2014-12-15 | ETS

Des technologies pour affronter l'hiver - Un bitume plus élastique

En matière de transport, les batteries des voitures ne sont pas le seul talon d'Achille des Québécois. Comme on sait, les routes elles-mêmes doivent endurer toutes les misères que leur impose notre climat. Qui n'a pas déjà laissé échapper un juron bien senti en mettant la roue dans un nid-de-poule au printemps?

À l'École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS), Alan Carter, professeur au Département de génie de la construction, parle de chaussée comme s'il parlait de cuisine! «Une route, explique-t-il, c'est un peu comme un millefeuille. Elle compte plusieurs épaisseurs qui ont chacune une utilité structurelle précise. Les couches du dessous, faites de graviers de différentes grosseurs, sont à la fois bien compactes et perméables à l'eau, si elles sont bien conçues. La couche du dessus, celle sur laquelle on roule, c'est la croûte, théoriquement imperméable.»

Alan Carter ne cesse d'insister sur l'importance de l'eau dans la dégradation de nos routes. Si elle s'infiltre en dessous et y reste coincée, elle gèlera l'hiver venu. L'eau qui gèle prend de l'expansion en écrasant ce qui l'entoure et en fragilisant sa structure. Au printemps, la glace fond et laisse un vide. Le passage de quelques camions lourds suffit pour ouvrir le cratère. Bonjour le nid-de-poule!

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Source :
Joël Leblanc
La recherche dans le réseau de l'Université du Québec
Vol. 4, no 2, 2014, p. IX.