RÉSEAU PRINTEMPS 2003 / Magazine de l'Université du Québec
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Du Réseau

Par Mireille Frégeau

UQAR

BateauBrrr ! Chaude la mission au nord des Territoires du Nord-Ouest !Équipe

Voici l'équipe de l'UQAR qui s'est rendue dans le Grand Nord à l'automne 2002 : Gitane Caron, étudiante à la maîtrise en océanographie, Christian Nozais, agent de recherche, Mélanie Simard, étudiante à la maîtrise, Karine Lacoste, agente de recherche, et Gilles Desmeules, technicien responsable de l'instrumentation océanographique.

Un groupe de cinq personnes, issues des équipes de recherche de Serge Demers et de Michel Gosselin, de l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER), a participé l'automne dernier à une mission de cinq semaines au plateau Mackenzie dans la mer de Beaufort, tout près du pôle Nord magnétique. L'objectif ? Rapporter des échantillons de sédiments, d'eau et d'air, et établir des repères dans la zone de travail désignée pour une vaste recherche internationale. Cette mission aidera à mieux comprendre le phénomène du réchauffement de la planète et les effets du changement de températures dans les régions nordiques. Ainsi, ce projet intitulé CASES (Canadian Artic Shelf Exchange Study) fera des comparaisons annuelles sur l'écosystème, la présence des glaces et le processus atmosphérique en place. Par leur fragilité face aux écarts de température et à l'amincissement de la couche d'ozone, les côtes arctiques peuvent en révéler beaucoup sur les changements climatiques annoncés à l'échelle globale. De plus, ces glaces côtières sont des espaces privilégiés pour la nutrition, la reproduction, la ponte et l'hivernage de nombreux oiseaux et mammifères marins. Est-il besoin d'ajouter que les peuples inuits de ces régions sont aussi fortement préoccupés par les changements en cours dans leur habitat ? Voilà une belle occasion de faire avancer la recherche en milieu nordique et d'échanger avec les « pros » de partout dans le monde. Bref, une façon d'avancer sur un terrain plutôt... glissant.

 


Mondialisation et consolidation de l'identité francophone

UQAM

L'Université du Québec à Montréal (UQAM) a accueilli le rapport du Groupe de travail sur l'intégration des étudiants non-francophones à l'UQAM et sur la langue d'enseignement. Le rapport propose des actions visant à faciliter l'insertion des étudiants non-francophones dans une université francophone comme l'UQAM, et à encourager l'exposition des étudiants francophones à d'autres langues. Cela sans négliger la qualité du français. Cette étude a conduit le groupe à faire trois recommandations : 1) Renforcer la qualité du français pour tous les étudiants ; 2) Accueillir plus activement les étudiants étrangers et non-francophones ; 3) Exposer les étudiants francophones à une deuxième et troisième langue dans un cadre défini. Avec le temps, Montréal est devenue une ville universitaire internationale où étudient plus de 200 000 personnes, ce qui représente 10 % de sa population. Cette réalité peu connue constitue un acquis majeur pour Montréal et l'UQAM. Ainsi, la réalisation de ces recommandations permettra de soutenir les chercheurs dans leurs projets de coopération internationale, de les aider à diffuser leurs travaux en français et en d'autres langues, et les incitera à participer à divers forums mondiaux.


