| RÉSEAU HIVER
2005 / Magazine de l'Université du Québec Reproduction autorisée avec la mention de l'auteur et de la source. |
On a souvent parlé au Canada de deux solitudes
au sujet des deux peuples fondateurs, les Français et les
Anglais. Mais qu'en est-il de la troisième solitude, celle
des peuples autochtones ? Pourquoi ces cultures ont-elles été
simplement évacuées de l'histoire de l'Amérique
et réduites à un rôle accessoire? Quelle est
la nature initiale de la relation entre Blancs et Amérindiens
? Qu'est ce qui a dérapé en cours de route ? Cette
relation est-elle en évolution ? Pourquoi le Québec,
qui en sait un bout sur la colonisation, n'est-il pas capable
d'intégrer avec fierté ses Premières Nations
? Est-ce vrai que 75 % de la population du Québec a du
sang indien ? Les Indiens cherchent-ils seulement à gagner
des faveurs ? « Trois mois à chasser, le reste subventionné
», dit-on en parlant des Cris. Cette affirmation tient-elle
la route ? Les revendications des Cris devenus multimillionnaires
avec la convention de la Baie-James sont-elles justes ? Pourquoi
les passe-droits avec les Mohawks ? Le gouvernement est-il trop
mou ? Pourquoi les Indiens ne paient-ils pas de taxes comme tout
le monde ? L'histoire telle que nous l'avons apprise à
l'école reflète-t-elle la réalité
? Souffrons-nous simplement d'ignorance crasse ? Partout en Amérique
se pose la question autochtone.