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Dalstein-Haerpfer, 1879
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Au moment de la création de la ville-neuve, il fut décidé d'y établir trois paroisses, qui auraient pour patrons Saint-Sébastien, Saint-Roch et Saint-Nicolas. Faute d'argent, seule fut érigée en 1593 celle de Saint-Sébastien. Cette très petite église, dont il ne subsiste qu'un retable du maître-autel, fut remplacée au XVIIIe siècle, par l'édifice que nous connaissons aujourd'hui.
Construite sur les plans de Nicolas Jennesson, la première pierre fut posée en 1720. On débuta la toiture en 1725, mais pour cause de difficultés survenues avec l'architecte, l'église ne fut achevée qu'en 1731. L'évêque de Toul, Scipion-Jérôme Bégon, la consacra le 9 août 1732.
Cet édifice témoigne de l'habileté de Jennesson qui dut faire des compromis : construire une église de grandes dimensions, sur un terrain étroitement limité par quatre rues, et en conservant une ancienne tour élevée en 1682, ne fut pas une mince affaire. Rectangulaire, l'édifice s'est vu adjoindre une nouvelle tour, un peu plus large et haute de 45 mètres (147 pieds), qui vint faire pendant à celle qui existait déjà, de manière à encadrer l'abside semi-circulaire qui déborde légèrement sur la rue.
La façade a particulièrement été soignée par l'architecte : plus basse que le reste de l'édifice, elle s'incurve et forme des sortes d'avant-corps qui encadrent l'unique porte d'entrée. Quatre grands panneaux sculptés par Joseph-Dieudonné Pierre en constituent la décoration : les deux encadrant la porte sont incurvés et représentent le Sauveur et la Vierge, et les deux situés aux extrémités sont plats. On y voit Saint-Nicolas et Saint-Charles. Les panneaux sont séparés par des pilastres et des colonnes doriques. Ces dernières supportent un entablement orné de triglyphes.
Au-dessus de ce premier niveau, un autre, étroit, s'élève au-dessus de la porte. Il est formé d'un fronton que portent deux colonnes. Au milieu, une grande fenêtre au-dessus de laquelle se trouvaient autrefois les armes de la Lorraine, tenues par deux aigles sous un manteau royal. Oeuvre de François Chassel, cette sculpture fut détruite à la Révolution. À son emplacement se trouve aujourd'hui une horloge. De chaque côté, au-dessus des panneaux situés aux extrémités, ont été déposés en 1886 les statues de Saint-Sébastien, et du duc Léopold, offertes par l'abbé Trouillet en 1882 et exécutées par Victor Huel père.
À l'intérieur, l'église comprend une nef de quatre travées, et de bas-côtés ayant la même hauteur que celle-ci, dans la tradition des églises-halles de la fin du Moyen-Âge. L'intérieur est scandé par des voûtes sur pendentifs reposant sur des colonnes ioniques; la coupole du transept est ornée de quatre scènes du martyre de Saint Sébastien, dues aux sculpteurs qui ont orné la façade. Le chœur a été orné, en 1816, par un crucifix attribué au sculpteur César Bagard. Les sacristies furent placées de chaque côté du choeur et sous les tours.
L'orgue
La construction d'un nouvel orgue a été confiée, en 1879, à la maison Dalstein-Haerpfer, de Boulay, en Moselle. Cette firme a été préférée à Cavaillé-Coll parce que jugé trop cher et à Merklin qui avait pourtant fourni l'orgue de choeur. Le buffet, en chêne, avec positif postiche pour cacher la console indépendante, a été dessiné par l'architecte P. Urmès. Le nouvel instrument a été inauguré en 1881.
Cet orgue est le plus grand instrument à traction mécanique par cette firme, et indéniablement, leur chef-d'oeuvre. Il propose une synthèse entre la facture parisienne et la facture d'Allemagne du sud à la fin du XIXe siècle. En effet, si Nicolas Dalstein (le lorrain) et Johann-Karl Haerpfer (le württembergeois) se sont rencontrés chez Cavaillé-Coll à Paris, sur le chantier de Saint-Sulpice, Haerpfer avait tout de même été très marqué par sa formation chez les facteurs Steinmeyer, Walcker et Haas. Ainsi, plusieurs éléments renvoient à l'école de Walcker, notamment les sommiers à pistons, volontiers chromatiques voire superposés pour un même clavier, et des jeux comme les Flûtes à doubles-bouches, l'Éolienne, et le Cor de chamois. En revanche, le grand récit symphonique, placé dans l'axe au sommet de l'instrument, est bien caractéristique de l'esthétique de Cavaillé-Coll. D'une manière générale, les anches ne renient pas leur inspiration française, alors que les fonds sont plus éloignés de ce qu'auraient fait les facteurs parisiens.
Quoique ayant été l'objet de réparations, en 1903, par ses constructeurs et, en 1936, par les facteurs Jacquot-Lavergne, de Rambervillers, l'orgue de Saint-Sébastien n'a jamais été remanié: il est intégralement conservé dans son état d'origine, tel que l'ont construit ses créateurs.
