RÉSEAU Janvier 1998 / Magazine de l'Université du Québec
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UN GRAND BÂTISSEUR NOUS A QUITTÉS (UQ)

En octobre dernier, l'Université du Québec perdait l'un de ses grands bâtisseurs quand Gilles Boulet s'éteignait, aux Escoumins, à l'âge de 71 ans. Toujours actif et soucieux de servir la collectivité québécoise, il participait alors à une réunion du ministère des Affaires municipales.

La carrière de Gilles Boulet est intimement liée au développement de l'Université du Québec. De 1960 à 1969, il dirige le Centre d'études universitaires de Trois-Rivières. Lorsque le centre devient l'Université du Québec à Trois-Rivières, il hérite, comme il se doit, du poste de recteur. Il voit aux destinées de l'UQTR pendant 10 ans, avant d'être nommé président de l'Université du Québec. Pendant ses 10 années à la présidence, il joue un rôle important dans l'expansion du réseau de l'Université. Il appuie, entre autres, la création des constituantes de Hull et de l'Abitibi-Témiscamingue. Au cours de son mandat, il est très actif au sein de nombreux organismes universitaires, dont la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF) et l'Organisation universitaire interaméricaine (OUI). Enfin, de 1989 à 1997, il participe, à titre de directeur, à la création du Musée des arts et traditions populaires du Québec, à Trois-Rivières.

Il a reçu de nombreuses distinctions, dont celles de docteur honoris causa de l'Université du Québec et d'officier de l'Ordre du Canada. Quelques semaines avant son décès, il devenait officier de l'Ordre national du Québec. Malgré les honneurs, il est toujours demeuré un homme simple, sensible aux autres, ce qui le rendait particulièrement attachant. Sa finesse d'esprit en a également séduit plus d'un. Tous ceux qui l'ont côtoyé se rappelleront aussi de ses talents exceptionnels de communicateur. Gilles Boulet était un véritable virtuose de la langue française. Il laisse derrière lui le souvenir impérissable d'un grand humaniste à la personnalité d'une richesse inouïe.


PRIX DE GRANDE DISTINCTION (ETS)

Le professeur Louis A. Dessaint, du département de génie électrique de l'École de technologie supérieure, a reçu le Prix de grande distinction de l'ingénieur décerné par l'Institute of Electrical and Electronics Engineers du Canada (IEEE Canada). Ce prix souligne la contribution remarquable d'un membre de l'IEEE Canada à la profession d'ingénieur électrique. Louis A. Dessaint enseigne à l'ETS depuis 1986. Il est, notamment, directeur du Groupe de recherche en électronique de puissance et commande industrielle (GREPCI).


ENTENTE AVEC ALCAN (UQAC, CQRDA)

L'Université du Québec à Chicoutimi, le Centre québécois de recherche et de développement de l'aluminium (CQRDA) et la Société d'électrolyse et de chimie Alcan ont signé un protocole d'entente pour la réalisation d'une étude longitudinale de modélisation sur le suivi des impacts de l'aluminerie qui sera construite à Alma. L'étude, qui se déroulera jusqu'en 2001, est sous la responsabilité de Christiane Gagnon, coordonnatrice du Groupe de recherche et d'intervention régionales (GRIR). L'étude permettra la proposition de mesures préventives ou de mitigations tout au long du processus d'implantation de l'usine d'Alma. Les résultats pourront éventuellement être appliqués à d'autres implantations d'usines, au Québec ou ailleurs. Grâce à cette recherche, Alcan espère améliorer ses méthodes de suivi des impacts de la construction et des activités de sa nouvelle aluminerie afin de faciliter son intégration dans le milieu local et régional.


