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Casavant, Opus 493, 1912
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La paroisse de Sainte-Hénédine fait partie de la région administrative des Chaudière-Appalaches et de la municipalité régionale de comté de la Nouvelle-Beauce.
Lors de sa colonisation, le territoire de la paroisse Sainte-Hénédine faisait partie de la seigneurie Jolliet, située au sud de la seigneurie de Lauzon, sur le versant droit de la rivière Chaudière, concédée par le gouverneur Frontenac et l'intendant Champigny à l'explorateur Louis Jolliet d'Anticosti le 30 avril 1697. Celui-ci n'eut pas le temps de mettre son fief en valeur, car il mourut trois ans plus tard. Cette seigneurie resta près de 40 ans isolée et inoccupée. En 1725, la seigneurie appartient toujours à ses héritiers : Claire Jolliet, épouse de Joseph Fleury de La Gorgendière, et Charles Jolliet de Mingan. Reprise par le roi en 1736, elle est concédée à Thomas-Jacques Taschereau le 9 septembre 1736.
Après avoir appartenue à différents héritiers, elle est acquise progressivement entre 1777 et 1781 par Gabriel-Elzéar Taschereau ; comme petit-fils de Louis Jolliet d'Anticosti, il acquiert une partie de la seigneurie de Jolliet en 1777, puis en 1781, il en devient seigneur principal, après avoir acquis progressivement les droits successoraux de Joseph Fleury Deschambault et la part que William Grant avait obtenu en 1770 comme époux de Marie-Anne-Catherine Fleury d'Eschambault. C'est sous son règne, en 1798, que la colonisation des terres du territoire de Sainte-Hénédine débute dans le rang Sainte-Thérèse. Les colons proviennent principalement de l'est (Saint-Gervais), de l'ouest (Sainte-Marie) et du nord (Saint-Henri). Au décès de Gabriel-Elzéar en 1809, le domaine se fragmente, en 1811, entre plusieurs héritiers (Antoine-Charles Taschereau, Georges-Louis Taschereau, Julie-Louise Taschereau, Thomas-Pierre-Joseph Taschereau, Jean-Thomas Taschereau et Marie-Louise Taschereau, épouse de Olivier Perrault) et le tout s'éteint avec la fin du régime seigneurial le 18 décembre 1854.
Historique
Quand il fut question, en 1806, de former la paroisse de Sainte-Claire, les résidents du rang Sainte-Thérèse croyaient un moment qu'ils hériteraient de l'église. La longueur de cette dernière concession et la qualité de ses terres leur donnaient l'assurance de former éventuellement le cœur de la nouvelle paroisse. Pour des raisons de commodité et parce que le seigneur, Gabriel-Elzéar Taschereau, fournissait l'emplacement, les gens ne rechignèrent pas lorsque celui-ci installe, en 1809, une chapelle du côté nord-est de la rivière Etchemin. Ils furent déçus, de nouveau, en 1824 lorsque l'on construisit l'église sur cette même rive.
Ils s'en consolèrent rapidement, cependant, car un projet d'une nouvelle paroisse se dessinait entre Sainte-Claire et Sainte-Marie; la distance et le nombre d'habitants le justifiaient. Mais, en attendant, la partie ouest de la concession Sainte-Thérèse et le rang Saint-Alfred se trouvaient rattachés canoniquement à Sainte-Claire, tandis que le reste du territoire relevait de Sainte-Marie.
L'évènement a lieu en 1831 quand Mgr. Bernard-Claude Panet, archevêque de Québec, taille à même les territoires paroissiaux de Sainte-Claire et de Sainte-Marie ce qu'il fallait pour constituer la nouvelle paroisse Sainte-Marguerite. Bien que le décret d'érection canonique ait été pris le 8 novembre de cette année-là, les habitants durent attendre jusqu'en 1837 pour voir leur statut reconnu par les autorités civiles.
L'histoire de cette nouvelle paroisse commence, comme celles de la plupart des autres paroisses, dans la dissension. On ne s'entend pas sur le choix de l'emplacement de l'église. En raison de leur nombre, de leur ancienneté et de leur richesse, les gens de la concession Sainte-Thérèse revendiquent le droit d'ériger l'église chez eux. Ils déchantent rapidement, car assez curieusement, on choisit le jucher l'église dans le haut de la Grande Ligne, soit dans l'actuelle paroisse de Sainte-Marguerite. Le curé François-Hilaire Belleisle explique, dans une lettre à son ami, le grand vicaire Cazeau, comment Jean-Thomas Taschereau, père, pesa lourd dans cette décision. Ce dernier ne parvenait pas à attirer autant de colons qu'il l'aurait voulu sur les terres bosselées de Sainte-Marguerite, que les défricheurs boudaient à cause de leur potentiel agricole plus faible. Il espérant que la présence d'une église dans les environs rendrait les lots encore inoccupés plus attrayants.
