2014-12-08 | UQ

La science sous zéro - Quel temps en 2100?

Une «brique» de 2 500 pages, résultat de la contribution de plus de 2 000 scientifiques ayant décortiqué près de 20 000 études et projections climatiques. Tel est le cinquième rapport du Groupe d'experts international sur l'évolution du climat (GIEC), dont la dernière version paraissait en mars 2014.

Le document est un concentré de connaissance actuelles sur l'avenir du climat planétaire, sur les effets des changements de température et sur de possibles mesures d'atténuation. On y lit que les humains sont certainement les responsables du réchauffement. Une augmentation de 2,6°C à 4,8 °C est prévue pour la fin du siècle, de même qu'une élévation du niveau des océans variant entre 26 cm et 82 cm, selon les scénarios. Il y aura augmentation des précipitations aux pôles et elles diminueront dans les régions déjà arides.

René Laprise, directeur des études de 2e cycle en science de l'atmosphère et chercheur au Centre pour l'étude et la simulation du climat à l'échelle régionale (ESCER) à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), a participé activement à la rédaction d'une précédente version du rapport. Ce qu'il a trouvé le plus intéressant dans la nouvelle mouture? «C'est justement ce qui a déplu aux journalistes! On y démontre qu'il y a peu de changements dans les projections. En dépit de modèles informatiques plus raffinés, et d'une puissance de calcul accrue, on obtient les mêmes résultats!»

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Source :
Binh An Vu Van
La recherche dans le réseau de l'Université du Québec
Vol. 4, no 2, 2014, p. III-V.