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Orgue de tribune / Gallery Organ de Joyeuse, 1688 / Jeandel, 1832 / Magen, 1870 / Gonzalez, 1958 / Muno 1994-8
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Orgue de choeur / Chancel Organ Cavaillé-Coll, 1860
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Auch, ancienne capitale de la Gascogne, s’enorgueillit de posséder une somptueuse cathédrale qui est la dernière des grandes cathédrales gothiques si l'on excepte celle d'Orléans. Elle s’élève sur un monticule abrupt, au-dessus de la vallée du Gers, à l’emplacement d’un oratoire qu’en 845 l’évêque d’Eauze, saint Taurin, chassé par l’invasion des barbares, dédia, par reconnaissance, à la Vierge Marie.
Construite en 1371 par le neveu du pape Innocent VI, elle fut incendiée par la foudre à deux reprises, la première fois en 1469 et la seconde, en 1474.
La première pierre de l’édifice actuel, en effet, n’est posée que le 4 juillet 1489 par l’évêque François Philibert de Savoie, et les travaux vont durer deux longs siècles. L'archevêque Jean de Trémouille, va décider de l'élévation, et du voûtement du chevet, et des chapelles nord et sud de la partie droite du chœur (1490-1507). Pour cela, il fait venir des bords de Loire, un architecte habile à manier la pierre, Jean Marre qui orne l'édifice des caractères du gothique flamboyant : on lui doit, dans la chapelle d'axe, le dessin du ciborium (ou dais sculpté), le tracé des portails du transept, aux hauts tympans vitrés, des lavabos des chapelles, munis de têtes de monstres et de feuillages épineux. De part et d'autre des chapelles du chevet, il conçoit deux logements de veilleurs, dont les fenêtres donnent dans le déambulatoire. Les travaux commencent par le chevet, qu’il faut soutenir en aménageant une crypte sur un terrain tombant en escarpement. La consécration a lieu très tôt, dès le 12 février 1548, dans un cathédrale en plein chantier, loin d’être terminée.
En effet, l'architecture de la cathédrale est à peine née : le chœur est couvert, au niveau des chapelles, par une toiture provisoire, et fermée au niveau du transept par un haut mur. En effet, le transept, la nef et les bas-côtés, n'avancent que très lentement. On s'est contenté durant ce siècle de voûter le déambulatoire, d'établir des contreforts, des piliers de la nef, et de faire dessiner et bâtir les piliers du porche, accolés à la façade ouest, par Jean de Beaujeu, (1560-1562). En 1609, le chœur est fermé d’une clôture en pierre et marbre de toute beauté mais la nef n’est toujours pas couverte. De 1617 à 1620, Pierre de Levesville, qui vient de terminer le choeur de la cathédrale de Toulouse, vient voûter le choeur qui est aussi large que la nef.
La nef est jusqu'alors occupée par le cimetière paroissial et il faudra bien des tractations, pour arriver à y faire cesser la pratique des sépultures. Elle sera alors bâtie par l'Archevêque Dominique de Vic, présent et actif sur le chantier. Il fait venir un architecte parisien, Jean Cailhon, à partir de 1629, et lui commande un travail considérable : le triforium, les voûtes des chapelles, du déambulatoire et de la nef, les meneaux et remplissages des vitraux, le pavement tout entier, le mur de façade ouest, et la tribune d'orgue. Les archives de la ville possèdent d’ailleurs le contrat daté du 16 juin 1629, qui impose à l'architecte d’achever en sept ans la charpente et les voûtes de la nef. Quoique le travail ne soit pas encore terminé en 1641, il reprend, malgré une certaine sécheresse, le modèle exact de l'élévation établie à la fin du XVIème siècle, modèle que les chanoines imposent dans leurs contrats.
Concernant les tours, elles ne furent achevées qu'en 1678, tout comme le porche, elles sont scandées d'ordres et aérées de baies en plein cintre. Leur édification fut entreprise par les architectes Pierre Mercier et Pierre Miressus, et leur décor sculpté, est l'œuvre de François Auxion. Enfin, elles sont occupées par un carillon de neuf cloches. Ainsi, depuis la pose de la première pierre en 1489, jusqu'à la décoration sculpturale de la façade occidentale en 1678, près de 200 ans se sont écoulés.