La décision choque les habitants de Sainte-Thérèse, qui refusent de travailler et d'aider financièrement à la construction de la chapelle-presbytère, ce qui ralentit considérablement les travaux. Certains parlent même de réintégrer la paroisse de Sainte-Claire. Comme le conflit ne semble pas vouloir se dénouer amicalement, on cherche des compromis. Divers emplacements dans la Grande Ligne sont proposés, mais sans parvenir à rallier la majorité.
Une nouvelle paroisse à l'horizon : Sainte-Hénédine
Afin de soulager le curé Jean-Baptiste Perras, qui s'ennuyait à Sainte-Marguerite, l'archevêque le remplace par l'abbé François-Hilaire Belleisle, qui alla y passer des années de purgatoire.
Quelle que soit la solution proposée par le curé Belleisle pour régler le conflit concernant l'église, il arrive toujours à écorcher les intérêts de quelqu'un ou d'un groupe. S'il consent à déplacer l'église un peu vers la gauche, ceux de droite crient, et inversement si on va dans l'autre direction. Mgr Pierre-Flavien Turgeon finit par imposer un moratoire sur cette question et menace de priver des sacrements les plus récalcitrants, et même de retirer le prêtre de la paroisse. Cela n'empêche pas la querelle de s'envenimer, si bien qu'en 1851 on ne parle plus tellement de savoir où placer l'église entre Sainte-Marguerite et le rang Sainte-Thérèse, mais bien de fonder deux paroisses distinctes.
Malgré qu'il soit contre cette idée, Mgr Turgeon laisse entendre qu'il ne s'oppose plus absolument à la division de Sainte-Marguerite, afin de ramener la paix dans la région. L'archevêque semble convaincu, toutefois, que divisées, ces deux paroisses auraient de la difficulté à assumer leurs charges financières. Avant de diviser ce qu'il voyait, au départ, comme un tout, Mgr Turgeon tente un ultime rapprochement, mais l'entêtement des habitants a finalement raison de sa volonté, et l'évêque consent à la fondation d'une nouvelle paroisse.
Le nom de Sainte-Hénédine
Quand il fallut choisir un nom à la nouvelle paroisse, Catherine Hénédine Dionne, la seigneuresse de l'endroit, met tout le monde d'accord en offrant cent livres pour la construction de l'église. Évidemment, elle exige en retour que son nom soit rattaché à la nouvelle fondation. Intéressé par l'importance de la somme offerte, le curé cherche, dans l'histoire de la chrétienté, une sainte du nom d'Hénédine, car on ne peut baptiser une paroisse d'un nom qui n'existe pas dans le répertoire des saints.
Après quelques vaines recherches qui l'inquiètent un instant, il trouve, dans un rituel ancien, le nom qu'il cherchait : Hénédine de Cagliari, martyre du IIe siècle en Sardaigne. L'affaire est aussitôt conclue, même si à l'archevêché, on fronce les sourcils devant ce nom rare et déjà désuet à l'époque. Les habitants s'y habituent pourtant, même qu'ils ne tardent pas à l'apprécier.
Le 20 mars 1852, Mgr. Pierre Flavien Turgeon, archevêque de Québec, donne le bref d'érection canonique érigeant Sainte-Hénédine en paroisse distincte et dont le territoire provient des paroisses de Sainte-Marie, Sainte-Claire et Sainte-Marguerite. Le gouverneur Elgin sanctionne la décision des autorités diocésaines le 8 août suivant.
La première église
Sitôt le décret proclamé, les habitants se mettent immédiatement à l'œuvre pour la construction d'une église qui se veut modeste et champêtre tout en empruntant son style à l'église Sainte-Marguerite, sa voisine. Elle est faite en bois et suivant le courant traditionnel de l'époque pour les églises de campagnes lesquelles prennent exemple sur le modèle dit Récollet, c'est-à-dire empruntant la forme d'un grand rectangle terminé par un demi-cercle. Ses dimensions sont de 26 mètres (85 pieds) de longueur, 14 mètres (45 pieds) de largeur et 7 mètres (22 pieds) de hauteur au-dessus des lambourdes. La sacristie mesure 11 mètres (35 pieds) de long sur (8 mètres) 25 pieds de large et haute de 3 mètres (10 pieds).
