Travail d’équipe

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Définitions

  • " Une équipe est qualifiée de collection d’individus. Ceux-ci sont centrés sur leur identité et leur fonctionnement individuel au sein d’un territoire. Lorsqu’ils se sentent sécurisés sur leur identité et leur territoire, les membres de l’équipe déplacent progressivement leur énergie vers les processus qui concernent les autres membres. Mieux communiquer, s’essayer à des alliances avec 1 ou 2 personnes devient une préoccupation. Les membres de l’équipe acquièrent une vision systémique ". (Selles, Testa, 1999, p.68)
  • " Une équipe est une force dynamique, vivante et en mouvement sur laquelle se greffent des personnes pour accomplir une tâche. Les membres d’une équipe déterminent en commun leurs objectifs, émettent des idées, prennent des décisions et oeuvrent collectivement ". (Heller, 1998, p.6)
  • " Travailler en groupe, c’est animer une équipe en se fondant sur l’écoute et la négociation, c’est rechercher un consensus pour la prise de décision. C’est aussi affirmer qu’un problème, pour être résolu, doit bénéficier des informations et des idées de tous ceux qui sont concernés. C’est enfin miser sur la communication entre les personnes, la responsabilisation et l’autonomie de chacun ". (Balaire, 1999, 14 outils pour se former, p.134)
  • " Le mot équipe désigne un regroupement de personnes. Cependant, il s’agit d’un groupe particulier du fait que ses membres ont des raisons communes d’être unis ". (Mahieu, 1992, p.13).

En ajoutant travail au mot équipe, signifiant ainsi travail d’équipe, on obtient alors la réunion d’un groupe dont l’objectif est de réaliser conjointement un ensemble de tâches précises; la participation de chacun à ce travail collectif contribuant à l’atteinte d’un objectif commun de l’équipe.

  • Une équipe peut être définie selon Aïcha Alaoui et coll. (voir site Web de l’Université Laval en référence) comme un groupe de personnes interagissant afin de se donner ou d'accomplir une cible commune, laquelle implique une répartition de tâches et la convergence des efforts des membres de l'équipe. Cette définition fait ressortir trois caractéristiques essentielles que présente une équipe de travail:
      1. une cible commune: un but ultime à atteindre, un produit final à réaliser;
      2. une tâche à opérationaliser: une tâche qui s'appuie sur les moyens, les ressources et les outils de chacun, ainsi que sur une procédure spécifique à suivre;
      3. la convergence des efforts de chacun des membres: une collaboration, lors de la réalisation des tâches, qui s'exerce dans un climat de travail sain et de solidarité

Causes

  • Unir les forces de chacun
  • Augmenter les échanges d’idées, d’opinions, de solutions, etc.
  • Augmentation de la complexité et de l’envergure des travaux.
  • Améliorer les aptitudes sociales
  • Permet de connaître de nouvelles personnes
  • Réaliser une tâche

Sources

  • Personnalité de l’individu
  • Façon d’interagir
  • Aptitudes à communiquer et à bien se faire comprendre

Caractéristiques

  • Il est écrit que c’est à l’intérieur d’un groupe que l’enfant prend conscience de sa responsabilité. Le travail individualisé demande seulement d’accomplir une tâche déterminée dans un temps donné. Dans un travail d’équipe l’enfant doit accepter une part du travail commun. De plus, il doit s’attendre à être jugé lorsqu’il devra présenter le résultat de ses recherches ou réflexions. (Mory et Fernand, 1971, p.107)
  • Il existe 2 types d’équipes:
      • Formelle : ie des équipes formées par rapport à la fonction occupée. Ex. équipe interfonctions
      • Informelle : ie des équipes prévues seulement pour le temps d’un projet.
  • Facteurs influençant la cohésion d’un groupe :
      1. L’homogénéité (partage des intérêts, valeurs et croyances)
      2. L’accord sur les buts (implique une définition des buts et objectifs à atteindre)
      3. Le nombre de membres (un petit groupe favorise plus l’expression des opinions et des réactions de tous)
      4. La communication (il faut qu’elle soit de qualité et qu’il y ait un bon nombre d’interactions)
      5. La menace externe (agir rapidement s’il y a perception d’une menace externe)
      6. La compétition intergroupes (favorise les membres à unir davantage leurs forces, efforts, communication et organisation. Par contre, cela entraîne une plus grande discrimination des membres hors-groupe)
      7. Le succès du groupe (tenter d’atteindre les objectifs pour éviter qu’on attribue la cause d’un échec à un ou à tous les membres du groupe)
      8. Le taux de roulement (perdre trop de membres dans l’équipe l’affaibli et peut causer sa dissolution).