Dans cet ensemble architectural exceptionnel, se dresse la cathédrale Sainte-Marie, au cœur de l'ancienne cité épiscopale, formée par l'ancien Palais des Archevêques, par les bâtiments du Chapitre, et la Tour d'Armagnac. La cathédrale possède une nef de 105m (345 pieds) de long, 37m (121 pieds) de large, une façade de la renaissance encadrée par deux tours de 44m (144 pieds), des voûtes d'ogives à 14m (46 pieds) et 26m (85 pieds) de haut, et un chœur immense. De style gothique, la cathédrale a un plan initial en forme de croix, ceinte de 21 chapelles: 10 dans les nefs et 11 au chevet.
Mais bien avant que les murs ne soient entièrement montés, l’aménagement intérieur a déjà commencé. Pour concevoir et réaliser en partie la décoration intérieure de la cathédrale, le cardinal François de Clermont-Lodève (1507-1538), qui avait longtemps séjourné à Rome au début du XVIème siècle, fait appel à un artiste gascon de tout premier plan, Arnauld de Moles (1460-1520). On lui doit les maquettes des boiseries des stalles du chœur, sur lesquelles il place tout un monde peuplé de 1500 personnages, mélange de figures mythologiques et chrétiennes se côtoyant dans une exubérance presque baroque. Cinquante ans furent nécessaires aux « huchiers » pour accomplir une telle œuvre. Entre 1500 et 1550, 113 stalles de chêne furent sculptées, dont 69 hautes, abritées sous des baldaquins flamboyants, qu’une qualité comparable à celle des stalles de la cathédrale d’Amiens. Arnauld de Moles imagine encore une monumentale « mise au tombeau », aujourd’hui dans la chapelle du Saint-Sépulcre. On lui doit enfin des 18 magnifiques verrières de la cathédrale qu’il réalise en commençant par celles des chapelles du déambulatoire – la toute première est posée le 25 février 1513, selon l’inscription visible sur ce vitrail. Il lui faudra 10 ans pour exécuter les 18 verrières, représentant l'histoire du monde au travers de l'ancien, et du nouveau testament, des scènes répandues en France après les guerres d'Italie. Ces vitraux rassemblent ainsi sur un même espace, des personnages d'origines diverses : patriarches, prophètes, apôtres, sibylles.
Après le grand retable du chœur de Pierre Souffron (de 1609 à 1650) réalisé sur fond de pierre, orné de 22 pilastres de marbre cannelés et parmi lesquelles sont logées des niches, le mobilier de la nef peut trouver place : on pose les 13 vitraux des fenêtres hautes du chœur en 1620 (oeuvres du verrier François Bierges, d'Auch), puis vinrent ceux du transept et de la nef en 1641, (18 vitraux et 3 roses) aussi exécutés par François Bierges, et enfin ceux des chapelles de la nef, (12 vitraux) en 1648-1649 (oeuvres du verrier flamand, Jacques Damen). La destruction du mur séparant le chœur de la nef, amène la construction d'un jubé de pierre, qui bien que détruit en 1860, peut être reconstitué, grâce à des sculptures réemployées dans des chapelles.
Les orgues
L'orgue de tribune
En 1684, par clause testamentaire, l'archevêque, Mgr De La Motte-Houdan, affecte une somme de 10 000 livres pour la construction de l’orgue de la cathédrale déjà célèbre pour ses stalles et ses vitraux. Quatre ans plus tard, le chapitre profite du passage à Auch du célèbre facteur parisien Jean de Joyeuse (1635-1698) pour lui confier cet important travail. Mais, en 1688, le facteur doit satisfaire d’autres commandes. Il ne se mettra à l’œuvre que plus tard. En 1694, l’entreprise est terminée, l’instrument expertisé. Une tuyauterie de près de 3 000 tuyaux se trouve enfermée dans une des plus nobles et majestueuses boiseries de châtaignier du siècle de Louis XIV, exécutée par le menuisier Payerle. L’orgue, de 41 jeux et 66 rangs répartis sur quatre claviers manuels et pédalier, a coûté plus de 16 000 livres.
