RÉSEAU Été 2001 / Magazine de l'Université du Québec
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UNIVERSITÉ DU QUÉBEC

MM. Legault et Lucier

Contrats de performance avec le MEQ :
Mission accomplie*

Au cours des dernières semaines, six établissements du réseau de l'Université du Québec signaient leur contrat de performance avec le ministère de l'Éducation. Ce processus complété laisse place à des défis stimulants pour l'ensemble de la communauté universitaire, et ce, sur le sentier commun de la réussite.

* NDLR : Au moment d'aller sous presse, l'UQAT était toujours en négociations pour finaliser son contrat de performance avec le ministère de l'Éducation.

L'UQTR

Dans la matinée du 20 mars dernier, avait lieu la signature officielle du contrat de performance de l'UQTR. L'entente fixe à 29,3 millions sur trois ans l'investissement du MEQ à l'UQTR. Le contrat prévoit que l'UQTR s'emploiera à offrir un meilleur encadrement à ses étudiants, et à renforcer et personnaliser les mesures de persévérance aux études en vue de hausser le taux moyen de l'accès au diplôme à 80 % en 2008-2009, pour les étudiants à temps plein du baccalauréat. Parmi les priorités inscrites à l'entente, on retrouve l'embauche de 35 nouveaux professeurs, la rationalisation des programmes de formation, l'internationalisation de la formation et l'accroissement du financement de la recherche.

L'UQAC

L'entente signée entre le MEQ et l'UQAC prévoit un investissement de 26,9 millions sur trois ans. En contrepartie, l'UQAC s'engage à améliorer la réussite de ses étudiants en adoptant de nouvelles stratégies surtout au premier trimestre de la première année d'études. L'établissement fera en sorte que le taux moyen d'accès au diplôme pour l'effectif régulier à temps plein au baccalauréat atteigne 80 % en 2010, en visant des taux intermédiaires de 72 % en 2003-2004 et de 76 % en 2005-2006. L'embauche de neuf nouveaux professeurs au cours des prochaines années, l'implantation de nouvelles mesures d'encadrement, la refonte et la rationalisation de l'offre de formation en misant sur le décloisonnement des programmes spécialisés et l'augmentation des octrois de recherche figurent parmi les priorités que l'on retrouve au coeur de l'entente.

L'INRS

À l'INRS, l'entente fixe à 14,7 millions sur trois ans l'investissement du MEQ. L'entente prend en compte la vocation particulière de l'INRS qui est le seul établissement universitaire québécois à se concentrer sur la recherche et la formation de 2e et 3e cycles. Le contrat prévoit que l'INRS, qui affiche déjà des taux de diplomation enviables de 88 % à la maîtrise et de 71,6 % au doctorat, tentera de porter ces taux à 90 % et 75 % respectivement. Plusieurs priorités figurent à l'entente, dont la réorganisation des activités de recherche autour d'axes stratégiques cruciaux pour le développement du Québec, l'accroissement de l'internationalisation de la formation et de la recherche, l'augmentation de l'effectif étudiant de 14 % sur trois ans et le développement de trois nouveaux programmes de formation (un doctorat conjoint en analyse culturelle et sociale (INRS-UQTR), de même qu'une maîtrise et un doctorat interuniversitaires en sciences et technologies (INRS-UQAM-U de M). La valorisation des résultats de la recherche et le développement de nouveaux partenariats sont également au menu de l'INRS pour les années à venir.

L'ENAP

À l'ENAP, c'est à un réinvestissement de 0,9 million sur trois ans que le MEQ s'est engagé. L'entente s'inscrit dans le prolongement de la mission particulière de l'ENAP, soit la formation et le perfectionnement des administrateurs publics. Ce financement soutiendra l'ENAP qui s'engage à maintenir, pour les prochaines années, son taux de diplomation au niveau de celui de la cohorte de 1994, soit 83 %. Le contrat prévoit que l'ENAP s'emploiera à améliorer l'encadrement de ses étudiants par l'embauche de 7,5 nouveaux professeurs au cours des trois prochaines années et à augmenter l'effectif étudiant de 5 % par année pour atteindre 463 étudiants (ETP) en 2002-2003. Du côté de la recherche, l'École vise à accroître la participation de ses professeurs à l'effort de recherche (de 35 % en 1999-2000 à 40 % en 2002-2003) et à hausser ses revenus de recherche à 1,24 million en 2002-2003. Des mesures sont également planifiées pour accroître les stages d'étudiants à l'étranger et pour renouveler les installations informatiques et documentaires.

LA TÉLUQ

Pour sa part, la TÉLUQ bénéficiera d'un investissement de 4,6 millions sur trois ans pour poursuivre sa mission originale de formation universitaire à distance. L'entente stipule que la TÉLUQ développera davantage les conditions de persévérance de ses étudiants en misant particulièrement sur la socialisation en ligne en vue d'accroître la réussite de ses étudiants et de hausser à 80 % son taux de diplomation actuel (77 %), et ce, en trois ans. Parmi les priorités qu'on retrouve au coeur de l'entente, signalons la volonté de la TÉLUQ de faire passer son taux de réinscription de 72 % à 75 % et d'élargir son offre de cours et de programmes en partenariat, notamment en administration, en comptabilité et en santé mentale. La TÉLUQ entend également accroître son offre de cours en ligne en poursuivant le développement de son campus virtuel et de ses pratiques pédagogiques. Le contrat prévoit aussi des investissements dans le soutien aux bibliothèques et dans des outils informatiques performants.

L'UQAH

Le ministre Legault a annoncé un investissement de 7,4 millions sur trois ans à l'UQAH, ce qui permettra à l'université de bénéficier d'un ajout de 6,8 millions à compter de 2002-2003 dans son financement récurrent. L'UQAH s'engage de son côté à améliorer les conditions de réussite de ses étudiants et à hausser son taux moyen de diplomation à 80 % au baccalauréat en 2009-2010 tout en visant un taux minimal de 70 % par secteur d'études. L'entente prévoit plusieurs actions prioritaires, notamment l'embauche de 18 nouveaux professeurs afin de ramener le ratio d'encadrement de 22 à 20 étudiants par professeur d'ici 2002-2003, et le développement de plusieurs nouveaux programmes incluant une maîtrise en informatique, une maîtrise en sciences infirmières, un doctorat en psychologie et plusieurs autres projets touchant les trois cycles de formation universitaire.

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC

Refonte du règlement général sur les études de premier cycle

Changement de cap !

C'est le 14 mars dernier que l'Assemblée des gouverneurs de l'Université du Québec adoptait la refonte de son règlement sur les études de premier cycle, et ce, essentiellement dans le but de stimuler la poursuite de ce grade, véritable sanction de la formation de premier cycle, tant pour les étudiants qui se destinent au marché du travail que pour ceux qui désirent entreprendre des études de cycles supérieurs.

M. Jacques Bachand, directeur des études de premier cycle à l'Université du Québec, explique : « Ce sont des modifications majeures qui y ont été apportées ; un important changement de cap dans la façon de concevoir et de gérer les études de premier cycle qui se caractérise désormais par des modalités plus souples et moins spécialisées ». M. Bachand affirme que la « déspécialisation » des programmes de premier cycle constitue un véritable virage pour les universités du réseau UQ qui offraient jusqu'à présent des programmes de premier cycle très spécialisés par rapport aux universités américaines, par exemple. Il s'agit donc d'un changement de mentalité quant à l'orientation pédagogique fondamentale : se centrer sur la notion de grade plutôt que sur le programme en soi.

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