2014-11-03 | UQTR

Les enzymes au secours de l'industrie papetière

Et si la relance de l'industrie papetière passait par l'optimisation des méthodes traditionnelles? Marc Beauregard, professeur au Département de chimie, biochimie et physique et chercheur au Centre de recherche sur les matériaux lignocellulosiques, développe, en partenariat avec Buckman North America et Kruger, une approche enzymatique visant à réduire les coûts d'énergie des papetières lors du raffinage.

Dans le processus de fabrication de papier à partir de fibres secondaires (recyclées), on doit faire face à la diminution de la qualité de ces dernières. Pour contrecarrer ce déclin, les papetières ont recours au traitement de la pâte par raffinage. Cette opération peut également s'effectuer à l'aide de cocktails enzymatiques, voie qu'emprunte le professeur Beauregard dans le cadre du projet université-industrie intitulé Development of a fluorescent protein dye tagging method (FPTM) for major polymer classes found in recycled fibers.

Réduire la facture d'électricité grâce à des cocktails enzymatiques

Le premier volet du projet vise à développer une méthode enzymatique permettant d'optimiser les taux de drainage et des propriétés de force associées aux produits papetiers recyclés, favorisant du même coup la diminution des coûts d'énergie liés au raffinage. «Le raffinage équivaut jusqu'à 30% de la facture d'électricité annuelle d'une papetière, explique le professeur Beauregard. Nos recettes enzymatiques pourraient abaisser la consommation annuelle d'électricité du raffinage à plus de 25%.»

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Elizabeth Marineau
Entête, 28 octobre 2014