La distance qui sépare la ville d’Auch des grands centres de la facture française explique que la cathédrale ait pu conserver, aux XVIIIe et XIXe siècles, son instrument à peu près tel qu’il était sorti des mains de Jean de Joyeuse. En 1744, l’orgue est réparé, à la suite d’un rapport de Desforas, organiste de Saint-Étienne de Toulouse, par le facteur Robert Audouin, de Villiers-Cotterêts, alors de passage. En 1767, le facteur Labruyère intervient sur l'instrument alors que le facteur Fourcade effectue des réparations en 1810-11.
En 1819, l'entretien de l'orgue est confié au facteur Jean-Dominique Jeandel, de Dax, qui propose, en 1829, un devis d'augmentations et d'améliorations. Ce devis est exécuté en 1832. Une Bombarde 16’ et une Voix humaine sont ajoutées au Grand-Orgue ainsi qu’un Hautbois à l’Écho. Il supprime la Fourniture, la Cymbale, le Prestant, la Doublette, et la Tierce de l’Écho tout en portant les deux claviers principaux à 53 notes vers l’aigu et le Pédalier à 24 vers le grave.
Par la suite, deux devis sont proposés, l'un daté de 1850 par Biver de Gimont, et l'autre en 1864 par Cavaillé-Coll. Aucun des deux devis ne sera réalisé mais Cavaillé-Coll obtient quand même la commande de l'orgue de choeur. Entre temps, en 1862, le buffet est classé comme « monument historique ».
En 1870, le facteur Jules Magen, d’Agen, effectue un relevage. Il remplace le Flageolet du Grand-Orgue par une Flûte 8’ ainsi que la Flûte 4’ du Positif par une Trompette 8’. Ces modifications sont plus nuisibles qu’utiles puisqu’elles suppriment des jeux anciens par des jeux sans caractère et elles détruisent en partie l’équilibre sonore des deux principaux claviers.
Faute de crédits suffisants pour entreprendre un relevage complet, l’orgue s’éteint peu à peu. En 1932, il est muet. Un examen détaillé de l’instrument révèle sa qualité et un rapport est immédiatement dressé puis envoyé à la Direction générale des Beaux-Arts. Entre temps, une société locale tente de réunir quelques fonds susceptibles de servir aux premiers travaux de restauration. La partie instrumentale de l’orgue est classée « monument historique » le 26 juillet 1934.
À la fin de 1936, la Commission des orgues désigne Joseph Bonnet et Norbert Duforcq comme rapporteurs-experts et leur demande un rapport sur une éventuelle restauration. Les experts proposent une restauration en deux étapes : d’abord la restauration du Grand-Orgue, Positif et Pédale puis, la reconstitution de l’Écho de Jean de Joyeuse. Le plan est accepté en décembre 1938.
La première étape est confiée au facteur Victor Gonzalez sur la base d’un cahier de charges daté du 23 mars 1939. La guerre survenant, tout le projet est abandonné. Il faut attendre plus de dix ans pour rouvrir le dossier. Muet, l’instrument est plus que jamais livré à l’humidité, les vitraux de la cathédrale ayant été démontés puis mis en caisses. La lèpre fait son œuvre sur les principaux, les montres en façade et les tuyaux des pleins-jeux. Joseph Bonnet meurt en 1944 et il est remplacé par André Marchal.
Avant de penser aux orgues, il y a lieu, après les hostilités, de sauver quelques grandes cathédrales ou maints lieux détériorés. Ce n’est qu’au début de 1950 que le cas pitoyable de l’orgue est porté à l’attention de la Direction générale de l’Architecture. Les dix ans passés ont conduit à la perte quasi-totale de plusieurs centaines de tuyaux : la lèpre a creusé des trous partout et le métal tombe sous le simple effleurement des doigts. Le 19 mai 1950, le facteur Gonzalez présente un nouveau résumé des travaux à effectuer. Le marché est passé à l’automne 1952 et les travaux de démontage débutent en janvier 1953. Tout l’orgue est ramené aux ateliers de Châtillon-sous-Bagneux.