La construction de l'église et du presbytère débute à la toute fin de 1851 ou au début de 1852. On décide de construire une chapelle de bois avec sacristie ainsi qu'un presbytère sur un terrain de huit arpents donné par Jean Mercier et son épouse, Angèle Roy, le 5 mars 1852.
On prévoit lambrisser l'extérieur de l'église avec des planches posées verticalement. On recouvre le toit en bardeau de bois, tandis que le clocher doit recevoir un revêtement de fer-blanc. Le portail est percé de trois portes avec deux œils-de-bœuf et deux fenêtres correspondant aux deux petites portes.
Le 3 août, le curé Belleisle a déjà en main presque toutes les accessoires d'autel et d'ornementation. Il attend le reste incessamment. Des menuisiers locaux s'affairent à tourner les chandeliers. Le major de milice et forgeron Jean Roberge donne la lampe de sanctuaire qui eut l'air de satisfaire le curé. Les syndics ont déjà en main une cloche de 300 livres que Belleisle s'apprête à faire bénir en grande pompe. Le coq orne déjà le clocher depuis quinze jours. L'église est bénite le 2 septembre au cours d'un grande fête.
En 1867, le curé Eloi-Victorien Dion fait agrandir la tribune arrière afin d'ajouter des bancs à l'église déjà trop petite ainsi qu'un instrument de musique vraisemblablement un harmonium.
En 1873, l'abbé Dion modifie encore une fois le chœur de l'église en le reculant de 3,6 mètres (12 pieds) afin d'y placer deux autels latéraux tout en rajoutant 17 bancs. La sacristie, quant à elle, est repoussée d'autant. Joseph Dion, un menuisier de la place, effectue l'ensemble des travaux.
En 1909, le curé parle toujours de l'étroitesse de l'église qui ne parvient pas à contenir tous les paroissiens. Le 5 août de cette année-là, les marguilliers tiennent une assemblée publique pour déterminer ce qu'il convient de faire. À l'exception de 23 opposants, les paroissiens acceptent l'idée de construire une nouvelle église. Une pétition à cet effet est expédiée, le 4 juillet 1909, à Mgr Louis-Nazaire Bégin qui charge le curé de Saint-Isidoire, l'abbé Placide Roy, de mener l'enquête. Sur réception de ce rapport, Mgr Bégin accorde, le 19 août 1909, la permission de reconstruire l'église.
Le 1er octobre 1910, moins de 14 mois après que Mgr Bégin eut accepté le projet de la nouvelle construction, la foudre provoque un incendie qui ravage la première église. En moins d'une heure, l'église et la sacristie sont réduites en cendres. Ce bâtiment voué à la démolition devenait par ce sinistre couvert par les assurances pour une valeur de 8 500 $. Comme les travaux de construction de la nouvelle église n'étaient commencés que depuis l'été, on érige une chapelle temporaire à l'étage du Bureau d'enregistrement.
La deuxième église
Ce serait en 1907 que le curé Louis-Napoléon Fiset aurait arrêté son choix sur la proposition des architectes Joseph-Pierre Ouellet et David Lévesque. Ils suggèrent une église au style sobre, aux lignes épurées et au genre monumental. Le courant architectural religieux de cette époque se prêtait davantage au néogothique.
Fridolin Fortier est choisi comme tailleur de pierre qui verra à choisir les pierres les plus convenables pour faire de la pierre de rangs et qui verra à ce qu'elles soient fendues et transportées sur le site de l'église. Les soumissions sont déposées le 27 avril 1910 et celle produite par l'entrepreneur Joseph Giroux, de Saint-Casimir, est acceptée au coût estimé de 59 300 $. Les travaux sont menés rondement et, deux ans plus tard, les livres comptables indiquent que la construction de l'église aura coûté 65 000 $.
L'église est bénite le 29 septembre 1912 par Mgr Bégin. Elle sera consacrée le 16 mai 1992 par Mgr. Maurice Couture.
