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Orgue de tribune / Gallery Organ Callinet, 1831 / Cavaillé-Coll, 1880
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Orgue de choeur / Chancel Organ Cavaillé-Coll, 1846 / Huvry, 1995
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La première cathédrale, attribuée à saint Euverte, est construite au VIIe siècle, et porte déjà à cette époque le nom de Sainte-Croix. Différentes cathédrales et chapelles, à tour de rôle romanes et gothiques, se sont succédées sur le site, détruites et reconstruites au fil des aléas de l'histoire et des guerres de Religion.
La seconde cathédrale échappa par miracle à la destruction par les Normands mais fut ensuite détruite par un incendie. La troisième cathédrale commencée au Xe siècle, continuée au XIe par l'évêque Arnould II et achevée au XIIe, était une des plus vastes de France: elle comptait des doubles collatéraux, un choeur surélevé à la manière de Saint-Benoist qu'entourait un déambulatoir agrémenté d'alvéoles, et une belle façade appuyée par deux tours. Mais, construite sans doute trop rapidement, elle menaça de tomber en ruines au bout de 200 ans.
En 1278, l'évêque Robert de Courtenay décida, au lieu de la restaurer, d'édifier une autre église dans le style nouveau qui fleurissait en France. En 1287, son successeur, Gille Pasté, posait la première pierre. La nouvelle cathédrale comportait un choeur gothique soutenu par de magnifiques arcs-boutants. Ce choeur fut complété par des chapelles absidales à la fin du XIIIe siècle et par des chapelles latérales au cours du XIVe.
Au début du XVIe siècle, la cathédrale, commencée deux cents ans auparavant par Robert de Courtenay, est presque achevée. En 1512, une grosse boule dorée surmontée d'une croix est hissée sur le clocher qui vient d'être élevé au-dessus de la croisée des nefs. Dans les années qui suivent, le raccord avec le transept roman est terminé; quatre travées neuves permettent à la nef d'atteindre le portail qui s'encastre entre ses deux vieilles tours.
En 1567, débute la deuxième guerre de religion, et Orléans est à nouveau occupée par les protestants qui s'acharnent bientôt sur les églises. Déplorant ces excès, Condé, à la tête des protestants, fait murer les portes de la cathédrale pour éviter de nouveaux saccages. Cependant, un petit groupe de huguenots fanatiques, déçus de voir Condé prêt à traiter avec les catholiques, s'introduisent dans la cathédrale dans la nuit du 23 au 24 février 1568 et la font sauter. Les piliers s'effondrent, entraînant le clocher, la sphère de cuivre le surmontant, les voûtes du choeur, et la nef. Seules restent intactes les chapelles rayonnant autour du choeur, ainsi que les deux premières travées de la grande nef.
Henri VI, le 9 août 1599, décide de la reconstruction, financée par le trésor royal. L'organisation d'un jubilé à partir de novembre 1600 permet de réunir les fonds nécessaires. Le 18 avril 1601, le roi Henri IV pose la première pierre de la nouvelle cathédrale. À la fin de son règne, l'ossature (grand corps) est terminée, et entre 1615 et 1620 il est recouvert d'un comble dans lequel un espace vide est réservé pour le clocher. La construction du choeur débute alors. Il est terminé et vitré en 1623. De 1627 à 1636, on édifie le transept. Vers 1643, l'aile nord est terminé et on commence la construction du clocher, par une lourde flèche surnommée la pyramide. En 1690, l'aile sud est terminée et la cathédrale semble terminée, mais les travaux doivent continuer car la pyramide ne tient pas et doit être démolie. La construction du nouveau clocher commence à la fin du règne de Louis XIV et se termine en 1723.
En 1739, commence l'édification du portail monumental surmonté des deux tours, en prolongement de la grande nef. La façade, jusqu'à la base des tours, est terminée en 1773. Les deux premiers étages des tours sont construits durant les dix années suivantes, alors qu'il faut renforcer le portail qui menace de s'effondrer. On peut ensuite s'occuper du troisième étage, constitué d'une couronne aérienne surmontée d'un ange à chaque coin.
Entre 1822 et 1829, le parvis est couvert sur toute sa largeur par un perron monumental et la terrasse supérieure dallée. L'inauguration officielle de la cathédrale se fait le 8 mai 1829 à l'occasion du 400e anniversaire de la délivrance d'Orléans par Jeanne d'Arc.