À la suite d'un inventaire minutieux de la tuyauterie exécuté par Victor Gonzalez au cours de l’année 1953, celui-ci soumet ses recommandations. Ce rapport incite le Service des Monuments Historiques à demander une rencontre d’experts, qui se tient le 28 mars 1954, pour discuter des recommandations. Les recommandations du facteur sont acceptées le 21 mars 1955 et celui-ci travaille quinze mois afin de restaurer les sommiers, les tuyaux et les mécanismes.
L’orgue est remonté dans la cathédrale à l’automne 1956. C’est alors que la décision de refaire les tuyaux de façade est acceptée par l’architecte en chef des Monuments Historiques. Ceux-ci sont prêts en février 1957. La réception provisoire de l’instrument a lieu le 3 mai 1958 par André Marchal et Norbert Dufourcq. Les mêmes experts signent la réception définitive des travaux de la première étape le 23 mai. Le tirage des jeux est électrifié, la traction des notes refaite pour adjoindre une machine Barker. La composition est en apparence presque inchangée, mais en réalité, une grande partie du matériel d'origine disparait à cette occasion. Ces travaux ont pour conséquence de déclencher une granve polémique, car la disparition de cet instrument est vue comme l'une des plus grandes pertes du patrimoine organistique français.
La restauration entreprise en 1994 et menée par le facteur Jean-François Muno consiste en une reconstitution de l'orgue de 1694, notamment son célèbre, majestueux, splendide plein-jeu. L'orgue est inauguré le 9 octobre 1998 par Odile Pierre et André Isoir.
L'orgue de choeur
Le premier devis est soumis le 16 novembre 1854 pour un instrument de 12 jeux répartis sur deux claviers avec pédalier en tirasse et 6 pédales de combinaison pour un montant de 10 000F. Un deuxième devis, soumis le 25 janvier 1858, est pour un instrument de 14 jeux et ce, pour le même montant de 10 000F. Toutefois, le 15 décembre 1858, des travaux supplémentaires, au montant de 5 500F, sont requis par l'architecte qui demande à ce que la console, qui devait être installée sur le plancher du choeur, doit maintenant être placée dans une fosse ce qui complique les mécanismes de la traction. L'architecte prépare des tunnels sous le plancher protégés par des trappes amovibles. L'instrument est installé au centre de la cathédrale, dans le carré du transept, où il couronne l'ensemble monumental, qui s'adosse au côté ouest des stalles du chœur. Il est inauguré le 8 août 1860.
Cet instrument a été offert à la cathédrale par Napoléon III et l'impératrice Eugénie. Il n'a pratiquement pas été retouché depuis sa construction. Il est classé « monument historique » depuis le 12 mai 1978. Toute la tuyauterie est en parfait état sauf les tuyaux de gambe et de flûte en bois qui ont été endommagés par les multiples graffiis des souffleurs qui devaient entrer dans le grand-orgue pour activer les soufflets.
Un relevage a été exécuté par Bernard Raupp en 1997.
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Auch, former capital city of Gascony, is proud of housing a splendid cathedral that is one of the last Gothic cathedrals excluding the one in Orleans. It is built on a steep hillock, above the valley of the Gers River, on the site of an oratory built by St. Taurin, bishop of Eauze, expelled by the Barbarian invasion, and dedicated, in gratitude, to the Virgin Mary.
Built in 1371, by the nephew of Pope Innocent VI, it was twice destroyed by lightning, the first time in 1469 and the second one in 1474.
The cornerstone of the actual building was laid down on July 4, 1489 by Bishop François Philibert de Savoie, and construction will last for two centuries. Archbishop Jean de Trémouille will take the decisions about the elevation, the vaulting of the chevet, the north and south chapels erected on the right side of the chancel (1490-1507). To carry out the project, he will call on architect and stone expert Jean Marre who will decorate the building in the Flamboyant Gothic style : he executed the axial chapel, the design of the ciborium (or sculpted canopy), the layout of transept portals, the high tympanums, the lavabos in the chapels decorated with monster heads and thorny foliage. On either sides of the chapels in the chevet, he designed apartments for the watchmen with windows overlooking the ambulatory. Construction works began with the chevet that had to be supported by a crypt built upon land located on a steep slope. The consecration of the building took place on February 12, 1548 while construction was still going on and the building was far from being completed.
