| RÉSEAU ÉTÉ 2002 / Magazine
de l'Université du Québec Reproduction autorisée avec la mention de l'auteur et de la source. |
Illustration : Philippe Brochard
L'HOMO CULTURUS Question naïve et préoccupante à l'amorce du troisième millénaire, face à l'hégémonie apparente des industries culturelles et à la suprématie déferlante de la mondialisation made in USA, de quelle culture parle-t-on ? Celle, populaire, des médias de masse ? La grande culture dite classique? La culture marginale ? Et qu'advient-il de notre chère culture québécoise ? À défaut d'entreprendre une analyse exhaustive, des têtes chercheuses du réseau de l'UQ tentent, à notre invitation, de prendre le pouls de la culture d'ici, dans quelques-uns de ses états.
Mais qu'est-ce donc que la culture ?
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La classique
Paul Bleton,
professeur de la Téluq à Montréal, examine
la culture sous l'angle de ses modes d'appropriation. « La
définition classique - la "légitime",
celle des grandes oeuvres - sous-entend une démarche
ascétique. La culture se pose alors au-dessus de nous et
demande qu'on la mérite. Elle exige donc un effort, une
consommation active (la lecture d'un texte de Kant, crayon à
la main, ou l'entraînement particulier que nécessite
l'appréciation d'un poème de Baudelaire, par exemple).
La divertissante
« La culture médiatique, davantage problématisée à partir des années 50, poursuit M. Bleton, est née, elle, avec les journaux à grand tirage, l'école obligatoire, les feuilletons, l'invention du cinéma, la BD... Elle se centre davantage sur le divertissement (consommation passive), et le plaisir qu'on en tire est en partie lié au fait qu'on la consomme vite. »
Quête de sens et recherche formelle
Pourtant, si l'on s'attarde à la racine même du mot « culture », on revient inévitablement à son sens premier. Robert Blondin, communicateur chevronné et consultant extraordinaire pour le présent dossier, la rapproche de la culture réelle, « celle qui commence par un sillon dans la terre et une graine que l'on sème. C'est en fait la production et la fréquentation de ce qui nous nourrit sur le sens de la vie. Je ne crois pas que "toutte soit dans toutte", comme le clamait Raôul Duguay dans les années 60, que tout soit culturel. Cette vision nivelle les valeurs. Ne passe-t-on pas notre existence à chercher "le" mode d'emploi ? Le fond, c'est la quête de sens qui donne lieu à des oeuvres d'intelligence. La forme, c'est l'innovation. Si je combine le message (la quête de sens) et la recherche formelle, je risque fort d'être un artiste. »
Une constante réaffirmation de notre rapport au monde
Pour Fernand
Harvey, professeur titulaire à la Chaire Fernand-Dumont
sur la culture de l'INRS, Urbanisation, Culture et Société,
« [...] Il importe donc de considérer la culture
comme une ouverture et une constante réaffirmation de notre
rapport au monde ; cela, autant dans son rapport à
l'héritage que dans son rapport à l'innovation et
aux incertitudes face au futur. "Si
nous rêvons, si nous pensons, si nous créons, écrivait
Fernand Dumont, c'est parce que nous ne sommes pas en accord avec
le monde. Pas de crise, pas de culture." »
Dans les multiples perceptions qu'on peut avoir de la culture se fond souvent la notion d'art, se cachent en filigrane des considérations artistiques. D'où, sans doute, l'envie, le besoin de départager la culture populaire des pratiques culturelles singulières, « authentiques », d'avant-garde, voire marginales.
La culture populaire sens dessus dessous
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Debout à côté de voisins anglo-saxons dominants sur la scène continentale, le Québec a longtemps reconnu son identité à travers sa culture populaire. D'une génération à l'autre, comédiens, chanteurs, musiciens, artistes en arts visuels et auteurs ont reflété sa distinction.
Mais avec Internet, la mondialisation des échanges, l'émergence d'une société du savoir et l'introduction de la télévision et de la radio numérique, la culture populaire change de personnalité. Sommes-nous à la veille d'un nouvel essor de la culture québécoise ? Comment évolue-t-elle entre l'international et le régional ? Comment les choix de consommation des jeunes contribuent-ils à sa renaissance ?
Une fragmentation des choix
La vulgarisation d'Internet bouscule tous les acquis culturels. Lentement mais sûrement le consommateur québécois suit cette évolution. Mieux instruit, mieux nanti, ses habitudes de fréquentation culturelle changent, influencées par les technologies de l'information et de la communication.
La logique de l'offre est devenue une logique de la demande. La culture populaire s'adapte à l'individualisation de la société.
Durant les années 90, les créateurs de produits culturels ont introduit leur propre système de reconnaissance du succès. Ils ne visent plus un public de masse mais une multitude de catégories de public et de communautés isolées. Les produits culturels ont une durée de vie plus éphémère, au même titre que tout autre objet de consommation. Ce nouveau système de valeurs a modifié les rapports à la culture consacrée des jeunes générations. Les Québécois ne font pas exception à cette tendance. En 1999, les deux tiers de la population ont acheté des produits vendus par les industries culturelles, sans égard à l'éducation et aux revenus.
« Nous
sommes passés d'une culture monolithique à une culture
diversifiée. Le constat est remarquable chez les jeunes.