En 1854, le clocher qui s'inclinait de façon inquiétante, est démoli puis reconstruit, et enfin inauguré en 1858. En 1859, Mgr Philippe-Antoine-Philibert Dupanloup, évêque d'Orléans, fait placer dans la cathédrale les vitraux du choeur, oeuvre de Lucien-Léopold Lobin.
Enfin, la cathédrale Sainte-Croix est la seule cathédrale de France à ne pas avoir été consacrée par le clergé... La légende dit que, Dieu l'ayant bénie lui-même, toute autre consécration n'était pas nécessaire!
L'orgue
L'orgue de tribune
Un marché passé le 3 mai 1523 entre le chapitre d'Orléans et le facteur d'orgues Alexandre des Oliviers témoigne pour la première fois de la présence d'un orgue en la cathédrale Sainte-Croix. Réparé en 1556 par Claude Delagrange, cet instrument fut détruit, en 1568, lors de la destruction de la cathédrale par les Huguenots au moment des guerres de religion. En 1657, l'organier bourguignon Noël Grantin installe un nouvel instrument. En 1707, l'instrument est achevé par Jean Brocard. En 1757, des travaux sont confiés à Jean-Baptiste Isnard, neveu de Jean-Esprit et nouvellement installé à Orléans.
Le 8 mai 1806, l'architecte orléanais Benoist Lebrun, paroissien de Sainte-Croix, fait don à Mgr Étienne-Alexandre-Jean-Baptiste-Marie Bernier, alors évêque d'Orléans, de l'orgue de l'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire, qu'il avait acheté en 1796 lors des ventes des biens nationaux. Cet instrument avait été construit en 1631 et transformé en 1705. Son buffet des XVIIe et XVIIIe siècles était très classique avec ses cinq tourelles au grand corps, les plus hautes étant aux extrémités, et trois autres au positif de dos. L'instrument ne quitte Saint-Benoit-sur-Loire qu'en 1821, malgré la résistance des habitants, et est acheminé à Orléans par bateaux sur la Loire. Inutilisé depuis le départ des moines en 1789, l'instrument est en assez mauvais état. C'est le facteur parisien Louis Callinet qui est chargé de son remontage en 1822, sur une tribune spécialement construite à cet effet dans le transept sud de la cathédrale, car à cette époque la tribune actuelle n'est pas encore construite, de même que les dernières travées de la nef. Ses 45 jeux, dont 12 jeux d'anches, sont répartis sur quatre claviers manuels et pédalier à la française, avec ravalement jusqu'au Fa. Son caractère évolue d'une esthétique encore classique vers une esthétique un peu plus romantique. Le buffet d'origine a été agrandi et profondément remanié, même s'il conserve dans son ensemble une esthétique typique des XVIIe et XVIIIe siècles. Les sculptures actuelles des tourelles, les atlantes et la tête d'ange au culot de la tourelle centrale du grand corps appartenaient au buffet d'origine. Des travaux de Callinet subsistent une bonne partie de la tuyauterie encore en place de nos jours, surtout aux sommiers de Positif, de Grand-Orgue et de Pédale.
Très vite, on s'aperçoit que la tribune construite pour recevoir l'orgue s'affaisse entraînant des dérangements mécaniques. Callinet intervient mais s'inquiète, un menuisier contrôle le niveau de la tribune et certifie que celle-ci n'a plus bougé. En 1836, Callinet estime que le mécanisme pourrait rapidement ne plus se mouvoir mais l'architecte s'obstine à dire que les poutres qui ont pris une légère courbure ne fléchissent plus. Néanmoins il faut maintenir l'orgue par des tiges de fer accrochées au mur ouest.
En 1861, nouvel affaissement, l'instrument devient de plus en plus difficile à utiliser. En 1866, une poutre de la tribune casse entraînant un tassement de la mécanique qui est complètement disloquée. En 1869, Aristide Cavaillé-Coll est chargé de présenter un devis des travaux à effectuer. En 1870, la guerre survient et 10 000 soldats français furent faits prisonniers et internés dans la cathédrale. Au cours d'une nuit, ils saccagent le Grand-Orgue.