In fact, the structure of the cathedral was only taking shape : the chancel was covered, at the chapel level, by a temporary roof and seperated from the transept by a high wall. The construction of the transept, the nave and the side aisles progressed very slowly. During the next century, the construction will include the vaulting of the ambulatory, and the erection of butterresses and nave pillars. Jean de Beaujeu will execute, in 1560-62, the design and erection of portal pillars for the western façade. In 1609, the chancel is closed by a magnificent stone and marble enclosure but the nave is still not roofed over. From 1617 to 1620, Pierre de Levesville, who just completed the chancel in the cathedral of Toulouse, is commissionned to execute the vaulting in the choir.
Up to that date, the nave is occupied by the parish cemetery, and lot of negociations are required to stop burials. The nave will be built by Archbishop Dominique de Vic who is present and active on the working site. He commissionned a Parisian architect, Jean Cailhon, from 1629, to execute the following work: the triforium, the vaulting in the chapels, the ambulatory and the nave, the mullions and studwork of the stained glass windows, the complete flooring, the western façade wall, and the organ gallery. City archives hold the contract signed on June 16, 1629 imposing the architect a seven-year time limit to complete the structure and the vaulting of the nave. Eventhough, the work is not completed by 1641, it is still going on according to the plan conceived at the end of the 16th century, a plan that Canons impose in their contracts.
Bell towers, along with the porch, are completed in 1678. They are designed with orders and opened with semicircular bays. They were designed by architects Pierre Mercier and Pierre Piressus while the sculptures were executed by François Auxion. They house a 9-bell carillon. About 200 years elapsed from the the day the cornerstone was laid down in 1489 until the end of the sculpted decoration on the western façade in 1678.
This exceptional architectural project includes the St. Marie cathedral, the former Archbishop Palace, the Chapter buildings, and the Armagnac Tower. The cathedral is 345 feet (105 meters) long, 121 feet (37 meters) wide, the Renaissance façade flanked with two towers that are 144 feet (44 meters) high, vaults that are 46 feet (14 meters) and 85 feet (26 meters) high and a very large chancel. The Gothic styled latine cross shaped cathedral houses 21 chapels: 10 in the nave and 11 in the apse.
Even if the walls were not completely erected, the interior decoration began. To design and execute the interior decoration of the cathedral, François Cardinal de Clermont-Lodève (1507-1538), who lived a for long time in Rome early in the 16th century, called upon Arnauld de Moles (1460-1520). He is credited for the design of the woodwook of the chancel stalls on which are sculpted about 1500 characters, a mix of mythological and christian figures, in a quasi Baroque exuberance. This work required about 50 years to complete. Between 1500 and 1550, 113 oak stalls were sculpted of which 69 are high stalls located under Flamboyant baldachinos. The quality of work is similar to the stalls located in the Amiens cathedral. Arnauld de Moles is also responsible for the execution of "The entombment" now located in the St. Sepulcre chapel. He is also responsible for the 18 magnificent stained glass windows he executed beginning with the ones located in the ambulatory - the first one was installed on February 25, 1513 according to a visible note on the stained glass window. He will need 10 years to complete all 18 stained glass windows, depicting world history through the old and the new Testaments, and French sceneries after the Italian war. These windows regroup, in the same area, caracters from varied origins : patriarchs, prophets, apostles, sibyls.
After the large chancel reredos is executed by Pierre Souffron (from 1609 to 1650) on a stone background and decorated with 22 fluted marble pillars and holding alcoves, the furnishings can be installed in the nave : in 1620, stained glass windows, executed by François Bierges, from Auch, are installed in the high windows of the chancel followed by the ones in the transept and the nave in 1641 (18 stained glass windows and 3 rose windows) also executed by François Bierges, and finally, those in the nave chapels (12 stained glass windows) in 1648-49, executed by Jacques Damen. The wall dividing the chancel and the nave leads to the construction of a stone rood screen, destroyed in 1860, but that can be recreated thanks to sculptures reused in the chapels.