Nous sommes rendus dans un monde où
les francophones du Québec sont plus ouverts à une
multitude d'offres, tant en français, en anglais que dans
les autres langues. Le phénomène est semblable chez
les allophones. Il n'y a que les anglophones qui soient confinés
à leur culture. On n'est plus à l'ère
des racines culturelles, mais ce n'est pas non plus une mosaïque
très diversifiée. Les consommateurs passent d'un
niveau à un autre, notamment en musique, avec un naturel
remarquable. Ce phénomène résulte de la médiatisation
de la culture, soutenue par une commercialisation accrue des nouveaux
médias. C'est clairement un phénomène générationnel »,
constate Gilles Pronovost, sociologue et professeur au
Département des sciences du loisir et de la communication
sociale à l'Université du Québec à
Trois-Rivières.
Une culture en mutation ?
Si les jeunes sont le flambeau de cette relève de la
garde, la diversification multilinguistique de leurs goûts
a-t-elle un impact sur la stratification sociale ? Comment
la société québécoise maintiendra-t-elle
sa distinction face à leur engouement pour des produits
éphémères ? La télévision,
la radio, les
musées,
les concerts de musique classique, les arts plus marginaux risquent-ils
de perdre une clientèle significative qui en assure la
pérennité ? La société québécoise
dilue-t-elle ses repaires d'identité ?
« Je ne crois pas que la fragmentation des marchés culturels indiquerait une fragmentation sociale. Ce phénomène dure depuis le 18e siècle. Lorsqu'on regarde le choix de livres, il y a longtemps que l'offre est fragmentée. C'est normal que les gens aillent vers ce qui satisfait leurs goûts. Il n'y a rien là. Lorsque la télévision est arrivée, elle a volé des auditeurs à la radio. Or, la radio s'est adaptée. Elle est maintenant plus intimiste. Tout le monde continue à avoir une radio, à la maison, dans l'auto. On constate maintenant que la télévision généraliste perd du terrain au profit des chaînes spécialisées. L'écoute de la télévision est en déplacement, mais ce n'est pas uniquement dû à la diversité de l'offre. C'est aussi relié aux changements de mode de vie depuis vingt ans », ajoute Jean-Paul Baillargeon, chercheur à l'INRS Urbanisation, Culture et Société.
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Pratiques culturelles québécoises Une enquête réalisée en 1999 par le ministère de la Culture et des Communications (MCC), portant sur les pratiques culturelles des Québécois, confirme que les jeunes, célibataires et étudiants, écoutent plus de musique que leurs aînés. Ils sont de grands consommateurs de disques compacts, de chaînes musicales à la télévision, de musique par Internet, de balladeur. Ils préfèrent le hard rock, le rap, le hip hop à la musique classique. De ce fait, ils écoutent de la musique surtout en anglais ; le français étant en perte de vitesse depuis 1989 dans la catégorie des 15-24 ans. Les amateurs de musique âgés entre 25 et 44 ans écoutent la musique autant en français qu'en anglais, tandis que les 45 ans et plus sont davantage fidèles à la musique francophone et classique. Ce changement de mode de consommation agit sur les méthodes de diffusion et amoindrit les distinctions entre la culture d'élite et, la culture populaire. « La culture québécoise est hybride. Elle intègre à la fois la culture américaine, ses modes de vie et ses mentalités. Elle puise à la culture européenne francophone avec laquelle elle entretient des échanges multiples. Elle est curieuse de ce qui se fait sur tous les continents. C'est peut-être notre force. Nous ne nous sommes pas cantonnés dans une culture traditionnelle qui serait à bout de souffle. Si nous ne misions que sur l'élément du folklore québécois, notre culture serait amenée à disparaître. Notre proximité des États-Unis est devenue un avantage. Elle a éveillé notre capacité de réaction. Nous sommes capables d'affirmer une certaine façon de faire », observe Fernand Harvey. |
La télévision généraliste et spécialisée
L'étude sur les pratiques culturelles des Québécois précise que les foyers québécois possèdent plus d'un appareil de radio et de télévision, qu'ils sont abonnés au câble et à des canaux spécialisés. Entre 1994 et 1999, leur écoute de la télévision et de la radio est demeurée stable à une moyenne de 3h/jour chacun.
Les femmes seules ou monoparentales et les femmes pauvres et âgées sont les plus grandes consommatrices de télévision. Plus les gens sont scolarisés, moins ils ont de responsabilités familiales, plus leurs choix de culture sont élitistes, moins ils regardent la télévision.
« Autrefois, la télévision était visionnée en famille. Maintenant, c'est devenu une activité individuelle. Les jeunes ne consomment plus les mêmes émissions que leurs parents. On estime que 30 % de l'écoute de la télévision va à des réseaux spécialisés et diffusés par le câble, au détriment de la télévision généraliste. Les grandes chaînes le savent et elles limitent l'offre d'émissions qui rassemblent les gens. L'arrivée de la technologie numérique va accentuer le phénomène, également à la radio. On assiste à une hausse de l'écoute fragmentée. Le consommateur se reconnaît dans des groupes d'intérêt qui partagent ses valeurs, plus qu'avec des concitoyens. Ce phénomène de fragmentation à l'infini va s'accentuer avec Internet. À la limite, la multiplication des choix individuels va provoquer la démolition du modèle de la télévision et de la radio de masse. C'est évident que la culture nationale va en être affectée.