En vue de le reconstruire, le chapitre fait appel en 1878 au plus célèbre facteur du moment, Aristide Cavaillé-Coll (1811-1899), qui avait déjà réalisé, en 1846, l'orgue de chœur de la cathédrale. Le facteur souhaita, pour améliorer l'acoustique en ce très long vaisseau qu'est la cathédrale Sainte-Croix, réduire de quelques mètres la hauteur de la tribune mais la fabrique s'y opposa. C'est cet orgue, riche de 54 jeux disposés sur quatre claviers manuels et pédalier, que nous pouvons toujours apprécier aujourd'hui. Depuis l'inauguration par l'organiste Alexandre Guilmant le 5 février 1880, l'instrument a heureusement peu subi de transformations majeures hormis l'installation d'un ventilateur électrique en 1921. Il résista aux bombardements de 1940 et ceux de 1944 ainsi qu'aux multiples intempéries. Son esthétique sonore n'a de plus pas été touchée par la vague néoclassique en vigueur à partir des années 1930.
En 1949, Robert Boisseau procède au nettoyage et aux réglages. En 1955, il est décidé de restaurer l'orgue et de procéder à des modifications conformes au goût du moment avec en particulier la dotation de jeux propres au clavier de bombarde. Mais l'argent manque, la restauration traîne.
En 1973, l'organiste Marie-Claire Alain rédige un important rapport sur l'instrument afin d'obtenir le classement auprès de la Commission Supérieure des Monuments Historiques. Elle précise que l'instrument « de très grande classe (…) est un témoignage parfaitement authentique de l'œuvre du grand facteur Cavaillé-Coll ». Elle y ajoute cependant qu'un gros relevage s'impose avec urgence. Le classement fut adopté en juillet 1974, et les travaux de relevage furent confiés à la manufacture d'orgues Haerpfer en 1978. Au cours de ces travaux, le diapason (La = 435 Hz) a été rehaussé (au La = 440 Hz) pour pouvoir organiser des concerts « Trompette et Orgue » alors très en vogue. Cette opération a malheureusement nui à la clarté de l'orgue, devenu plus flûté. En 1981, le chapitre de la cathédrale octroie à la maison Haerpfer un marché pour exécuter une restauration de l'orgue et la cathédrale retrouve ce bel instrument qui fait depuis l'admiration de nombreux organistes et amateurs d'orgue et qui est l'objet d'enregistrements réguliers. En 1996, l'organier Bernard Huvry réalise certains travaux sur l'instrument.
L'instrument d'Aristide Cavaillé-Coll est original à plus d'un titre, en comparaison avec les autres orgues contemporains de ce facteur. D'une part, le Positif de dos a été maintenu, et n'a pas été vidé de sa tuyauterie. Ensuite ce même Positif comporte un Plein-jeu autonome de 5 rangs. D'autre part, la présence d'un clavier de bombarde qui appelle les anches, le Cornet et le Plein-jeu du Grand-Orgue n'est pas sans rappeler l'extraordinaire orgue Isnard de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, avec son clavier de résonnance qui permet de jouer les jeux de pédale. L'orgue possède en outre à la pédale une Bombarde de 16', chose courante, mais aussi une autre bombarde appelée Contre-bombarde 32' mais qui en fait est à la quinte de la Bombarde de 16' précitée, soit une hauteur réelle de 10 2/3', ce qui est extrêmement rare et inusité. Dans l'ensemble, l'orgue est de style romantique, avec ses nombreux huit-pieds, ses jeux étroits et ses flûtes harmoniques, mais il annonce fortement les orgues symphoniques; il constitue ainsi une charnière décisive dans l'évolution esthétique de l'orgue à la fin du XIXe siècle.
L'élégante console est en fenêtre, entre le Positif et le grand buffet. Les quatre claviers (dans l'ordre Positif, Grand-Orgue, Bombarde et Récit) ont chacun 56 touches (d'Ut à Sol) et le pédalier 30 notes (d'Ut à Fa). Seul le Positif est en mécanique directe, tandis que les autres claviers disposent de l'assistance pneumatique par machines Barker. Les tirants de registres, disposés de manière très classique de part et d'autre de la fenêtre, sont de section ronde et à leur extrémité est disposée une pastille de céramique avec le nom des jeux, ce qui donne une petite touche XIXe siècle. Les pédales d'appel de jeux, d'octaves et d'accouplement sont en métal, ainsi que la pédale d'orage située à gauche du pédalier, l'expression du Récit est à bascule.
