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Wolff, 2007
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Véritable icône de la culture à Québec, le Palais a toujours été un lieu incontournable, un carrefour populaire en plein cœur de la ville. Son histoire est ponctuée de moments forts liés à l'un ou l'autre de ses multiples rôles, car l'édifice n'est pas qu'une salle de spectacles. Selon les périodes, il a abrité une piscine (1932-1986), la bibliothèque de l'Institut canadien de Québec qui se transforme en bibliothèque publique (1932-1944) avant qu'elle ne s'installe dans l'ancienne église méthodiste Wesley, un cinéma (dans les années 50) une galerie d'art (1935-1970), une station de radio (1944-1974) et de télévision (1964-1966), en plus d'un théâtre (1973-1976).
Sur le site qu'occupe le Palais Montcalm se trouvait autrefois un vaste marché couvert construit en 1877 : la halle Montcalm. En 1929, au moment de la réfection du carré Montcalm, devenu place d'Youville, les autorités municipales décident d'acheter le site et de fermer le marché et la halle. Au début des années 1930, la halle est démolie et remplacée par un édifice doté d'équipements culturels et sportifs dont les plans sont confiés aux architectes Ludger Robitaille et Gabriel Desmeules qui optent pour un style beaux-arts. Construit au coût de 172 000 $, l'édifice est inauguré le 21 octobre 1932 par un concert de la Société symphonique de Québec avec le concours de la soprano Jeanne Dusseau et le ténor Raoul Jobin.
Dès son ouverture, le Palais Montcalm accorde une place de choix aux concerts. C'est ainsi que la salle est utilisée par la Société symphonique de Québec dont les origines remontent à 1902 et qui est dirigée par Robert Talbot, et le Cercle philharmonique de Québec, fondé en 1935 et dirigé par Edwin Bélanger. Ces deux ensembles fusionnent le 25 juin 1942 pour former l'Orchestre symphonique de Québec qui emménagera, en janvier 1971, à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec nouvellement construit.
Au fil des ans, la grande salle a connu plusieurs vocations. Ainsi dans les années 30, il y a préférence pour l'opéra et l'opérette, puis dans les années 40 et 50, c'est le tour de la chanson française puis celui de la chanson québécoise et celui des spectacles de variétés dans les années 60 qui cèdent leur place à la musique rock dans les années 70 et enfin aux spectacles d'humour dans les années 80.
Outre les concerts et les spectacles, la grande salle offre, au cours de son histoire, les prestations les plus diverses : fanfares, chorales, défilés de mode, spectacles d'acrobatie, chorégraphies, démonstrations culinaires, concours d'amateurs, soirées de poésie, bingos, conférences, collation de grades universitaires, etc.
De premières rénovations en 1961 permettent la présentation d'opéras dans la salle de spectacle grâce à l'agrandissement de la fosse d'orchestre. En 1989, la grande salle de spectacles est baptisée « salle Raoul-Jobin » en l'honneur de ce grand ténor québécois (1906-1974).
Les années 1990 marquent l'heure de rénovations : tapis et sièges neufs, amélioration du système de chauffage, aménagement de loges d'artistes, amélioration du bloc technique. En parallèle, l'heure est venue de redéfinir la mission du Palais Montcalm. De cette réflexion naît, après de larges débats, le concept de " maison de la musique " où toutes les musiques y trouvent leur place : du classique au jazz, en passant par le baroque, le folklore et le blues.
En 2002, le Gouvernement du Québec et la Ville de Québec annoncent le projet de reconversion. Après un concours d'architecture, les travaux débutent en 2004. Ils seront réalisés au coût de 23 millions $.
L'inauguration a eu lieu le 17 mars 2007 par un concert donné par les Violons du Roy dont c'est le lieu de résidence.
Le positif
La commande de ce positif a été précédée de celle d’un premier orgue continuo, construit en l’an 2000 pour l'ensemble Early Music de Vancouver. Comme ce groupe avait auparavant loué divers positifs pendant plusieurs années, cela a permis de donner au facteur une longue liste de qualités désirées, ainsi que de défauts à éviter.