L'édifice mesure 46 mètres) 152 pieds de longueur sur 24 mètres (78 pieds) de largeur avec une voûte d'une hauteur de 17 mètres (55 pieds). Ses clochers s'élèvent à 50 mètres (164 pieds) au-dessus du sol. L'extérieur est recouvert de pierres, souvent de granit, empruntant diverses teintes de gris. Elles proviennent toutes du territoire de la paroisse, exception faite pour celles qui bordent les portes et les fenêtres, qui proviennent de Saint-Marc-des-Carrières, dans la région de Portneuf.
L'intérieur emprunte aux grands courants architecturaux : le gothique et le roman. Parvenant à harmoniser ces influences française et anglaise, l'architecte a su donner une architecture unique à l'église. En fait, l'intérieur est de style roman, en forme de croix latine, avec une voûte d'arêtes plein cintre, parée de ses 22 colonnes toscanes et de chapiteaux composites (volutes de l'ionique et feuilles d'acanthe du corinthien). La voûte intérieure, supportée uniquement par quatre colonnes, est surmontée d'un dôme ajouré de 3,7 mètres (12 pieds) tandis que des vitraux aux tons chaleureux et vifs concourent à adoucir son style monumental.
Dans l'église, on retrouve six toiles exécutées en 1920 par Antonio Masselotte. Peintes à l'huile et d'une hauteur approximative de 3,7 mètres (12 pieds), elles sont installées dans le sanctuaire. Quant aux tableaux représentant le chemin de croix, ils proviennent de la première église.
Les verrières, aux couleurs prononcées, chaudes et chatoyantes, ont été produites en France mais sont d'un auteur inconnu. La sacristie possède aussi neuf petits vitraux disposés en demi-cercle au-dessus de l'autel.
Un premier carillon de trois cloches, acheté au coût de 1 353 $, a été béni le 14 juillet 1892. Gravement abîmé lors de l'incendie de 1910, il est remplacé, le 5 mars 1911, par un deuxième carillon coulé aux fonderies Paccard, d'Annecy-le-Vieux (France) et béni le 29 septembre 1912.
Quant au vieux presbytère, construit en 1852, il fut remplacé en 1940 par une nouvelle maison presbytérale.
L'orgue
En 1912, la fabrique achète un orgue Casavant au coût de 2 500 $. Construit avant les deux guerres et la grande crise, il ne fut soumis en aucune façon à des restrictions matérielles. L'orgue possède 769 tuyaux, 14 jeux répartis sur deux claviers manuels et pédalier.
L'orgue a été inauguré le 29 septembre 1912, lors de la bénédiction de l'église, par Gaudias Paradis et par la suite par un concert le même soir donné avec le Dr. Fiset, ténor et Arthur Lavigne, violon.
Installé avant l'électrification, l'orgue, équipé d'une soufflerie, nécessitait les services d'un souffleur. À l'aide d'un bras, Pierre Dubreuil pompait l'air dont avait besoin l'orgue. Un bouton en bois, à proximité, lui indiquait à quelle cadence il devait effectuer son travail. Si une panne d'électricité survenait aujourd'hui pendant une célébration, il serait encore possible de souffler manuellement l'orgue.
L'esthétique de l'orgue appartient à l'époque romantique. Sa sonorité est plus étouffée, feutrée, sombre, donc peu de brillance. L'instrument est de construction robuste et n'a subi aucune altération depuis son acquisition. Dans les années 1960 ou après, l'instrument a survécu à l'idée d'agrandir les bouches afin de les rendre à la mode musicale du temps, ce qui aurait détruit sa sonorité originale.
L'orgue a quelque peu été délaissé au cours des décennies de 1970 et 1980. Un instrument électronique de 5 000 $ le remplaça et était placé à l'avant de l'église. Il permettait de jouer des airs en vogue pour les célébrations du temps. Aujourd'hui, cet instrument est rangé dans la sacristie où il n'est utilisé que très sporadiquement.
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St Henedine parish is part of the Chaudière-Appalaches administrative region and the Nouvelle-Beauce regional county municipality.
During its colonization, the territory of the St Henedine parish was part of the Jolliet seigniory, located south of the Lauzon seigniory and on the right side of the Chaudière river, granted, on April 30th, 1697, by the Governor Frontenac and the treasurer Champigny to explorer Louis Jolliet d'Anticosti. The latter had no time to exploit his seigniory, because he died three years later. The seigniory remained isolated and unoccupied for about 40 years. In 1725, the seigniory still belonged to his heirs: Claire Jolliet, spouse of Joseph Fleury de La Gorgendière, and Charles Jolliet de Mingan. Taken back by the king in 1736, it is granted to Thomas-Jacques Taschereau on September 9th, 1736.