L'intérieur du buffet est très ordonné et très soigné, l'espace y est distribué généreusement, facilitant ainsi l'accès aux différentes parties de l'instrument. On peut distinguer d'une part le buffet de Callinet, et d'autre part, derrière ce dernier, l'extension faite par Cavaillé-Coll jusqu'au mur ouest de la cathédrale, et qui comprend des sommiers de pédale, les réservoirs primaires, le ventilateur et le récit expressif. La position des sommiers, répartis côté Ut et côté Ut #, est globalement classique: Grand-Orgue au centre, Pédale aux extrémités (dans le buffet Callinet ainsi qu'à l'extérieur, le long du mur occidental), Récit expressif surélevé, derrière les sommiers de Grand-Orgue, et Positif accroché à la tribune. La mécanique est disposée de manière très rationnelle, sauf peut-être la machine Barker du Récit trop excentrée.
Les sonorités de l'orgue sont très belles, bien équilibrées, très claires (certainement encore plus avant 1980), qu'il s'agisse des jeux solistes ou bien des ensembles de jeux. Cependant la configuration de la cathédrale, qui peut provoquer des décalages et de la réverbération nuisibles à l'effet musical, incite l'organiste à faire très attention à son jeu et à accorder une importance toute particulière à la registration ainsi qu'à l'équilibre et à la dynamique des masses sonores, qu'il s'agisse de la musique de Bach, de Couperin ou de Franck. À apprécier surtout la douceur des flûtes (harmoniques ou non), la clarté du plein-jeu de Positif, des anches et du fonds d'orgue, la chaleur de la voix humaine et du basson au Récit, le caractère soliste de la montre de 8', enfin, toutes les qualités sonores d'un orgue de qualité.
Malheureusement, le temps fait irrémédiablement son œuvre, et le prestigieux Cavaillé-Coll aurait maintenant besoin d'une véritable restauration, au cours de laquelle il pourrait retrouver toute sa splendeur avec son diapason d'antan, tel que le facteur l'avait pensé.
L'orgue de choeur
En 1842, Jean-Jacques Fayet, curé de l'église Saint-Roch à Paris, est nommé évêque d'Orléans. Il connaît bien la famille du facteur d'orgues Cavaillé-Coll, aussi se tourne-t-il vers eux en vue d'avoir un devis pour un orgue de choeur. Celui-ci est soumis le 21 mai 1843. Il faut cependant attendre encore trois ans pour que le nouvel instrument soit mis en place. Quant au buffet, son coût est estimé à 2 978 francs. Le 17 mai 1845, le Ministre de la Justice et des Cultes, dans une lettre adressée à l'évêque d'Orléans, trouve la proposition de Cavaillé-Coll excessive : le nombre de jeux trop élevé eu égard à ce que l'on trouve pour les orgues de choeur des cathédrales de Paris, Reims ou Bordeaux. Après avoir consulté l'organiste de l'orgue de tribune et le maître de chapelle, Mgr Fayet répond au ministre que les jeux entrant dans la composition de l'orgue sont indispensables au volume du vaisseau. Il obtient gain de cause.
Les difficultés ne s'arrêtent pas là. L'architecte de la cathédrale, Étienne-Albert Delton, modifie le buffet proposé par Cavaillé-Coll pour être mieux en harmonie avec le style de l'édifice. Il sera réalisé par le sculpteur Michel-Joseph-Napoléon Liénard au coûts de 4 120 francs. Le conseil de fabrique ne peut assurer le surcroît et finalement c'est l'évêque qui prend à sa charge le complément. Il s'agit d'un instrument de 14 jeux répartis sur deux claviers manuels de 54 notes avec pédalier de 18 notes en tirasse. La soufflerie se composait d'un grand réservoir alimenté par une double pompe qui pouvait être actionnée par un enfant de force moyenne. L'instrument a été inauguré le 6 octobre 1846.
En 1881, le conseil de fabrique projette de compléter le Récit, car il manque les 17 notes dans le grave. Cette demande ne sera que partiellement satisfaite par Charles Mutin, successeur de Cavaillé-Coll, en 1901. Un nouveau sommier est alors ajouté au Récit mais pour 5 notes seulement. Une modification est également apportée au Grand-Orgue; une chape est ajoutée à l'arrière du sommier du Grand-Orgue. Un Bourdon 16' est ajouté, un système de doubles soupapes permet son usage également à la pédale sans pour autant être actif au Grand-Orgue.