INFORMATIQUE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS (UQAH)

L'Université du Québec à Hull offre, dès ce mois-ci, un nouveau programme de diplôme d'études supérieures spécialisées en informatique des télécommunications. La formation met l'accent sur la conception de logiciels faisant appel à la répartition des données et des traitements sur les divers noeuds d'un réseau de télécommunication ou de réseaux interconnectés. Le programme a aussi pour but l'approfondissement des connaissances en ce qui concerne l'architecture des réseaux, les normes et les protocoles de communication. La gestion des systèmes informatiques ainsi que la sécurité des réseaux font également partie des sujets traités. Le programme s'adresse en priorité aux professionnels de l'informatique qui sont déjà sur le marché du travail.


UNIVERSITÉ RURALE (UQAT)

Quelque 200 personnes ont participé à la première "Université rurale", une activité organisée par la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, dont le titulaire est le professeur Mario Carrier. La Chaire et ses partenaires, les Sociétés d'aide au développement des collectivités, Solidarité rurale et des professeurs du réseau de l'Université du Québec, voulaient offrir une activité de formation continue aux agents de développement en milieu rural. Sous le thème "Animer la ruralité", les participants ont eu droit à une série de conférences ainsi qu'à plusieurs visites de petites collectivités de l'Abitibi.


BOURSE KRASHINSKY (UQTR)

Un étudiant en génie industriel de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Marco Dodier, a reçu la bourse Krashinsky remise par l'Ordre des ingénieurs du Québec. Cette bourse, d'une valeur de 3 000 $, souligne l'engagement communautaire et la qualité du dossier scolaire d'un étudiant de 1er cycle en génie inscrit dans une université québécoise. Marco Dodier est, notamment, directeur du camp Génitrucs, vice-président de l'Association des étudiants en génie, président de la Société canadienne de génie industriel (chapitre de Trois-Rivières) et président du Conseil d'administration de l'Association générale des étudiants. Il est aussi l'auteur d'un essai intitulé L'ingénieur et ses responsabilités sociales, dans lequel il considère l'honnêteté et l'intégrité professionnelles comme les fondements du code d'éthique de l'ingénieur.



NOUVELLE CHAIRE INDUSTRIELLE (UQAC)

Masoud Farzaneh, professeur au département des sciences appliquées de l'Université du Québec à Chicoutimi, est le titulaire de la nouvelle Chaire industrielle CRSNG/Hydro-Québec portant sur l'étude des impacts des précipitations givrantes sur les équipements des réseaux de transport d'énergie électrique. M. Farzaneh est aussi directeur du Groupe de recherche en ingénierie de l'environnement atmosphérique. La Chaire profitera d'une subvention du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) de 750 000 $, répartie sur les cinq années d'un premier mandat se terminant en 2002. Le budget global de la Chaire est de 5,25 millions de dollars. Outre le CRSNG, les partenaires de la Chaire industrielle, toutes formes de financement confondues, sont Hydro-Québec (1,38 million), Énergie atomique du Canada (345 000 $), la Fondation de l'UQAC (125 000 $), l'École supérieure d'ingénierie d'Annecy, en France (110 000 $), le Centre québécois de recherche et de développement de l'aluminium (100 000 $), Alcan-Énergie (100 000 $), Câbles Alcan (75 000 $) et Phillip-Fitel (45 000 $). La contribution de l'UQAC est de 1,6 million de dollars.


PRIX ADIPES (UQAR)

L'Association professionnelle des infirmières et des infirmiers diplômés des études supérieures (ADIPES) a décerné son prix du meilleur livre à un ouvrage intitulé La personne âgée et ses besoins, interventions infirmières, publié aux Éditions du Renouveau pédagogique. Nicole Ouellet, professeure en sciences infirmières à l'Université du Québec à Rimouski, a rédigé l'un des chapitres de ce manuel de référence spécialisé, lequel s'intitule "La personne âgée et son besoin de dormir et de se reposer".


PRIX D'ARCHITECTURE (UQAT)

Les architectes du Groupe Trame, sous la direction de Frédéric Carrier, ainsi que l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue ont mérité un prix lors du gala de remise des prix d'architecture de l'Institut royal d'architecture du Canada. Le nouveau campus de l'UQAT a en effet mérité, lors de ce gala, l'un des Prix du gouverneur général du Canada.


