2014-12-09 | UQ

La science sous zéro - Au paradis de la mousse

Nicole Fenton parle des mousses comme un entrepreneur en construction parle de laine minérale. «Selon l'épaisseur et l'espèce, dit-elle, un tapis de mousse peut avoir un pouvoir isolant de R2, R3 ou R4. » Mais la professeure et chercheuse à l'institut de recherche sur les forêts de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), sait que les mousses, les sphaignes et autres bryophytes jouent un rôle bien plus grand - et fort méconnu - dans le maintien de la dynamique écologique de la forêt boréale.

En Abitibi, la chercheuse travaille dans la «ceinture d'argile», ces sédiments très fins qui se sont déposés il y a longtemps au fond d'un ancien lac. Un territoire compacté et mal drainé; le paradis des mousses. Ses travaux s'étendent aussi sur la Côte-Nord et dans le Grand Nord québécois; autres terrains propices.

«Les tapis de mousse, en isolant le sol de l'air ambiant, ralentissent le gel en hiver et le dégel au printemps, explique-t-elle. Dans les régions nordiques, où l'été est court, cela peut suffire à garder le sol gelé toute l'année.» Un pergélisol «mousso-dépendant», en somme.

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Source :
Joël Leblanc
La recherche dans le réseau de l'Université du Québec
Vol. 4, no 2, 2014, p.VI.