobre 2014