Entre 1936 et 1939, les très belles stalles du XVIIIe siècle sont réinstallées dans le chœur, entraînant la disparition de la façade de l'orgue et étouffant ce dernier, coincé derrière les boiseries : le rendement sonore est complètement dénaturé. Les travaux d'adaptation sont confiés aux établissements Gonzalez. Il n'y a pas de modification de la composition ni même de la mécanique, seuls les tuyaux de façade sont déplacés pour être postés différemment. La tuyauterie, qui est disposée au-dessus des boiseries est postiche; elle a pour fonction de dissimuler le haut de la boîte expressive du Récit.
En 1979, l'orgue est classé au titre de « monument historique ». En 1995, les travaux de restauration commencent. Finalement, il a été décidé de laisser l'instrument à la place retenue par Cavaillé-Coll, le surélevant pour que toute la tuyauterie soit dégagée et parle librement. Un nouveau buffet est réalisé sur les plans de Jacques Moulin, architecte en chef des monuments historiques. Les pots-à-feu disposés sur la haut du buffet proviennent de l'ancien jubé. Les travaux ont été confiés à la manufacture Bernard Huvry.
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The first cathedral, attributed to St. Euverte, was built in the 7th century and was already named Sainte-Croix (Holy Cross). In turn different Romanesque and Gothic cathedrals and chapels were built on the site, destroyed and rebuilt in the ups and downs of history and Religion wars.
The second cathedral avoided destruction by the Normans bt was later destroyed by fire. The third cathedral, started in the 10th century and carried on through the 11th century by bishop Arnould II and completed in the 12th century, was one of the largest in France: it had double side aisles, a raised chancel like in St. Benoist surrounded by an ambulatory graced with alveoli, and a nice façade supported by two towers. Most probably built too quickly, it threatens to go to rack after 200 years.
In 1278, Bishop Robert de Courtenay decided, instead of restoring it, to build another church in the new style then flourishing in France. In 1287, his successor, Gille Pasté, laid the cornerstone. The new cathedral had a Gothic chancel supported by magnificent butterresses. This chancel was completed with apsidal chapels at the end of the 13th century and with lateral chapels in the 14th century.
In the 16th century, the cathedral, started two hundred before by Robert de Courtenay, was almost completed. In 1512, a large gilded ball topped by a cross was raised on the tower that was just built above the transept crossing. In the following years, the connection with the Roman transept is completed; four new bays allow the nave to reach the portal recessed between the two old towers.
The second religion war started in 1567 and Orleans is anew occupied by the Protestants who soon hounded the churches. Deploring these excesses, Condé, the leader of the Protestants, walled in the cathedral in order to avoid new destructions. Unfortunately, a small group of zealous Huguenots, disappointed to see Condé ready to settle with the Catholics, got into the cathedral on the night of Frbeuary 23 to 24, 1568 and blew it up. Pillars collapsed dragging the tower and the copper sphere topping it, the chancel vault, and the nave. Only the radiant chapels around the chancel and the first two bays of the large nave were left intact.
On August 9, 1599, Henri IV decided to rebuilt the cathedral financed by the royal treasure. The organization of a jubilee, starting in November 1600, allowed to collect the necessary funding. On April 18, 1601, King Henri IV laid down the cornerstone of the new cathedral. At the end of his reign, the main structure is completed and, between 1615 and 1620, it is covered by an attic in which an empty space is reserved for the tower. The construction of the chancel is then started. It will be completed and fit with glass in 1623. From 1627 and 1636, the transept is built. Around 1643, the north arm is completed and the construction of the tower is started with a heavy spire nicknamed the pyramid. In 1690, the south arm is completed and the cathedral appears to be completed except that works had to continue because the pyramid is unstable and must be demolished. The construction of a new tower starts at the end of Louis XIV's reign and will be completed in 1723.
The construction of the monumental portal, topped by the two towers, starts in 1739 as an extension of the long nave. The façade up to the base of the towers is completed in 1773. The first two stories of the towers are built during the next ten years while the portal had to be strengthen. Then works can begin on the third story of the towers made of an aerial crown topped by an angel on each corner.