NOUVEAU CAMPUS (ENAP)

Les travaux de construction du nouvel édifice de l'École nationale d'administration publique au centre-ville de Québec ont été inaugurés officiellement en septembre dernier. Situé dans ce qu'il est convenu d'appeler "l'Espace Saint-Roch", l'édifice fait partie d'une série d'éléments qui ont pour but de revitaliser ce secteur de la Capitale. L'occupation est prévue pour l'automne 1998.


FONDATION DE L'UQAM (UQAM)

La campagne de financement de la Fondation de l'Université du Québec à Montréal a permis d'amasser plus de 23 millions de dollars, dépassant de 17 % l'objectif initial. Les sommes réunies dans le cadre de cette campagne ont été affectées au financement de centaines de projets, dont plusieurs ont permis à l'UQAM de confirmer son dynamisme en matière de technologies de l'information.

Présidée par Charles Sirois, président et chef de la direction de Téléglobe inc. et de Télésystème ltée, la campagne de l'UQAM a mobilisé plusieurs centaines de bénévoles depuis janvier 1994. Parmi les contributions les plus généreuses, on retrouve celle de la Succession J.A. DeSève, qui a remis 1,9 million de dollars à la Fondation. Une large part de ce montant servira à étendre l'accès aux technologies aux étudiants et au personnel enseignant. La Fondation a également reçu du Mouvement Desjardins un don d'un million de dollars, dont la moitié a servi à la création de deux centres de formation documentaire. La mission de ces centres consiste à initier professeurs et étudiants au fonctionnement de la bibliothèque virtuelle.

De nombreuses entreprises vouées au développement des nouvelles technologies, dont Téléglobe, Bell, IBM, CAE Électronique, Hewlett-Packard (Canada) et Communications Ericsson, ont aussi consenti des dons en argent ou en équipement qui contribueront à renforcer la position de l'UQAM dans le domaine des nouvelles technologies.

Les sommes recueillies au cours de la campagne ont également permis de bonifier le programme de bourses d'excellence. Ainsi, la Fondation de l'UQAM a octroyé, l'an dernier, pas moins de 246 bourses d'excellence, pour un financement total de 669 400 $, un sommet dans l'histoire de l'institution.


TOURISME AUTOCHTONE (UQAM)

La Société touristique Innu, qui a pour mandat le développement du tourisme ethnoculturel et d'aventure, confiait tout récemment à la Chaire de tourisme de l'Université du Québec à Montréal trois projets de recherche visant le développement de ce type de tourisme dans les communautés montagnaises et attikamekws. Cette entente de collaboration, d'une durée initiale de trois ans, comporte également des projets de recherche qui contribueront à enrichir la formation des étudiants.

Le premier consiste à réaliser un plan de développement touristique pour le Conseil des Attikamekws de Manawan, territoire situé dans la région touristique de Lanaudière, au nord de Saint-Michel-des-Saints. Ce projet inclut aussi une démarche de consultation de la communauté et intègre des principes de développement durable.

Le deuxième projet vise à implanter, dans la région touristique de Manicouagan, un centre d'interprétation de la culture montagnaise-innu et de l'histoire de Betsiamites, en collaboration avec la Société de développement de Betsiamites.

Enfin, le troisième projet permettra d'élaborer le plan d'affaires du voyagiste Tours Innu, une nouvelle agence de voyage grossiste créée conjointement par la Société touristique Innu et Voyages Inter-Nations, entreprise autochtone appartenant aux conseils de bande de Mingan, de la Romaine et de Saint-Augustin, sur la Basse-Côte-Nord.