(Dolan et Lamoureux, 1990, 128-130)

  • Dans des sports collectifs, il est fréquent qu’un ou des joueurs viennent soutenir l’action d’un partenaire. (Mahieu, 1992, p.14).
  • La cohésion du groupe et le sentiment d’appartenance sont à la base du travail d’équipe. Ainsi, si un de ces deux éléments est très faible, il y aura inévitablement des répercussions sur le travail d’équipe. Le travail d’équipe n’en sera pas optimalisé.
  • " Le sentiment d’appartenance ressenti influence la capacité à vouloir travailler en équipe " (Giguère, 1985) . De ce fait, plus le sentiment d’appartenance est fort, plus nous notre volonté d’être en équipe sera forte. À l’inverse, moins il est élevé, moins nous voudrons faire des exercices et activités en équipe.
  • Selon selon Aïcha Alaoui et coll., la constitutions d’une équipe peut se faire comme suit (voir site Web de l’Université Laval en référence) : " La constitution d'une équipe peut dépendre du choix d’un sujet de travail. Ainsi, une personne qui opte pour un sujet proposé par le professeur se retrouvera avec des personnes qui auront, elles aussi, manifesté un intérêt pour ce sujet. Parfois les équipes se forment en fonction de l'endroit où étaient assises les personnes dans la classe au moment de la constitution des équipes. Dans d'autres cas, le professeur aura constitué les équipes à l'avance. À d'autres moments, il ou elle aura plutôt déterminé une taille d'équipe à respecter. C'est ainsi que des étudiants se retrouveront à compléter une équipe parce qu'ils sont arrivés en retard ou parce qu'ils étaient absents le jour de la constitution des équipes ".
  • Le travail d’équipe peut être utilisé comme un outil de formation personnelle. En effet, toujours selon Aïcha Alaoui et coll. " la formule de travail en équipe peut être utilisée comme outil de formation personnelle et sociale. En ce sens, des membres du personnel enseignant peuvent se tourner vers cette formule pour fournir à leurs étudiants des occasions d'apprendre à reconnaître leurs limites, à utiliser leur leadership, à faire valoir leurs points de vue, à questionner les idées des autres, à observer la façon dont les autres manifestent leur leadership, etc. Dans les cas où la formule du travail en équipe est utilisée pour la réalisation d'activités d'apprentissage qui visent aussi l'atteinte d'objectifs de formation personnelle et sociale, il sera préférable que chaque étudiant fasse équipe avec des personnes qu'il ne connaît pas ou qu'il connaît peu. Dans ces circonstances, souvent le professeur procède à la constitution des équipes ou exige que celles-ci soient constituées au hasard ".
  • Lorsqu’on travaille en équipe, certaines directives sont à considérer afin de favoriser la communication et la force d’une équipe. En voici quelques unes d’après Weinberg et Gould (1997, p.203);
    1. Connaître ses coéquipiers. Mieux les membres de l’équipe se connaissent, plus il est facile d’accepter les différences individuelles. Les joueurs devraient prendre le temps de connaître leurs coéquipiers, surtout les nouveaux.
    2. Aider ses coéquipiers quand c’est possible. Être une équipe signifie que les joueurs sont mutuellement interdépendants. L’entraide crée l’esprit d’équipe et rapproche les membres.
    3. Donner des renforcements positifs à ses coéquipiers. Appuyer ses coéquipiers au lieu de les critiquer est un moyen sûr d’établir la confiance et l’entraide.
    4. Être responsable. Les membres d’une équipe ne devrait pas blâmer les autres pour leurs contre-performances. Lorsque ça va mal, les joueurs doivent procéder à des changements positifs et constructifs et se remettre sur la bonne voie.
    5. Communiquer ouvertement et honnêtement avec l’entraîneur. Meilleure est la compréhension entre les individus, plus grandes sont les probabilités de succès et d’harmonie.
    6. Résoudre immédiatement les conflits. Si un membre de l’équipe est insatisfait ou a un conflit avec l’entraîneur ou un coéquipier, il devrait prendre l’initiative de résoudre la situation et clarifier l’atmosphère. Il ne faut pas se contenter de gémir, de se plaindre et de rouspéter. Il importe de rapidement faire face au problème afin d’éviter que les sentiments négatifs ne s’accumulent, au risque d’exploser plus tard.
    7. Fournir constamment un effort de 100%. Le travail intense, surtout à l’entraînement, aide l’équipe à se rapprocher. Le dévouement et l’implication sont contagieux. Le bon exemple influence positivement l’unité de l’équipe.