Culture québécoise : fracture culturelle ou renaissance ?
Les francophones
vont suivre cette tendance de fragmentation de l'auditoire. La
production nationale aura du mal à survivre. C'est déjà
le cas en Belgique. Ce sont les lois du marché économique
qui dominent. C'est une réalité dans laquelle il
sera difficile de préserver notre culture québécoise.
L'exception culturelle et un certain
protectionnisme ne résisteront pas à cette internationalisation
de la culture. Ils ne répondront pas aux choix à
la carte de chaque individu. Les gens ne rechercheront pas nécessairement
la diversité culturelle mais le changement constant, la
nouveauté. Au chapitre de la créativité,
le Québec se débrouille bien mais pour combien de
temps ! La loi du nombre va toujours nous rattraper,
c'est la loi de la nature qui joue là-dedans »,
estime de son côté Jean-Paul Lafrance, du
Département des communications de l'UQAM.
La vie culturelle des régions
Peut-on parler de renaissance de la culture québécoise dans un tel contexte d'anglicisation des produits culturels montréalais et du peu d'offres en région ? Le phénomène d'uniformisation imposé à la télévision québécoise et progressivement à la radio et aux journaux, dont les têtes d'antenne sont à Montréal et les décisions économiques à Toronto, risque-t-il d'ajouter à ce clivage ?
C'est en région que l'on retrouve la plus forte consommation d'équipements audiovisuels, d'heures de télévision et de location de cassettes vidéo.C'est aussi en région que la fréquentation des spectacles est la plus imposante.
Chacune des régions du Québec a développé une multitude de festivals et de foires pour conserver son dynamisme et attirer le tourisme. Contrairement aux festivals de Montréal ou de Québec, ces festivals régionaux mobilisent toutes les élites locales, tant municipales, scolaires, touristiques que commerciales. Selon le MCC, une personne sur deux a assisté à un spectacle présenté dans le cadre d'un festival en 1999.
« Les Québécois des régions possèdent une capacité étonnante pour organiser une vie culturelle spécifique qui ne réponde pas aux mêmes critères que ceux de la grosse industrie qui cherche la rentabilité avant toute chose, estime Fernand Harvey. Rien ne prédisposait Victoriaville à devenir un lieu international de la musique contemporaine. Il en est de même avec le Festival de la poésie de Trois-Rivières. On peut multiplier les exemples. Cette capacité d'organiser des manifestations culturelles tient du fait que le Québec hors Montréal n'est pas un désert culturel.
À la fin des années 70, il y a eu une génération de jeunes qui voulaient vivre de leurs productions culturelles en région. C'est ainsi qu'on a vu surgir de jeunes cinéastes et vidéastes enthousiastes, que des réseaux de spectacles se sont organisés. Mais il est clair que les impératifs culturels sont de plus en plus subordonnés aux impératifs économiques. Ce sont les babyboomers qui tiennent à bout de bras ces activités culturelles régionales. Est-ce qu'il y aura une relève pour maintenir la culture québécoise ? Je suis inquiet pour les régions périphériques de Montréal et de Québec, mais je suis confiant que la Gaspésie, la Côte-Nord, l'Abitibi et la Saguenay s'en sortiront bien. Les gens de ces régions et le gouvernement comprennent que la culture possède un effet d'entraînement sur le développement régional. Tout se tient. Plus une région est culturellement dynamique, plus elle attire des professionnels et des commerçants, moins ses jeunes la quittent.
La culture, ce n'est pas qu'une marchandise que l'on vend. C'est une façon de donner un sens au monde. C'est ce qui fait notre originalité. La production culturelle de masse, ce n'est pas de la création. C'est de l'adaptation aux marchés. C'est voué à disparaître tôt ou tard », conclut-il.
Des pratiques culturelles marginales
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À côté de la culture dominante de masse, souvent qualifiée de mainstream, se dessine tout un réseau de pratiques culturelles parallèles, émergentes, de recherche ou carrément hors norme. Celles des créateurs de l'ombre ou bien encore, comme certains le croient, du commun des mortels.
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D'un festival à l'autre Du vélo qui prend possession des boulevards de Montréal aux nuits blanches passées à fureter entre les oeuvres fantastiques de peintres contemporains... - de la kermesse de quartier aux midis-concerts des parcs du centre-ville, · de la fête nationale qui éveille l'espoir de la relève musicale aux grands spectacles en plein air où le jet set culturel se mêle aux Québécois avides de nouveautés, · les festivals, petits, moyens, grands, ont leur lot d'adeptes inconditionnels. Montréal et Québec sont des villes amoureuses des arts. Les Québécois aussi. Vous trouverez les plus courus de tous les festivals à
venir pendant l'année : |
Action, réaction
Atelier
de gravure : Marie-Hélène Gouin, étudiante
et la professeure Josette Trépanier.
« Il se trouve toujours des gens pour être en désaccord avec les courants dominants, explique Fernand Harvey. Ce phénomène est loin d'être nouveau. La contre-culture des années 70 en est une belle illustration. De ces marges, naissent la nouveauté, la création originale. Le but de la manoeuvre, c'est de sortir des sentiers battus par la culture de masse nivelante. Souvent, ces pratiques apparaissent dans les sous-sols et souvent, aussi, elles font scandale jusqu'à ce que leurs modèles s'intègrent petit à petit à la culture dominante. Peu de critiques, par exemple, ont applaudi les artistes du Refus Global à l'époque. Aujourd'hui, ce mouvement est perçu comme un tournant majeur de la vie culturelle québécoise et a acquis le statut de mythe. En règle générale, dès qu'un phénomène est identifié, on s'empresse de le récupérer dans le système.