Petits meurtres en série entre amies

UQAM

Mara BrendgenMara Brendgen

« Sais-tu que Myriam a couché avec presque tous les gars de l'école ? » « Si tu veux rester mon amie, oublie Fanny, c'est une menteuse et une voleuse ! » « Franchement, as-tu vu comment Maude est habillée. Qui voudrait d'une copine pareille ? » Eh oui ! quotidiennement, des filles dénigrent, méprisent et ridiculisent... d'autres filles. Banals ces assassinats verbaux ? Absolument pas, rétorque Mara Brendgen, professeure au Département de psychologie de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Cette jeune chercheure d'origine allemande, blonde et menue, se passionne pour des sujets costauds : l'agressivité chez les filles ; les facteurs antérieurs qui les amènent à recourir à la violence psychologique ; leurs effets sur les victimes. « Les filles sont aussi agressives que les garçons, mais leurs stratégies sont différentes. Elles ont recours à la violence psychologique plus hâtivement et plus fréquemment que leurs confrères. Ce type de violence naît de l'agressivité physique, fort présente chez les deux sexes durant la petite enfance. Puis, la socialisation décourage très tôt les manifestations d'agressivité physique chez les filles », souligne la chercheure. Selon elle, jusqu'à l'âge de quatre ans, il n'y a guère de différence entre les sexes : on mord, on pousse et on frappe d'un côté comme de l'autre. Puis, les différences s'accentuent pour atteindre leur sommet à l'adolescence ; les garçons usant surtout de leurs poings, les filles, du potin. « Quels enfants sont agressifs ? Pourquoi ? Quels facteurs déterminent le passage d'une stratégie à une autre ? Les conséquences de la violence physique et psychologique sur une personne sont-elles différentes ? » Bref, autant de questions que Mara Brendgen entend investiguer à l'intérieur de ses travaux de recherche, pour lesquels elle dispose de plus de 250 000 $ de fonds.


La Chaire industrielle en foresterie touche du bois !

UQAT

Jules ArsenaultJules Arsenault

C'est 9,5 millions de dollars versés sur cinq ans que le gouvernement du Québec investit pour renforcer la première position de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) dans le secteur de la foresterie. La consolidation de la Chaire industrielle CRSNG-UQAT-UQAM en aménagement forestier durable (Chaire AFD) est un outil de développement régional important. « L'investissement consenti à la Chaire AFD par le gouvernement québécois représente aussi l'aboutissement de plus de 15 années d'engagement dans le secteur forestier par l'UQAT et sa fondation », raconte Jules Arsenault, recteur de l'UQAT.


Les industriels français achètent

UQTR

Équipe LaRePEJulie Croteau, professionnelle au LaRePE, Josée St-Pierre, directrice du LaRePE, Robert Beaudoin, directeur de l'INRPME, Stéphanie Parot, chargée de mission PPRA, Gilbert Liégeois, délégué général PPRA, et Cléo Marchand, professeur-collaborateur au LaRePE.

L'Institut de recherche sur les PME (INRPME) de l'Université du Québec à Trois-Rivières vient de réaliser un grand coup ! Le 15 janvier 2003, l'équipe du Laboratoire de recherche sur la performance des entreprises (LaRePE) a signé un contrat qui lui permet pour la première fois d'exporter en sol français son outil de diagnostic : le PDG Manufacturier. Ainsi, au cours des trois prochaines années, pas moins de 500 entreprises manufacturières françaises profiteront de l'expertise développée par les chercheurs de l'INRPME. Robert Beaudoin, son directeur, et sa collègue Josée St-Pierre, directrice du LaRePE, sont heureux de la signature de ce premier contrat d'exportation en Europe. En clair, le PDG Manufacturier vise à mettre en lumière tout ce qui n'est pas visible dans les états financiers. « Le résultat permet, entre autres, aux industriels d'avoir un outil supplémentaire pour leurs négociations avec les banquiers ainsi qu'une base de réflexion sur les finances de leur entreprise », explique Josée St-Pierre. Le client doit d'abord remplir un questionnaire portant sur les différents centres nerveux de son entreprise, à l'issue de quoi, il transmet ses résultats à l'équipe de l'INRPME qui, elle, traite cette information et lui soumet son diagnostic. Finalement, deux recommandations sont proposées dans le but d'améliorer à court terme la productivité de l'entreprise. Le système informatique développé par l'équipe du LaRePE permet aux chercheurs de l'UQTR de produire un rapport diagnostique en seulement trois minutes. Qui dit mieux ?