SOCIÉTÉ ROYALE DU CANADA (UQAM)

Professeur au département de mathématiques de l'Université du Québec à Montréal, François Lalonde est devenu, à 40 ans, le plus jeune membre canadien de la Société royale du Canada. Il est aussi l'un des quatre membres du Québec. Cette société élit une trentaine de nouveaux membres par année afin de reconnaître leur mérite dans le domaine des lettres et des sciences. François Lalonde dirige l'Institut des sciences mathématiques, qui regroupe les quatre universités montréalaises. Il travaille actuellement à la création du Centre interuniversitaire de géométrie différentielle et de topologie (CIRGET).


ENTENTE AVEC CARLETON (UQAH)

L'Université du Québec à Hull a signé une entente avec l'Université Carleton d'Ottawa afin de favoriser les échanges d'étudiants entre les deux établissements. En vertu de cet accord, les étudiants présentant un bon dossier scolaire pourront obtenir des crédits pour des cours suivis à l'une ou l'autre de ces universités. Les cours choisis à l'université d'accueil devront toutefois satisfaire aux exigences du programme d'études de l'étudiant dans son établissement d'attache. Les deux établissements veulent ainsi favoriser le perfectionnement d'une langue seconde par les étudiants et leur permettre de vivre une expérience enrichissante en évoluant dans un autre environnement d'apprentissage.


SITE-ANTENNE DE LA BIOSPHÈRE (UQTR)

La Biosphère, la Corporation pour le développement de l'Île Saint-Quentin et l'Université du Québec à Trois-Rivières ont signé une entente pour l'ouverture d'un site-antenne du Réseau d'observation active de la Biosphère. Cette entente devrait favoriser l'acquisition de connaissances dans les domaines de l'écotourisme ainsi que de l'éducation à l'écologie et à l'environnement par la réalisation de projets de recherche, d'échanges d'information et de formation.

Un site-antenne joue un rôle de veille environnementale et d'observation du milieu naturel. Ce site permettra de colliger une foule d'informations sur l'écosystème aquatique du fleuve Saint-Laurent dans la région de Trois-Rivières.


LA RETRAITE À 50 ANS ? (INRS)

Continuer, recommencer, se réorienter, s'inventer un nouveau projet, débuter une nouvelle carrière ou faire définitivement partie du 3e âge ? Comment envisage-t-on la période de 50-65 ans en Europe, au Canada et au Québec, par rapport à l'emploi et au travail ? Autant de questions qui furent discutées, l'automne dernier, lors du Symposium sur la retraite à 50 ans, organisé par l'INRS-Culture et Société et la Coalition des 50 ans pour l'emploi de Laval.

Grâce à la contribution de chercheurs et d'intervenants de marque, dont celle du sociologue Xavier Gaullier, du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), le symposium a permis, entre autres, de faire le point sur les mutations liées à l'organisation du travail, ici et ailleurs dans le monde, de mettre en perspective les politiques actuelles des entreprises et de l'État à l'égard des travailleurs vieillissants, et de présenter des expériences de reprise en main ou de relance. À cet égard, il aura contribué à poser les jalons d'une réflexion et à engager le débat sur une question cruciale aux retombées imprévisibles pour l'avenir de nos sociétés : la mise à l'écart des cinquantenaires.


VULGARISATION SCIENTIFIQUE

Vous avez jusqu'au 2 février pour participer à la 6e édition du concours de vulgarisation scientifique de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (Acfas). Les étudiants des 2e et 3e cycles, les chercheurs des centres privés et publics, ainsi que les professeurs des cégeps et des universités peuvent soumettre un article (maximum de cinq feuillets à interligne double) qui traite de leur sujet de recherche. La qualité de la rédaction, la rigueur scientifique, le souci de vulgarisation et l'originalité du traitement sont les critères de base retenus par le jury pour la sélection des lauréats. Six prix de 2 000 $ sont répartis dans les trois catégories de participants. Les textes seront aussi publiés.

Pour recevoir le formulaire d'inscription au concours ainsi qu'un guide de vulgarisation, il faut s'adresser à l'Acfas, au numéro 514 849-0045.


 

Page couv., Vol. 29, no 4, janvier 1998RETOUR