Comme quoi culture populaire et pratiques singulières se choquent et s'entrechoquent, s'opposent et s'interpénètrent, s'influencent et se nourrissent réciproquement. De nombreux facteurs sous-tendent et favorisent la diversité culturelle, dit-il : une population plus instruite, la multiplication des acteurs culturels due notamment à l'enseignement des métiers de la culture, le soutien de l'État (c'est particulièrement vrai au Québec) et une situation économique favorable. »
« L'un
et l'autre phénomènes - la marge et la masse -
forgent la culture québécoise, commente Jean-François
Boutin, professeur en didactique du français au Campus
de Lévis de l'UQAR. Il faut que les courants transitent,
que s'établissent des échanges entre eux. L'espace
de liberté, d'expérimentation occupé par
les marginaux n'est pas réservé qu'à ceux
qui ont décroché, aux bizarres, aux étranges.
La question se pose davantage en termes quantitatifs. Ces créateurs
sont moins nombreux, ces pratiques sont le propre de groupes très
précis. »
Création tous azimuts
Où, quand et comment les pratiques culturelles différentes se manifestent-elles dans notre culture ? « Dans une foule de disciplines, précise-t-il. La scène de la danse, par exemple, est chez nous très novatrice et effervescente. Par ailleurs, plusieurs de nos réalisateurs se réclament du cinéma d'auteur. L'exemple de Pierre Falardeau est des plus éloquents. La musique électroacoustique a son festival à Victoriaville, une manifestation qui, dans son créneau, parmi ses adeptes, a atteint une renommée internationale.
De façon encore plus marquée, la situation de la poésie est unique et typique au Québec. Toutes proportions gardées, il se publie plus d'ouvrages de poésie chez nous qu'en France, témoin le très réputé Festival de Trois-Rivières. Ceux qui gravitent dans cet univers contribuent de façon très riche à la recréation de nos paramètres culturels.
La parution récente d'une nouvelle collection consacrée à la poésie pour adolescents chez les éditions de La courte échelle semble faire écho à cet engouement singulier. Autre cas patent où genre hermétique et faveur populaire se fondent et se confondent. De la même manière, la littérature jeunesse atteint chez nous des sommets depuis les années 90, puisqu'elle compte pour plus du tiers de la production littéraire d'ici.
« La "marginalité" s'inscrit aussi dans nos modes de vie, relève Jean-François Boutin. Dans les années 80, les activités de plein air étaient tout sauf populaires. C'était l'affaire d'un groupe à part, d'une poignée d'initiés qui partageaient des idéaux concernant l'écologie, la santé, l'équilibre humain. Le grand public a peu à peu adhéré à ces valeurs et cette activité a lentement migré vers la culture de masse. Dans nos cuisines, les sushis apparaissent désormais au menu des soupers de Noël familiaux. Tout comme le porto dégusté comme digestif, ils participent d'un code social, d'une certaine représentation de l'existence.
Quand le critère de distinction s'effrite, intervient le sentiment de mouvance et on évolue vers d'autres pratiques, moins usitées, plus nouvelles. Une certaine part de jalousie entre donc en ligne de compte. On ne veut tout simplement pas que tout le monde gravite autour de notre petit univers. Un amateur qui s'intéresse aux vins rouges italiens trouvera l'objet de sa passion beaucoup moins attirant s'il fait soudain l'objet d'un effet de mode. Le jardinage, si répandu au Québec aujourd'hui, sera-t-il toujours aussi prisé dans dix ans ? La culture est en perpétuelle évolution, ce qui bouscule les tendances à l'inertie. Dès l'instant où elle stagne, la société commence à mourir. Elle cesse de se repenser et de se recréer. La mouvance des pratiques culturelles est salutaire. »
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Akiko Sasaki, étudiante au baccalauréat en La
consommation culturelle québécoiseLa télévision généraliste a servi de tremplin aux nouvelles valeurs véhiculées par l'industrie de la culture populaire et elle en subit le contrecoup. Toutefois, cette industrie n'a pas affecté outre mesure les habitudes de lecture, de fréquentation des bibliothèques publiques, des expositions, des salons thématiques et des musées qui demeurent populaires. En 1999, les Québécois de toute catégorie sont allés au moins dix fois dans une librairie et vingt fois dans une bibliothèque municipale. Quelque 40 % de la population a visité un musée. Les trois-quarts sont allés au cinéma. L'opéra et le théâtre, présentés à horaire fixe et suivis par les 25-44 ans, sont en décroissance depuis 1994, au profit de sorties en famille et d'activités de plein air, comme le jardinage, qui facilitent l'intégration des enfants. La lecture des journaux, magazines et livres diminue également depuis 1994, mais demeure forte chez les professionnels et les personnes fortement scolarisées. Entre 1989 et 1999, la lecture unilingue a régressé de 5 % autant chez les francophones que chez les anglophones qui se sont ouverts à d'autres langues. Le recul de la prédominance du français dans la consommation culturelle est particulièrement remarqué dans la grande région de Montréal et il s'étend aussi au cinéma et à la langue de navigation dans Internet. En contrepartie, en région, l'absence d'équipements majeurs, de troupes professionnelles et de grandes institutions constitue un frein à l'expression et à la consommation de produits culturels. |
Culture sur mesure
Dans un autre registre, les consommateurs semblent trouver des façons alternatives presque personnelles de s'approprier la culture. Paul Bleton décrit avec éloquence le concept de customisation. « Les premières théories sur la culture de masse posaient les consommateurs comme des récepteurs passifs, une sorte de grand réceptacle. On voyait, par exemple, la télé comme un immense outil de propagande aux mains d'une minorité dirigeante, comme cela avait été le cas pour le régime nazi. Or, le "réceptacle" sait parfaitement adapter à ses besoins ce que la culture industrielle lui propose. Un exemple ? On acquiert un objet standard, une voiture par exemple, puis on demande à un professionnel spécialisé de la transformer pour qu'elle nous ressemble. Il peut s'agir d'installer une nouvelle carrosserie sur un châssis existant. Ainsi, le consommateur devient en quelque sorte le maître des produits culturels qu'on lui propose ».