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When the city of Ville-neuve was created, it was decided to establish three parishes that would be dedicated to St. Sebastian, St. Roch and St. Nicolas. Due to lack of funds, only St. Sebastian was created in 1593. This very small church, whose reredos is still extant, was replaced, in the 18th century, by the actual building.
Built based on plans prepared by Nicolas Jenesson, the cornerstone was laid down in 1720. The roof was staarted in 1735 but, due to difficulties incurred with the architect, the church was completed only in 1731. Bishop Scipion-Jérôme Bégin, from Toul, consecrated the church on August 9, 1732.
This building testifies Jenesson's skills who had to made compromises : to build a large church on a narrow land delimited by four streets while preserving the old 1682 bell-tower, was not an easy task. Rectangular in shape, the building received a new and larger 147-feet (45-meter) high bell-tower to be a matching pair with the existing one, so to surround the semi-circular apse that overflows slightly in the street.
The façade was very well taken care of by the architect : lower than the remaining of the building, it curves inwards to form bodies that surround the unique door. It is decorated by four large sculpted pannels executed by Joseph-Dieudonné Pierre : the two curved panels surrounding the door depict the Saviour and the Blessed Virgin, the two others, located at the extremities, are flat and depict St. Nicolas and St. Charles. Pannels are seperated by pillars and Doric columns. These last one support an entablature decorated with triglyphs.
Above this first level, another one, narrow, rises above the door. It is formed by a pediment supported by two pillars. In the middle, a large window above which was hung, in the past, the Lorraine coast of arms held by two eagles under a royal coat. Executed by François Chaussel, this sculpture was destroyed during the Revolution. In its place, today, there is a clock. On each side, above the pannels located at the extremities, statues of St. Sebastian and the Duke Leopold were installed in 1886. These statues have been, executed by Victor Huel father, had been given by Rev. Trouillet in 1882.
Inside, the church has a four-bay nave and side aisles that have the same height of the main nave, as it was the custom in hall churches at the end of Middle Ages. Vaults on pendentives are supported by Ionic pillars; the copola above the transept crossing is decorated with four scenes depicting the martyrdom of St. Sebastian, executed by the same sculptors who decorated the façade. In 1816, the chancel has been decorated with a crucifix attributed to sculptor César Bagard. The vestries are located on each side of the chancel and under the towers.
The Organ
The construction of a new organ was commissionned, in 1879, to organbuilding firm Dalstein-Haerpfer, from Boulay, in Moselle. This firm's project was preferred over the one by Cavaillé-Coll, judged to be too expensicve, and the one from Merklin who had built the chancel organ. The oak organcase, with a false Positif to hide the detached console, was designed by architect P. Urmès. The new instrument was inaugurated in 1881.
This organ is the largest mechanical-action instrument built by this firm, and undeniably, their masterpiece. It is a synthesis between the Parisian aesthetics and the South German aesthetics at the end of the 19th century. In fact, is Nicolas Dalstrin (from Lorraine) and Johann-Karl Haerpfer (from Württemberg) met in the Cavaillé-Coll workshop in Paris, on the St. Sulpice church projet, Haerpfer had been very much impressed by his training in Steinmeyer, Walcker, and Haas workshops. Many elements refer to the Walcker's school like the chromatic cone-valve chests even superimposed for the same manual, and stops like double-mouth Flûtes, the Eolienne and the Cor de chamois. On the other hand, the large symphonic Recit division, located on top of the instrument, is typical of Cavaillé-Coll's aesthetics. In general, reeds stops do not repudiate their French inspiration, but the flues are far from what could have been built by Parisian organbuilders.
While repairs were carried out in 1903 by the builders, and in 1936 by organbuilders Jacquot-Lavergne, from Rambervillers, the St. Sebastian organ has never been rebuilt: it is still in its original condition as the builders have created it.
I. Grand-Orgue |
II. Positif |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Principal | 8' | |
| Bourdon | 16' | Flûte amabile | 8' | |
| Montre | 8' | Cor des Alpes | 8' | |
| Bourdon | 8' | Salicional | 8' | |
| Flûte | 8' | Eolienne | 8' | |
| Viole de gambe | 8' | Flûte douce | 4' | |
| Prestant | 4' | Dulciana | 4' | |
| Flûte octaviante | 4' | Doublette | 2' | |
| Quinte | 2 2/3' | Trompette | 8' | |
| Doublette | 2' | Clarinette | 8' | |
| Grand Cornet 8' | V | |||
| Plein Jeu 2 2/3' | V | |||
| Basson | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
Pédale |
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|---|---|---|---|---|
| Quintaton | 16' | Contrebasse | 16' | |
| Diapason | 8' | Soubasse | 16' | |
| Bourdon | 8' | Quinte | 10 2/3' | |
| Flûte traversière | 8' | Flûte | 8' | |
| Voix céleste | 8' | Violoncelle | 8' | |
| Flûte octaviante | 4' | Flûte douce | 4' | |
| Octavin | 2' | Bombarde | 16' | |
| Basson | 16' | Trompette | 8' | |
| Trompette harmonique | 8' | Clairon | 4' | |
| Basson-Hautbois | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||