Between 1822 and 1829, the parvis is covered by large steps and a upper paved terrasse. The official inauguration of the cathedral took place on May 8, 1829 on the 400th anniversary of the liberation of Oelrans by Joan of Arc.
In 1854, the tower, that leaned over worryingly and had to be demolished and rebuilt, was inaugurated in 1858. In 1859, the bishop, Mgr. Philippe-Antoine-Philibert Dupanloup, had the stained glass windows installed in the chancel, executed by Lucien-Léopold Lobin.
Finally, St. Croix cathedral is the only cathedral in France not to have beeen consecrated by the clergy... The legend says that God himself blessed the cathedral, any other consecration was not necessary!
The Organ
The Gallery Organ
A contract signed on May 3, 1523 between the members of the Chapter of Orleans and organbuilder Alexandre des Oliviers gives evidence for the first time for the presence of an organ in St. Croix cathedral. Repaired in 1556 by Claude Delagrange, the instrument was destroyed, in 1568, then the cathedral was destroyed by the Huguenots during the Religion war. In 1657, burgundian organbuilder Noël Grantin installed a new instrument. In 1707, the instrument was completed by Jean Brocard. In 1757, works are commissionned to Jean-Baptiste Isnard, Jean-Esprit's nephew, and newly arrived in Orleans.
On May 8, 1806, architect Benoist Lebrun, a parishionner of St. Croix, gave to Bishop Étienne-Alexandre Jean-Baptiste-Marie Bernier, bishop of Orleans, the Fleury organ installed in St. Benoît-sur-Loire abbey that he purchased in 1796 during the sale of national assets. This instrument had been built in 1631 and transformed in 1705. Its 17th and 18th century organcase is in a very classic style with its 5 turrets in the main case, the highest being at the extremeties, and 3 others in the positif case. The instrument did not leave St. Benoît-sur-Loire until 1821, in spite of the population's opposition, and reached Orleans by boats on the Loire. Unused since the monks' departure, the instrument is in a perry bad condition. Parisian organbuilder Louis Callinet is responsible for its reassembly in 1822 on a specially built gallery in the south transept of the cathedral because the present gallery and the last bays of the nave were not yet built. The instrument has 45 stops, including the 12 reed stops, over 4 manuals and «à la française» pedalboard with extension to lower F. The instrument develops from a Classic structure to a more Romantic aesthetics. The original organcase is enlarged and deeply revised even though as a whole it retains an aesthetics typical to the 17th and 18th centuries. Actual sculptures on the turrets, the atlandes and the cherub head on the base of the central turret come from the original organcase. Works carried out by Callinet are still present in the pipeworks mainly in the windchests of the Positif, Grand-Orgue and the Pedal divisions.
Very quickly, it was realized that the gallery built to receive the organ was sinking causing mechanical troubles. Callinet intervenes but gets worried, a carpenter controls the level of the gallery and certifies that it did not move any more. In 1836, Callinet warns that the mechanical action could cease working in the near future but the architect persists in saying that the beams which took a light curve should not bend any more. Nevertheless it is necessary to tie the organ to the western wall with iron shafts.
In 1861, new subsidence, the instrument becomes more and more difficult to use. In 1866, a gallery beam breaks off causing damage to the action mechanism which is completely dislocated. In 1869, Aristide Cavaillé-Coll is asked to submit a proposal concerning works to be carried out. In 1870, war breaks away and 10,000 French soldiers were made prisoners and interned in the cathedral. During one night, they wrecked the organ.
In order to rebuilt it, the Chapter, in 1878, calls upon the most famous organbuilder of the time, Aristide Cavaillé-Coll (1811-1899) who had completed, in 1846, the chancel organ of the cathedral. In order to better the acoustics in the very long nave, Cavaillé-Coll wished to lower the gallery by a few meters but the Chapter refused. Today, we still can appreciate this instrument with its 54 stops over 4 manuals and pedal. Since its inauguration by organist Alexandre Guilmant on February 5th, 1880, the instrument never received major transformations save for the installation of an electric blower in the 1920's. It withstood the 1940 and the 1944 bombings and numerous bad weathers. Its tonal structure were not revised during the neo-Classic wave popular from the 1930's.
In 1949, Robert Boisseau carried out a general cleaning and regulatings. In 1955, it is decided to restore the organ and to carry out modifications correspondent to the style of the time with particularly the introduction of independent stops in the Bombarde division. But financial resources are mission and the restoration lingers on.