Par exemple, les gambistes du groupe n’aimaient pas l’effet des tuyaux de bois parlant vers l’intérieur, car ces tuyaux ne sonnaient pas toujours avec la même promptitude que leurs instruments à cordes. Par contre, le fait que les basses du bourdon parlent vers l’intérieur du buffet leur procure plus de résonance et un meilleur équilibre. Les plus gros tuyaux sont faits d’un seul bloc, en forme de flûte de pan et ils se basculent comme un panneau pour donner accès aux pilotes foulants, lorsqu’on doit régler la mécanique. On recommandait également de pouvoir jouer l’orgue avec portes et panneaux complètement fermés. Comme les portes sont encombrantes, nous avons préféré des panneaux ajourés qu’on peut fermer ou ouvrir au moyen d’un levier. Celui-ci est relié par des bielles aux panneaux rotatifs intérieurs, qui pivotent autour de leur axe.
S’il est vrai qu’un orgue continuo joue la plupart du temps un rôle modeste d’accompagnement, se contentant d’un Bourdon 8’ et d’une Flûte 4’, il est également vrai qu’ajouter un peu de variété ne coûte pas très cher, puisque l’infrastructure (le buffet, le sommier, la soufflerie et la mécanique) est déjà en place. Un Nazard ou une Tierce, en plus d’une Doublette, peut donc rendre cet orgue apte à exécuter des concertos de Haendel comme soliste, ou à jouer un rôle plus présent dans des cantates. Historiquement, des orgues aussi petits n’existaient qu’en Angleterre, tandis qu’on utilisait les orgues d’église pour les cantates de Bach.
La variété des jeux ainsi que le clavier divisé permettent également l’utilisation d’une registration différente pour accompagner la main droite. Ainsi, avec les registres tirés à mi-cran, il est possible de jouer la Flûte 4’ seule à la main gauche, contre le Bourdon et le Nazard par exemple, à la main droite. Les cinq leviers offrent donc de nombreuses possibilités de registration.
L’orgue peut être accordé selon tout diapason se situant entre 380 à 450 hertz et à n’importe quel tempérament.
Le buffet est en cerisier, fini à la cire d’abeille. Le motif des panneaux ajourés est repris dans la marqueterie du lutrin. Les panneaux du dessus se laissent également ouvrir. Monté sur des roulettes, l’instrument se transporte facilement. De plus, la partie supérieure se détache de la base et le clavier est escamotable pour passer les portes. La soufflerie, le soufflet et le silencieux, (aussi appelé « chicane ») sont intégrés dans la base.
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True cultural icon in Quebec City, the Palais Montcalm was always a place that cannot be overlooked, a popular crossroad right in the city center. Its history is punctuated with important events linked to one or another of its numerous roles because the building is more than a music hall. Along the way, it housed a swimming pool (1932-1986), the library of the Institut canadien de Québec which is transformed into a public library (1932-1944) before it moved to the former Methodist Wesley church, a cinema (in the 1950s), an art gallery (1935-1970), a radio station (1944-1974) and a television studio (1964-1966), and a theatre (1973-1976).
The site where Palais Montcalm now stands used to be a large covered market built in 1877: the Montcalm market place. In 1929, while Montcalm Square, now D'Youville Square, was being restored, local authorities decide to buy the site and to close both the market and the market hall. Early in the 1930s, the market hall is demolished and replaced with a fine arts style building designed by architects Ludger Robitaille and Gabriel Desmeules to house cultural and sporting equipments. Built at the cost of $172 000, the building is inaugurated on October 21st, 1932 with a concert given by the Société symphonique de Québec with, as guests, soprano Jeanne Dusseau and tenor Raoul Jobin.
From its opening days, concerts have a place of choice at Palais Montcalm. The concert hall is used by the Société symphonique de Québec whose origins go back to 1902 and is directed by Robert Talbot, and the Cercle philharmonique de Québec, founded in 1935 and directed by Edwin Bélanger. These two ensembles merge on June 25th, 1942 to form the Orchestre symphonique de Québec which will, in January 1971, move in Louis-Fréchette hall of the newly constructed Grand Théâtre de Québec.