Interventions

  • Favoriser les activités et jeux collectifs. Des exemples de jeux d’équipe pour les enfants de 6 à 12 ans vous sont présentés dans le livre de Claude Bardon.
  • Choisir différentes stratégies de formulation d’équipe.

Par exemple :

    1. Le professeur choisi deux chefs. Les deux chefs choisissent chacun une personne. Ces dernières choisissent à leur tour chacun une autre personne. Ainsi, chaque personne nouvellement choisie dans l’équipe doit choisir une autre personne.
    2. Le professeur détermine les équipes.
    3. Le choix des équipes se fait au hasard.
    4. Etc.
  • Laisser les jeunes régler leur conflit. Intervenir seulement lorsque cela s’avèrera nécessaire.
  • Laisser les jeunes déterminer leur stratégie de jeu.

Références

Balaire, Corinne (1999) 14 outils pour se former. Paris : ESF éditeur, 167 pages.

Bardon, Claude (1984) Jeux d’équipe de 6 à 12 ans. Revue EPS, vol.187, mai-juin. Pages 14-16.

Dolan, Shimon, Lamoureux, Gérald (1990) Initiation à la psychologie du travail. Boucherville : Gaëtan morin éditeur, 489 pages.

Giguère, Hélène (1985) Les classes stables au cégep. Prospectives, avril-oct-déc., vol. 21. Pages 88-90.

Heller, Robert (1998) Diriger une équipe. Londres : Dorling Kindersley, 72 pages.

Mahieu, Pierre (1992) Travailler en équipe. Paris : Hachette éducation, 155 pages.

Mory, Fernand (1971) Travail individuel, travail par équipe. Paris : Librairie Armand Colin, 155 pages.

Selles, Monique, Testa, Jean-Pierre (1999) Animer, diriger une équipe. Paris : ESF éditeur, 151 pages.


Sites WEB

http://www.fse.ulaval.ca/fac/tact/fr/html/sites/guide2.html

Document complet sur le travail en équipe. On y retrouve les diverses étapes par lesquelles nous devons passer lorsqu’il y a constitution d’une nouvelle équipe. On y retrouve également les rôles que les personnes peuvent jouer à l’intérieur de l’équipe. Des questionnaires y sont aussi disponibles afin d’évaluer le rendement des membres de l’équipe, de la qualité du travail effectué et de l’avancement des travaux, etc.

http://contenu.monster.be/section3/section32/teaming/

Ce document nous présente des façons de faire pour intégrer le travail d’équipe. 2 stratégies nous sont proposées par Jack Stak.

http://sympatico.monster.ca/quiz/teamplayer/

Petit questionnaire comportant des questions afin de savoir si nous sommes fait pour le travail d’équipe.

http://contenu.monster.ca/career/teaming/

On y rappelle les deux stratégies de Jack Stak.

http://www.edu.psc-cfp.gc.ca/tdc/index_e.htm

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