In 1973, organist Marie-Claire Alain writes up an important report on the instrument in order to obtain a classification by the Historic Monumets Commission. She states that the instrument « high-class (...) is a perfect authentic example of the works of Cavaillé-Coll ». However, she adds that a major restoration is urgently needed. The classification was adopted in July 1974, and renovation works were commissionned to organbuilding firm Haerpfer in 1978. During the course of these works, the diapason (A=435Hz) is raised (A=440Hz) in order to organize "Trumpet and Organ" concerts then very popular. Unfortunately, this action harmed the brightness of the isntrument, now more reedy. In 1981, the Chapter commissionned organbuilder Haerpfer to restore the instrument and when completed, the cathedral enjoyed again the nice instrument that still arouses admiration from organists and organ lovers while being often used for recordings. In 1996, organbuilder Bernard Huvry carried out works on the instrument.
The instrument from Aristide Cavaillé-Coll is original in more than one way, in comparison with other contemporary instrument of this organbuilder. For one thing, the back Positif was preserved and was never emptied. Next, the same Positif incluses an autonomous 5-rank Plein Jeu. On the other hand, the presence of a Bombarde keyboard, that calls upon reeds, Cornet and Plein-jeu from the Grand-Orgue division, reminds of the extraordinary Isnard organ in St. Maximin-la-Sainte-Baume, with its Résonnance keyboard allowing to play the Pedal stops. In the Pedal division, the organ has a 16' Bombarde, a common stop, but also another Bombarde called 32' Contre-bombarde which is the fifth of the 16' Bombarde, a real height of 10 2/3', and is an extremely rare and uncommon occurrence. The tonal structure of the organ is more of Romantic style with its many 8' stops, its narrow stops and its harmonic flutes but it strongly precludes symphonic organs; it is a decisive turning point in the organ aesthetics evolution at the end of the 19th century.
The elegant console is "en fenêtre" between the Positif and the main organcase. Only the Positif manual has mechanical action while the other manuals use pneumatic assistance by Barker machines. Stop drawknobs, located on each side of the keyboards, are round and the name of the stop is written on a ceramic disc. Ventil pedals are made of metal and the storm pedal is located on the left of the pedalboard. Recit expression is activated by a balances pedal.
Inside the organcase, everything is laid out neatly, room space is generously distributed easing access to the different sections of the instrument. One can see Callinet's organcase and, behind it, the extension made by Cavaillé-Coll up to the west wall of the cathedral housing the windchests of the Pedal division, the primary bellows, the blower and the enclosed Récit division. The layout of the windchests, divided between C and C# sides, is generally common: Grand-Orgue in the center, Pedal in the extremities (inside Callinet's organcase and outside along the west wall), raised enclosed Récit behind the Grand-Orgue windchests, and the Positif hanging over the rail. The layout of the mechanical action is very rational except maybe for the Barker machine of the Récit which is thrown off center.
The tonal structure of the instrument is well balanced and very bright (certainly more than before 1980), and this concerns solo stops as well as foundation stops. However, the layout of the cathedral, that can cause gaps and reverberation harmful to the musical result, encourages organist to be very careful about his play and to give special importance to the registration he uses and also to the balance and dynamics of sound while playing music from J.S. Bach, from Couperin or from Franck. Softness of flutes (harmonic or not), brightness of the Plein-Jeu from the Positif, of reeds and foundation stops, the warmness of the Voix humaine and the Bassoon from the Récit, and the solo character of the 8' Montre are features worth mentioning.
Unfortunately, time goes on and the prestigious Cavaillé-Coll instrument would require a truly restoration that will bring back its original magnificence and diapason, just as the builder had devised.
The Chancel Organ
In 1842, Fr. Jean-Jacques Fayet, parish priest of St. Roch in Paris, is appointed bishop of Orléans. As he was familiar with the Cavaillé-Coll family and he went to them for a proposal about a chancel organ. The proposal was submitted on May 21th, 1843. Three years will go by before the new instrument is installed. The cost of the organcase is estimated at 2 978 francs. On May 17th, 1845, the Justice and Worship Minister, in a letter sent to the Bishop of Orléans, finds that the Cavaillé-Coll proposal is too costly: the number of stops is too large when compared with chancel organs in Paris, Reims or Bordeaux cathedrals. After consulting the organist and the director of music, Bishop Fayet answered the Minister that the stops included in the proposal are necessary due to the church's volume. He won his case.