Un vent d'euphorie souffle du côté de Rimouski

UQAR

L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) a le vent dans les voiles. Grâce au soutien d'Hydro-Québec, l'UQAR est l'une des rares universités à offrir à ses étudiants l'accès à de grandes éoliennes modernes. Après avoir mis en place un volet de formation et de recherche sur l'énergie éolienne, à l'intérieur de la maîtrise et du doctorat en sciences de l'environnement, il a été décidé, devant l'ampleur des besoins, de renforcer le déploiement des projets au Québec en créant un programme court de 2e cycle orienté vers la gestion et la technologie. L'accès à ce programme est facilité par de nouveaux outils d'enseignement, dont celui de l'enseignement à distance.


Le génie industriel à l'ETS

ETS

Claude OlivierClaude Olivier

En matière de génie industriel, l'approche intégrée et multidisciplinaire adoptée par l'École de technologie supérieure (ETS) en fait un partenaire privilégié de l'entreprise. Selon une définition de Claude Olivier, professeur au Département de génie de la production automatisée à l'ETS, « le génie industriel est la branche du génie qui se passionne pour l'organisation des entreprises ». À la frontière du génie et de la gestion, le génie industriel amène ses ingénieurs à utiliser les ressources en place et à gérer toutes les étapes de la production. Le Laboratoire d'intégration des technologies de production (LITP) de l'ETS rassemble des spécialistes de divers domaines. Ils forment ensemble une équipe soucieuse d'offrir une expertise qui tienne compte des facteurs humains et des ressources techniques et financières de l'entreprise qu'ils desservent. Cette approche intégrée est très recherchée des entreprises puisqu'elle permet, par exemple, de résoudre un problème de santé et de sécurité en l'associant au système de production en cause. Toujours selon Claude Olivier, le génie industriel est méconnu et profite surtout aux grandes entreprises, bien que les PME et le secteur des services pourraient aussi en tirer avantage.


Un gars une fille : c'est pas fini

UQO

Francis WhyteFrancis Whyte

L'Université du Québec en Outaouais (UQO) inaugurait récemment un observatoire sur le développement régional et l'analyse différenciée selon les sexes. « L'ORÉGAND produira des savoirs scientifiques et des expertises dans un nouveau domaine pour l'UQO, en lien avec les besoins de la région », souligne Francis Whyte, recteur de l'UQO. « En Outaouais, l'économie, ainsi que l'organisation du travail et le cadre de vie sont très liés à l'évolution des rôles masculins et féminins », renchérit Denyse Côté, directrice de l'ORÉGAND et professeure au Département de travail social et des sciences sociales à l"UQO. L'ORÉGAND et l'UQO travailleront donc ensemble à des projets de recherche, ainsi qu'à la mise en place de programmes de formation universitaire sur mesure, cela afin de répondre aux besoins des entreprises, des institutions et des organismes de l'Outaouais, mais également des autres régions du Québec, et d'ailleurs. L'ORÉGAND entend aussi créer des banques de données régionales et locales, réparties selon les sexes, dans le but de permettre aux organismes et aux instances locales et régionales de mieux mesurer l'atteinte de leurs objectifs en matière d'égalité.


Interfemmes s'installe sur le web

UQAM

Catherine PasserieuxCatherine Passerieux

Vous êtes curieux ? Vous voulez élargir vos horizons sur l'univers féminin ? Alors, ça y est ! Tout doucement, sans tambour ni trompette, Interfemmes s'installe sur le web. Cette base de données bibliographiques recense déjà plus de 31 000 documents publiés depuis 1991. Voilà donc un incontournable outil de recherche documentaire sur les femmes et le féminisme. Interfemmes comporte deux atouts majeurs : tous les documents qui y sont indexés sont disponibles dans les bibliothèques de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), et 40 % d'entre eux sont en français. « Ce détail n'est pas sans importance quand on sait que plus de 90 % des documents recensés dans les bases de données similaires sont en anglais », précise Catherine Passerieux, bibliothécaire et principale responsable de ce projet qui s'étalera sur plus de dix ans. Les articles de périodiques constituent 85 % de la collection, laquelle contient également des chapitres de livres, des actes de colloques et des comptes rendus de conférences. Bref, de quoi satisfaire les férus de sciences humaines et d'études féministes, mais aussi de nombreux autres chercheurs de moult domaines.

Site Internet : www.bibliotheques.uqam.ca

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