Dans le même souffle, Paul Bleton poursuit : « D'autres marginalités sont elles aussi nées d'une opposition à la culture de grande diffusion. La culture underground, par exemple, survit entre autres grâce à la bande dessinée. À Montréal, des petits fascicules de BD véhiculent en effet une thématique d'excès (sexualité, scatologie) par le biais de dessins mal foutus. Ces créations s'inspirent encore et toujours de la contre-culture issue des années 70 ou encore du punk. Cette pratique culturelle très vivante s'est institutionnalisée et se perpétue depuis trente ans sans aucun espoir d'alimenter le mainstream... En fin de compte, la dialectique du commercial et du marginal se reproduit dans tous les sous-champs de la culture. D'où une grande complexité, un tissage très serré. »
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Le western, musique de survivance Le western offre une illustration vibrante du phénomène d'appropriation et d'adaptation d'une pratique culturelle. C'est du moins ce que pense Paul Bleton. « C'est l'épopée des Américains, le récit glorieux de leur passé. C'est aussi la représentation de la conquête de l'Ouest. En Italie, les westerns spaghetti, dépourvus d'Indiens, ont transposé ces notions en les modelant à la réalité culturelle nationale, en se les appropriant pour refléter les tensions entre le Nord (Milan) et le Sud (la Sicile) plutôt que l'Est et l'Ouest. Ce nouveau code a contribué à marginaliser le phénomène. Plus près de nous, le bar Cock'n Bull proposait une scène singulière à la culture country des années 70. En jupes à corolles et chapeaux de cowboys, des Madelinots émigrés à Montréal y recomposaient la culture de leurs îles à même des chansons racontant des histoires de truckers ou de fermiers... Aujourd'hui, on trouve dans les marchés aux puces des cassettes maison de country, chanté en français. Une musique d'inspiration américaine qui échappe complètement à l'industrie du disque. » |
De l'adepte au virtuose
« Le
songe d'une nuit d'été » présenté
par la troupe universitaire de théâtre Carpe Diem.
La passion, encore elle, pour une pratique culturelle donnée prend parfois des chemins peu fréquentés. On voit ainsi apparaître des praticiens virtuoses qui repoussent à leur façon les limites de leur art. « La fascination pour la virtuosité, la vitesse d'exécution, a été le moteur principal de l'évolution esthétique du heavy metal, raconte Paul Bleton. Et cela, grâce à une nouvelle instrumentation très particulière : une double pédale qui permettait des roulements de tambour sur la grosse caisse. Cette pratique a par la suite engendré des sous-genres comme le heavy metal à thématique fantastique (vampires et compagnie) et le glam metal (habits clinquants et rock de cirque). Derrière tout cela se profilait un message essentiel : un plaidoyer en faveur des adolescents, le constat de leur existence en tant que consommateurs mais de leur absence de voix politique, d'un manque d'outils pour exercer le pouvoir. Ce rock fantastique leur servait d'exutoire, leur permettait de s'identifier à un sorcier, à un roi.
Au Québec, le violoncelliste Claude Lamothe s'est distingué lui aussi en devenant virtuose, ajoute Jean-François Boutin. Il s'est réapproprié son instrument en l'électrifiant et en a ainsi joué dans un contexte complètement nouveau. »
Brassage et métissage
On le voit bien, la culture n'a rien d'unidimensionnel, de monolithique. Hélène Paul, professeure au Département de musique de l'UQAM, refuse pour sa part de classifier les courants musicaux en fonction de phénomènes majeurs, ou dominants, et d'autres, mineurs. « Être en marge signifie se situer en dehors d'un cadre. Or, selon moi, il y a beaucoup plus de musiques qui se situent en dehors des cadres qu'à l'intérieur. La musique forme une grande mosaïque culturelle où tout le monde trouve sa place. Certains, bien sûr, plus que d'autres. Mais cela s'imbrique pour donner un tout, très coloré, diversifié.
