2014-11-12 | UQAM

S'épanouir grâce au mentorat

Illustration : Tomasz Walenta

Avez-vous un mentor? Depuis quelques années, de nombreuses entreprises et organisations mettent sur pied des programmes de mentorat. Et pour cause! «Les dernières études en relations industrielles indiquent que ce type de soutien personnalisé a plus d'effets sur le bien-être au travail, la loyauté envers l'organisation et l'autonomie des employés que les solutions traditionnelles comme les ateliers, conférences et autres cours payés par l'employeur», souligne Christine Cuerrier, professeure associée au Département de communication sociale et publique.

«La relation mentorale est vieille comme le monde, mais les programmes formels dans ce domaine sont récents», rappelle sa collègue Renée Houde, du même département. Selon cette spécialiste, qui a ouvert la voie aux chercheurs québécois avec son ouvrage Des mentors pour la relève, paru en 1995, la résurgence du mentorat s'explique facilement. «Auparavant, la carrière des gens était linéaire, se déroulait dans une seule entreprise, où les plus vieux prenaient en charge les petits nouveaux. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. La mobilité professionnelle a chamboulé la donne et le mentorat sert de fil d'Ariane aux personnes arrivant dans un nouveau milieu de travail.»

Le jumelage

Les programmes formels de mentorat sont à l'image des mariages de raison: il faut jumeler un mentor et un mentoré. Parfois ça clique, parfois non. «On doit impliquer le mentoré dans le processus de jumelage pour maximiser les chances de réussite», estime Christine Cuerrier, qui a mis en place un programme de mentorat entre étudiants et diplômés au milieu des années 1990, alors qu'elle était conseillère en orientation aux Services à la vie étudiante. Elle a ensuite dirigé une recherche pancanadienne sur le mentorat, qui a mené à de nombreuses publications.

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Source :
Pierre-Etienne Caza
ACTUALITÉS UQAM
12 novembre 2014