The Organ
The Gallery Organ
In 1684, in his will, Archbishop De La Motte-Houdan allocates 10 000 pounds to the construction of an organ in the cathedral already famous for its stalls and stained glass windows. Four years later, the Cathedral Chapter takes advantage of a visit by organbuilder Jean de Joyeuse (1635-1698) in the city to commission a new instrument. But, in 1688, the organbuilder has to first complete outstanding orders. The instrument is ready in 1694. Close to 3000 pipes are enclosed in one of the most beautiful chesnut Louis XIV style organcase, executed by woodcraftsman Payerle. The 41-stop, 66-rank instrument with four manuals and pedal cost more than 16 000 pounds.
The distance between the city of Auch from the main organbuilding centers explains why the cathedral is able to preserve, in the 18th and 19th centuries, its instrument as it was created by Jean de Joyeuse. Following a report submitted by Deforas, organist in St. Étienne church in Toulouse, the organ is repaire, in 1744, by visiting organbuilder Robert Audouin, from Villiers-Cotterêts. In 1767, organbuilder Labruyère intervenes on the instrument while organbuilder Fourcade executes repairs in 1810-11.
In 1819, maintenance of the instrument is commissionned to organbuilder Jean-Dominique Jeandel, of Dax, who, in 1829, proposes a series of additions and improvements. They will be executed in 1832. A 16' Bombarde and an 8' Voix Humaine are added in the Grand-Orgue division while an 8' Hautbois is added in the Echo division. He removes the Fourniture, the Cymbale, the Prestant, the Doublette and the Tierce from the Echo division while extending the manual compass to 53 notes to the treble and the pedal compass to 24 to the bass.
Later, two projects are submitted. The first one, dated in 1850 by Biver de Gimont and the other one, in 1864, by Cavaillé-Coll. None of these projects will be executed but Cavaillé-Coll is commissionned to build the chancel organ. Meanwhile, in 1862, the organcase is classified as an "historical landmark".
In 1870, organbuilder Jules Magen, from Agen, executes a restoration. He replaces the Flageolet in the Grand-Orgue division with an 8' Flute and also the 4' Flute in the Positif division by an 8' Trompette. These modifications are more harmful than useful because the removal of these old stops and their replacement with caracterless stops partly destroyed the equilibrium between the two main manuals.
Due to lack of financial resources required to pay for a complete restoration, slowly the organ dies down. In 1932, it is silent. In a careful examination, the instrument reveals its quality and a report is immediately prepared and sent to the Beaux-Arts Department. Meanwhile, a local organization tries to collect funds that will be used to pay for the first restoration works. The instrument is classified as a "historical landmark" on July 26th, 1934.
By the end of 1936, the Organ Commission appoints Joseph Bonnet and Norbert Duforcq as consultants and are asked to report on a possible restoration. Consultants propose a restoration in two stages: first the restoration of the Grand-Orgue, Positif and Pédale divisions, and secondly, the restitution of Jean de Joyeuse's Echo division. The plan is approved in December 1938.
The first stage is commissionned to organbuilder Victor Gonzalez based on specifications dated March 23rd, 1939. With the war under way, the project is abandonned. More than ten years will be necessary for the project to be reopened. Silent, the instrument is more than ever committed to humidity since the stained glass windows have been removed and stored in cases. Principals, façade Montre and Plein Jeu pipework are attacked by tin leprosy. Joseph Bonnet dies in 1944 and he is replaced by André Marchal.
The war being over, priority is given to large cathedrals and other deteriored buildings while organs have to wait. Early in 1950, the pathetic condition of the instrument is brought to the attention of the Architecture Department. Ten years have gone by and a few hundred pipes are completely lost: tin leprosy has perforated the metal and a slight hand touch causes deterioration. On May 19th, 1950, organbuilder Gonzales presents a new report about the works to be executed. The contract is signed in the fall in 1952 and dismantling starts in January 1953. All organ parts are sent to the Châtillon-sous-Bagneux workshops.