Le Québec s'est ouvert sur le monde et, dans la foulée, il s'est approprié toutes les musiques, les plus traditionnelles comme les plus avant-gardistes. Chaque ethnie nous apporte ses sons, ses rythmes, issus de la tradition populaire ou du folklore. On découvre, par exemple, le langage musical des Inus, langage né en sol québécois... Le jazz n'est pas que commercial. Le Festival International de Jazz de Montréal nous donne à entendre des groupes de free jazz qui poursuivent une recherche très poussée. Le succès de la chaîne FM de Jean-Pierre Coallier démontre un goût marqué pour la musique traditionnelle classique. Mais chez nous aussi, s'épanouit une musique classique savante, celle des Jacques Hétu, Gilles Tremblay, Walter Boudreau, Serge Garant, Michel Gonneville, et un fort courant de musique électroacoustique.
Phénomène
international, le country gagne un public de plus en plus
large, aussi bien au Québec ou au Canada qu'en Europe.
Il s'inscrit dans un retour à la nostalgie, à la
simplicité, aux chansons qui parlent d'amour, de vie et
de mort. La Bottine souriante réinterprète
notre folklore alors que les chansonniers, après un long
bémol, réapparaissent sur Internet. À côté
de cela, Jorane invente, expérimente, en mêlant
l'écriture classique traditionnelle à la technologie
moderne et à des sonorités populaires. À
l'autre bout du spectre, il y a le hip hop, plus présent,
plus commercial. On le voit, les courants ne sont pas étanches.
Il n'existe plus de territoire clos. Les influences sont plurielles,
les symbioses se multiplient. On observe un important mélange
de genres : le métissage est très présent.
Sur le plan musical, le Québec est devenu un microcosme
du monde. »
« Le métissage est très caractéristique de la culture du début du nouveau siècle. Au Québec, en particulier », déclare Fernand Harvey. Et Jean-François Boutin ajoute : « la culture devient un immense réservoir, un patchwork auquel chacun contribue. »
Arts et technologies : le Québec à l'avant-scène
Louise
Poissant
Dans cet esprit de métissage et aussi d'émergence, il existe un domaine où le Québec innove et s'illustre de façon remarquable : les arts médiatiques. Louise Poissant, directrice du GRAM (Groupe de recherche en arts médiatiques) et du doctorat en études et pratiques des arts à l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM, explique. « Comme le notait Lucien Sfez, ce n'est pas par hasard que les théories de la communication sont nées en Amérique, dans cette culture sans passé, absorbée par le présent. Au Québec, notre culture artistique n'est pas non plus très ancienne. Et puis notre situation géoculturelle, privilégiée, au carrefour des traditions européennes et de la dominance américaine, constitue sûrement un atout. McLuhan nous a servi de phare.
Il y a dix ans à peine, poursuit-t-elle, les arts médiatiques étaient marginaux. De nos jours, ils s'intègrent à des formes d'art plus classiques, en deviennent les partenaires. Par l'entremise de l'ordinateur, ils permettent en outre la migration d'une forme d'art à une autre. La nature même du "médium" est propice au métissage. Des artistes qui font constamment évoluer les technologies, comme Char Davies, pionnière incontestée avec Osmose, sa célèbre installation de réalité virtuelle, et Robert Lepage, dans un créneau plus classique. Le seul réseau de l'UQ foisonne de créateurs d'envergure. Michel Fleury, professeur au Département de design de l'UQAM, a mis au point l'un des logiciels de personnages virtuels les plus avancés au monde. Martine Époque (danse, UQAM) a signé un logiciel de chorégraphie virtuelle destiné à monter des préchorégraphies tout autant que des spectacles mixtes mettant en scène des personnages virtuels et réels. Jean Gervais (théâtre, UQAM) est l'auteur d'un logiciel innovant de scénographie et d'éclairage. Jean Dubois développe de nouvelles interfaces, différentes de la souris, qui vont permettre au spectateur d'interagir avec une oeuvre. George Dyens (École des arts visuels et médiatiques, UQAM) poursuit des recherches avancées sur l'holographie et la représentation d'images en 3D... Les exemples sont légion. » Et il ne faudrait pas oublier Louise Poissant elle-même, créatrice de l'imposant Dictionnaire des arts médiatiques**, à consulter sur le Web.
On fait tous du show business
À la lumière de toutes ces considérations, que penser de notre culture, avec un petit ou un grand c, des multiples visages qu'elle prend dans le contexte québécois, du rôle de chacun comme intervenant ou créateur culturel ? « Notre culture est devenue notre pays à défaut d'en avoir un vrai, lance Robert Blondin. Au Québec, notre problème identitaire politique est ce qui nous distingue des autres cultures. Certains soutiennent que la laine fait partie de la culture québécoise. Ils oublient que chez nous, il fait froid. C'est trop facile d'apposer l'étiquette "culturel" sur le moindre de nos comportements. Ne tombons pas dans l'ethnographie identitaire. Céline Dion n'incarne pas notre culture mais bien notre identité. De nos jours, on ne va plus à l'église. On a perdu nos icônes, nos statues, nos idoles. Heureusement qu'on a Céline. Cette attitude se transmet désormais à chacun de nous. On est tous des stars. Chacun rêve de diffuser son art. En fait, chacun rêve de se diffuser lui-même. La quête identitaire passe désormais par la recherche du statut de célébrité avant celle du sens. Nous sommes devenus les dieux, les madones de nous-mêmes. À preuve, les gens ordinaires qui font tout pour passer à L'Écuyer et les deux mille candidatures aux auditions de la prochaine comédie musicale Roméo et Juliette. »
Paul Bleton conclut. « On a le sentiment que les industries culturelles sont devenues un ciment social. La télé québécoise, par exemple, a constitué le tissu culturel des années 50, 60 et 70. Mais il y a d'autres moments où la culture se fragmente, où chacun devient consommateur et essaie de se distinguer des autres par le biais, entre autres, de ses objets culturels. Actuellement, on remarque une grande tendance en faveur de la cuisine et de l'hédonisme. En dehors de la sexualité, le corps devient en effet le lieu d'un hédonisme plus flou. La culture autour du corps peut devenir rassembleuse. Mais elle rassemble moins de monde. Les mordus des vidéoclips de Musique Plus, par exemple, ne s'intéressent pas aux recettes de Daniel Pinard. Ce sont là deux planètes différentes. Voilà ce que propose la culture : différentes planètes. On transmet l'illusion que les pratiques culturelles font des gens ce qu'ils sont. À côté du discours unificateur, rassembleur - celui de George Bush après les événements du 11 septembre, par exemple -, on trouve des tas de pratiques hédonistes individuelles, présentées comme des modèles. Paradoxalement, la culture rassemble en même temps qu'elle fragmente. »
* Centralité de la recherche culturelle,
Fernand Harvey, Présentation à la Société
royale du Canada à l'Université Laval, le 30 mars
2001.