Over the years, the concert hall is used for various events. In the thirties, preferences go for opera and operetta, and then in the forties and fifties, French song experiences its moment of glory. In the sixties, Quebec song and variety shows are most popular while rock music shows are favored in the seventies and finally laugh shows draw crowds in the eighties.
Besides concerts and shows, the concert hall is used for various activities: fanfares, choirs, fashion shows, acrobatic shows, choreography and dance, cookery demonstrations, amateurs' competitions, poetry nights, bingos, conferences, conferment of university degrees, etc.
A first series of renovations are carried out in 1961 to enlarge the orchestra pit in order to present operas. In 1989, the large concert hall is named "Raoul-Jobin" after the famous Quebec tenor (1906-1974).
Another series of renovations are carried out in the nineties: new carpets and seats, heating system improvements, installation of artists' lodges, technical equipment updating. In parallel, the mission of the Palais Montcalm is scrutinized. After many debates, the concept of "music center" is born where all styles of music will be featured: classical music to jazz, from baroque, to folk and to blues.
In 2002, the Government of Quebec and the City of Quebec announce the restructuration plan. After an architectural competition, construction starts in 2004. The cost will reach $23 millions.
The inauguration took place on March 17th, 2007 by a concert given by the Violons du Roy who is the resident orchestra.
The organ
The order for this continuo organ was preceded by a first one, built in 2000, for Vancouver Early Music. As this group had before rented various continuos over the years, it allowed them the supply the organbuilder with a long list of desired qualities as well as lacks to be avoided.
For instance, the group's viol players did not like the effect of wooden pipes speaking inwards, because these pipes did not always sound with the same quickness as their string instruments. On the contrary, the fact that Bourdon bass notes speak inwards give them more color and better balance. The largest pipes are built in a single piece, like a panpipe, and they tip over as a panel in order to give access to the stickers, when doing mechanical regulations. They also recommended that the organ be played with either opened or closed doors and panels. As doors are bulky, openwork panels are preferred; they can be closed or opened by way of a lever. This one is linked up by connecting rods to the internal rotary panels, which swivel around their axle.
If it is true that a continuo organ plays, most of the time, a modest accompaniment role using an 8' Bourdon and a 4' Flute, it is also true that adding a little variety does not cost very much, since the infrastructure (the organcase, the windchest, the blower and the action) is already in position. A Nazard or a Tierce, on top of a Doublette, can therefore allow this organ to perform Haendel concertos as a soloist, or to play a more present role in cantatas. Historically, such small organs existed only in England, while church organs were used for the Bach cantatas.
The variety of stops and the divided keyboard also allow the use of different registrations to accompany the right hand. With half-drawn levers, it is possible to only play the 4' Flute in the left hand, against the Bourdon and the Nazard for instance, in the right hand. The five levers allow numerous registration possibilities.
The organ can be voiced to any diapason being between 380 and 450 hertz and in any temperament.
The organcase is made of cherry tree, finished with honeybee wax. The pattern on the openwork panels is taken back from the lectern's marquetry. Top panels can also be opened. Fitted on casters, the instrument is easily moved. Besides, the upper section can be detached from the lower section and the keyboard is retractable to cross doors. The blower, the bellows and the silencer, (also called "chicane") are inserted into the bottom section.
Clavier / Manuel |
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|---|---|---|---|
| Jeu / Stop | Tessiture / Range | Position | Levier / Lever |
| Bourdon 8' | basse / bass | tiré / drawn | 1 |
| Bourdon 8' | dessus / treble | tiré / drawn | 2 |
| Bourdon 8' et Nazard 2 2/3' | dessus / treble | demi-cran / half drawn | 2 |
| Flûte à cheminée 4' | complet / complete | tiré / drawn | 3 |
| Flûte à cheminée 4' | basse / bass | demi-cran / half drawn | 3 |
| Doublette 2' | complet / complete | tiré / drawn | 4 |
| Doublette 2' | dessus / treble | demi-cran / half drawn | 4 |
| Larigot 1 1/3' | complet / complete | tiré / drawn | 5 |
| Tierce 1 3/5' | dessus / treble | demi-cran / half drawn | 5 |