During 1953, organbuilder Victor Gonzalez executes a careful inventory of the pipework and submits a report. This report leads the Historic Monuments Commission to ask for a meeting with consultants to be held on March 28th, 1954 to discuss the report. The organbuilder's recommendations are approved on March 21st, 1955 and during the following fifteen months, windchests, pipework and actions are carefully restored.
The organ is reinstalled in the cathedral in the fall of 1956. At that time, the decision to rebuild the façade pipework is approved by the Chief Architect of the Historic Monuments Commission. The new façade pipes are ready by February 1957. The conditional reception is executed on May 3rd, 1958 by André Marchal and Norbert Duforcq. The same consultants will approve the final reception on May 23rd. Stop action is electrified, key action is modified to enable the installation of a Barker machine. The stop list is, apparently almost unchanged but in reality, a major portion of original pipework has been replaced. These works have the effect of triggering off a major controversy, because the disappearing of this instrument is seen as one of the biggest losses in French organbuilding heritage.
The restoration undertaken in 1994 and led by organbuilder Jean-François Muno is a reconstitution of the organ of 1694, notably its famous, majestic, splendid plenum. The organ is inaugurated on October 9th, 1998 by Odile Pierre and André Isoir.
The Chancel Organ
A first proposal is presented on November 18th, 1854 for a 12-stop instrument over 2 manuals and a pulldown pedal with 6 combination ventils at the cost of 10,000F. A second proposal, presented on January 25th, 1858, is for a 14-stop instrument at the same cost. Nevertheless, on December 15th, 1858, additional works, for a cost of 5,500F, are required by the architect who requires that the console, that was supposed to be installed on the chancel floor, to be installed in a pit, a request that complicates the action. The architect prepares tunnels under the floor that will be protected by mobile trap doors. The instrument is intalled in the middle of the cathedral, in the transept crossing, where it crowns the monumental piece of work located on the west side of the chancel stalls. It is inaugurated on August 8th, 1860.
This instrument is a gift to the cathedral from Napoleon III and the empress Eugénie. It has never been modified since its construction. It is classified as "historical landmark" since May 12th, 1978. All pipework is in perfect condition except for the Gambe and wooden Flute pipeworks which were damaged by numerous graffitis inscribed by calcants who had to enter the organcase in order to pump up the bellows.
A restoration is executed by Bernard Raupp in 1997.
I. Positif |
II. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Montre | 16' | |
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Prestant | 4' | Montre | 8' | |
| Flûte | 4' | Bourdon | 8' | |
| Nasard | 2 2/3' | Prestant | 4' | |
| Doublette | 2' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Tierce | 1 3/5' | Nazard | 2 2/3' | |
| Larigot | 1 1/3' | Doublette | 2' | |
| Fourniture | IV | Quarte | 2' | |
| Cymbale | III | Tierce | 1 3/5' | |
| Cromorne | 8' | Flageolet | 1' | |
| 1Cornet 8' | V | |||
| Fourniture | VI | |||
| Cymbale | IV | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
IV. Écho |
|||
|---|---|---|---|---|
| Cornet 8' | V | Bourdon | 8' | |
| Prestant | 4' | |||
| Nazard | 2 2/3' | |||
| Quarte | 2' | |||
| Tierce | 1 3/5' | |||
| Fourniture | V | |||
| Voix humaine | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon | 16' |
| Flûte | 8' |
| Flûte | 4' |
| Bombarde | 16' |
| Trompette | 8' |
| Clairon | 4' |
| 1 | dessus / treble |
I. Grand-Orgue |
II. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Bourdon | 8' | Gambe | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Viole de gambe | 8' | Flûte octaviante | 4' | |
| Flûte | 4' | Hautbois | 8' | |
| Quinte | 2 2/3' | Voix humaine | 8' | |
| Doublette | 2' | |||
| Trompette harmonique | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|---|
| Aucun jeu indépendant / |
| No independent stop |