** Dictionnaire des arts médiatiques, Louise Poissant :
www.comm.uqam.ca/~GRAM/Accueil.html
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Nouvelle ruralité et petites cultures
Tous ces intervenants créent un nouveau brassage et façonnent la culture rurale. On voit naître des concerts en pleine nature, des petits théâtres, des maisons des arts comme Le P'tit Bonheur à Saint-Camille, des circuits touristiques initiés par des artistes pour ouvrir les portes de leurs ateliers et faire découvrir les rangs (Tour des arts, Tournée des 20 dans les Cantons de l'Est), des répertoires de tourisme culturel qui proposent des circuits à travers les villes et les villages d'art et de patrimoine... Le bois, la nature, la campagne servent de source d'inspiration et teintent de façon particulière des pratiques et des créations culturelles originales. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les artistes ruraux sont loin d'être isolés. Ils participent à des événements tenus à Montréal et ailleurs dans le monde. Ce phénomène nouveau a encore été très peu étudié. » |
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QUIZ : Quelle sorte de consommateur culturel êtes-vous ? 1 Je vais au cinéma
au moins 1 x / mois |
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VOUS ÊTES : 1 BOBO 2 ARTISTE 3 BOURGEOIS 4 CONSOMMATEUR |
Si vous avez répondu : 2 oui aux Q. # 1-2-6-10 oui à la Q. # 3 / et 1 non aux Q. # 4 et 9 4 oui aux Q. # 1-2-3-5-7-8 / et 2 non aux Q. # 6-9-10 3 non aux Q. # 2-3-5-7-8 / et 1 oui aux Q. # 4 et 9 |
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1 BOBO : (Boomer Bohémien) : Vous fréquentez le Plateau à Montréal, le cinéma Le Clap à Québec, vénérez Jean-Luc Godard, la musique raï et toute poésie éditée par les Herbes rouges. 2 ARTISTE : Vous avez vendu votre télé, transformé le sous-sol en atelier de sculpture et organisez des ateliers d'écriture avec votre blonde qui est dans une chorale (pendant que les enfants se gavent de TV chez les voisins). 3 BOURGEOIS : Abonné aux Grands Ballets canadiens, les dimanches à écumer les galeries d'art, vous déplorez la qualité du français et croyez que les YO sont des dessins japonais. 4 CONSOMMATEUR : Vous « trippez » Céline Dion et Linda Lemay, courez les festivals et les théâtres d'été, tenez Guy Mongrain pour un monsieur cultivé, préférez le golf aux musées et considérez la musique classique nocive à la sexualité. |
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| Festival
International de Jazz de Montréal 822, rue Sherbrooke Est, Montréal H2L 1K4 T : (514) 871-1881 ou 1-888-515-0515 F : (514) 525-8033 www.montrealjazzfest.com/ |
27 juin au 7 juillet |
| Festival Juste pour rire 2101, boulevard Saint-Laurent, Montréal H2X 2T5 T : (514) 845-3155 ou (514) 790-HAHA (4242) F : (514) 845-4140 tourism@hahaha.com www.hahaha.com |
11 au 21 juillet |
| Les
FrancoFolies de Montréal 822, rue Sherbrooke Est, Montréal H2L 1K4 T : (514) 876-8989 (frais d'appel acceptés) F : (514) 525-8033 |
25 juillet au 3 août |
| FestiBlues
International de Montréal 10780, Laverdure, bureau 105, Montréal H3L 2L9 T : (514) 337-8425 F : (514) 337-7811 info@festiblues.com www.festiblues.com |
11 au 18 août |
| Québec | |
| Festival
DécouvrArts 4473, rue Saint-Felix, Cap-Rouge G1Y 3A6 T : (418) 650-7723 T : (418) 653-4029 F : (418) 651-9528 sylvie.boutet@ville.cap-rouge.qc.ca www.ville.caprouge.qc.ca |
8 et 9 juin |
| Festival
d'été de Québec 580, Grande-Allée Est, bureau 150, Québec G1R 2K2 T : (418) 523-4540 1 888 992-5200 F : (418) 523-0194 infofestival@infofestival.com www.infofestival.com |
4 au 14 juillet |
| Festival
International de musiques militaires de Québec 51, rue des Jardins, bureau 300, Québec G1R 4L6 T : (418) 694-5757 F : (418) 694-5758 fimmq@qc.aira.com www.fimmmq.com |
Août 2002 |
| Les
Fêtes de la Nouvelle-France 5, rue du Cul-de-Sac, C.P. 128, succursale B, Québec G1K 7A1 T : (418) 694-3311 F : (418) 694-3319 fetes@nouvellefrance.qc.ca www.nouvellefrance.qc.ca |
7 au 11 août |
| Festival de musique sacrée
de Québec 585, rue Saint-François Est, Québec G1K 2Z6 T : (418) 525-9777 F : (418) 525-1177 festival@saint-roch.qc.ca www.saint-roch.qc.ca |
Octobre 2002 |
| Festivals régionaux | |
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Festival international de la musique actuelle
de Victoriaville (FIMAV) Le FIMAV est un événement de musique d'avant-garde (contemporaine, électro-acoustique, improvisation, jazz, rock, théâtre musical...), où 25 concerts sont présentés durant 5 jours, dans le cadre de 6 séries, et auxquels participent près de 120 musiciens d'une dizaine de pays.