Difficulties did not stop there. Étienne-Albert Delton, the cathedral architect, modified the organcase proposed by Cavaillé-Coll in order to better match it with the style of the building. The churchwardens could not pay for the cost increase and finally the bishop offers to personnally pay for it. It is an instrument with 14 stops over two 54-note manuals and an 18-note pull-down pedalboard. The wind system was made up of a large reservoir fed by a double pump which could be operated by a child of medium force. The instrument was inaugurated on October 6th, 1846.
In 1881, the churchwardens decided to complete the Récit division because 17 bass notes were missing. This request will be only partly met by Charles Mutin, Cavaillé-Coll's successor, in 1901. A new windchest is then added for the Récit division but for 5 notes only. A modification is also executedt in the Grand-Orgue division; a toeboard is added in the back of the Grand-Orgue windchest. A 16' Bourdon is added, a double-valve system allows its use by the Pédale division without being active in the Grnad-Orgue division.
Between 1936 and 1939, magnificent 18th-century stalls are re-installed in the chancel, leading to the removal of the organ facade and choking the instrument behind the panellings: the sound output was completely unnatural. Fitting works were carried out by the Gonzalez firm. There was no tonal not action modification, only the facade pipework was moved and displayed in another way. The pipes, above the woodworks are dummies; they were used to hide the top of the swell box of the Récit division.
In 1979, the organ is classified as "historical monument". In 1995, restoration works began. Finally, it was decided to leave the instrument where Cavaillé-Coll originally placed it but raising it so that all pipework is clear and speaks freely. A new organcase is built based on plans prepared by Jacques Moulin, chief architect of Historical Monuments Department. The flame-vase finials located on top of the organcase come from the former rood screen. Works were carried out by the Bernard Huvry firm.
II. Grand-Orgue |
I. Positif |
|||
|---|---|---|---|---|
| 2Montre | 16' | 2Montre | 8' | |
| Bourdon | 16' | Salicional | 8' | |
| 2Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Bourdon | 8' | Unda Maris | 8' | |
| Salicional | 8' | 2Prestant | 4' | |
| Viole de gambe | 8' | Flûte douce | 4' | |
| Flûte harmonique | 8' | 1Quinte | 2 2/3' | |
| 2Prestant | 4' | Doublette | 2' | |
| Flûte douce | 4' | Plein-Jeu | V | |
| 2Fourniture | V | 1Trompette | 8' | |
| 2Cymbale | IV | 1Clarinette | 8' | |
| 1Grand Cornet | V | Clairon | 4' | |
| 2Bombarde | 16' | |||
| 2Trompette | 8' | |||
| Basson | 8' | |||
| 2Clairon | 4' | |||
III. Bombarde |
IV. Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Grand Cornet (GO) | V | Bourdon | 16' | |
| Fourniture(GO) | V | Principal | 8' | |
| Cymbale (GO) | IV | Viole de gambe | 8' | |
| Bombarde (GO) | 16' | Bourdon | 8' | |
| Trompette (GO) | 8' | Flûte | 8' | |
| Basson (GO) | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Clairon (GO) | 4' | Flûte octaviante | 4' | |
| Octavin | 2' | |||
| Cornet | V | |||
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Basson-Hautbois | 8' | |||
| 2Voix humaine | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
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|---|---|
| Soubasse | 32' |
| Soubasse | 16' |
| Grosse Flûte | 16' |
| 2Violonbasse | 16' |
| 2Violoncelle | 8' |
| Flûte | 8' |
| 2Flûte | 4' |
| 1Contre-bombarde | 32' |
| 1Bombarde | 16' |
| Tuba Magna | 16' |
| 2Trompette | 8' |
| 2Clairon | 4' |
| 1 | Tuyauterie (en partie) du XVIIIe siècle / 18th-century pipework (part) | |
| 2 | Tuyauterie (en partie) de Callinet, le reste par Cavaillé-Coll / Callinet pipework (part), other by Cavaillé-Coll |
I. Grand-Orgue |
II. Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Flûte harmonique | 8' | |
| Montre | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Bourdon | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Flûte octaviante | 4' | |
| Salicional | 8' | Trompette | 8' | |
| Prestant | 4' | Hautbois | 8' | |
| Doublette | 2' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 16' |