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16 au 20 mai |
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Festival de la chanson de Tadoussac Le plus petit des grands événements culturels. Une soixantaine de représentations offertes par des artistes francophones dans les salles de spectacles et les bars de Tadoussac. Un environnement grandiose pour une fête intime.
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13 au 16 juin |
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Festival international du Domaine Forget Le Festival International du Domaine Forget regroupe une trentaine de concerts de musique classique, de jazz, spectacles de danse et musique nouvelle ainsi qu'une douzaine de brunches-musique. Depuis 1996, une nouvelle salle de concert reconnue pour son acoustique exceptionnelle permet au Domaine Forget de présenter une programmation des plus diversifiée. Visitez notre site Internet pour le détail de notre programmation.
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22 juin au 25 août |
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La Semaine Mondiale de la Marionnette La Semaine Mondiale de la Marionnette est l'unique biennale spécialisée en théâtre de marionnettes au pays. 9 pays sont représentés dans la sélection officielle. Spectacles en salle, animation extérieure, exposition, forums de discussion, voilà ce qui attend les publics familial et adulte.
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28 juin au 7 juillet |
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L'International de l'art vocal de Trois-Rivières Chants lyrique, choral, classique, populaire et humour sont au rendez-vous pour célébrer l'art vocal. Journées familiales, kiosques d'artisan et méga-production conçue pour l'événement attirent les foules dans le centre-ville de Trois-Rivières à la fin juin.
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28 juin au 7 juillet |
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Circuit des arts Memphrémagog Découvrez des site enchanteurs tout en visitant les artistes et artisans dans leurs ateliers. Il ne faut surtout pas oublier de faire un arrêt à l'exposition collective au centre culturel azur, où chaque artiste et artisan vous présente son coup d'coeur. On vous y attend !
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20 au 28 juillet |
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Festival en août Le Festival en août a comme objectif de permettre aux talents du Nord-du-Québec de se faire valoir sur un scène extérieure, au centre-ville de Chibougamau. À la programmation : spectacles de musique, de danse, d'humour, présentation d'une journée familiale, expositions d'artisanat et d'artistes-peintres, etc.
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1 au 4 août |
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Musiqu'en août La Petite-Nation dans l'Outaouais, une vallée bucolique où musiciens renommés et grands noms de la relève internationale, nationale et régionale se donnent rendez-vous dans les églises, les bars et sous les chapiteaux pour vivre la musique sous tous ses styles : du jazz au classique, du rock au country, du blues au folklore, sans oublier l'atelier d'écriture de chansons... et les jeunes.
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6 au 11 août |
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Maximum Blues Festival de la musique blues à caractère international, d'une durée de 5 jours. Plus de 10 spectacles majeurs sous un chapiteau situé sur la plage municipale. Présentation de spectacles dans tous les bars de la région et activités familiales. Il y a également une scène extérieure où se déroule des spectacles toute la journée. Programmation pour les enfants.
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7 au 11 août |
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Festival des Traditions du Monde de Fleurimont Venez découvrir la richesse des gens d'ailleurs et d'ici et rencontrer les personnes qui font de notre monde un grand village. Cinq jours de festivités pour célébrer les traditions multiculturelles à travers la musique, la gastronomie, la danse, etc. Des activités gratuites pour toute la famille.
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14 au 18 août |
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Festi Jazz international de Rimouski Plus de 100 musiciens, 50 spectacles dans les salles, les bars, à la Place Nouvelle-Orléans et à l'Hôtel Rimouski. Du jazz au dixie, du blues au gospel, 5 jours et 5 nuits de musique sur les rives du Saint-Laurent.
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28 août au 1 septembre |
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Festival International de la Poésie C'est 400 activités reliées à la poésie se déroulant sur 10 jours dans plus de 80 lieux d'événements différents. Se retrouveront face-à-face, plus de 150 poètes, provenant d'au moins 30 pays situés sur 4 continents, et 35 000 personnes pour les écouter en présence de médias nationaux.
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4 au 13 octobre |
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Festival du cinéma international
en Abitibi-Témiscamingue
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26 au 31 octobre |