Having belonged to different heirs, the seigniory is progressively acquired between 1777 and 1781 by Gabriel-Elzéar Taschereau; as grandson of Louis Jolliet d'Anticosti, he acquired part of the Jolliet seigniory in 1777, then in 1781, he became main lord, having progressively acquired successoral rights from Joseph Fleury Deschambault and those from William Grant who had acquired them in 1770 as husband of Marie-Anne-Catherine Fleury d'Eschambault. It is under its direction, in 1798, that the colonization in the St Henedine territory begab in St Therese strip. In most cases, the settlerscame from the east (St Gervais), from the west (St Marie) and of the north (St Henri). Upon Gabriel-Elzéar's death in 1809, the seigniory is divided, in 1811, among several heirs (Antoine-Charles Taschereau, George-Louis Taschereau, Julie-Louise Taschereau, Thomas-Pierre-Joseph Taschereau, Jean-Thomas Taschereau and Marie-Louise Taschereau, spouse of Olivier Perrault) and the situation ends when manorial regime is abolished on December 18th, 1854.
History
When it decided, in 1806, to create the St Claire parish, the settlers in St Therese strip believed one instant that the church would be built near them. The size of their territory and the quality of its soils assure them that they would be at the center of the new parish. For convenience reasons and because the lord, Gabriel-Elzéar Taschereau, was providing the site, people did not grumble when the chapel is built on the northeast side of the Etchemin river, in 1809. They were, once again, disappointed when, in 1824 a church on that same site.
They found consolation fast, however, because there was a plan for a new parish between St Claire and St Marie; the distance and the number of settlers justified it. But, in the meantime, the settlers in the western section of St Therese strip and in St Alfred strip were canonically attached to St Claire, while the rest of the territory was attached to St Marie.
The event takes place in 1831 when Archbishop Bernard-Claude Panet, of Quebec, takes away territories from St Claire and St Marie parishes and creates the new St Marguerite parish. Although the canonical erection decree is signed on November 8th of that year, the settlers will have to wait until 1837 to see the new status approved by civil authorities.
The history of this new parish begins, just like most of other parishes, in strife. They do not agree on the choice of the church site. Owing to their number, their seniority and of their wealth, people of St Therese strip demand that the church be built close to them. They fast become disenchanted, because rather strangely, the church is to be built at the top of the Grande Ligne Road which is in the actual St Marguerite parish. Parish priest François-Hilaire Belleisle explains, in a letter to his friend, General Vicar Cazeau, how the decision made by Jean-Thomas Taschereau, father, strongly influenced the choice. The latter one was not able to attract as many settlers as he would have liked on St Marguerite's dented lands, as the settlers sulked them because of their weaker agrarian potential. He was hoping that the presence of a church hereabouts would make his unoccupied lots more attracting.
The decision shocked the St Therese strip residents who refuse to work and to financially help in the construction of the chapel-presbytery, which cause a considerable delay in the project. Some people enven spoke of returning to St Claire parish. As the conflict does not seem that it will be solved amicably, a compromise is sought. Various sites on the Grande Ligne Road are proposed, but without managing to rally the majority.
A new parish on the skyline: St Henedine
In order to relieve parish priest Jean-Baptiste Perras, who got bored in St Marguerite, the Archbishop replaces him with Rev François-Hilaire Belleisle, who would spend there years of purgatory.
Whatever the proposition put forward by parish priest Belleisle to settle the church site conflict, he always ended in scratching the interests of one group or another. If he agrees to move the church a little towards the left, those of the right shout, and conversely if it goes into the other direction. Archbishop Pierre-Flavien Turgeon ends it up by imposing a moratorium on the question and threatens to deprive the most recalcitrant of the sacraments, and even to withdraw the priest from the parish. It did not prevent the quarrel from worsening, so by 1851 the question was no longer where to build the church between St Marguerite and the St Therese strip, but definitely to erect two distinct parishes.
Even though he is against this idea, Archbishop Turgeon gives to understand that he does not oppose any more to the division of St Marguerite, in order to bring back peace in the region. Nevertheless, the Archbishop is persuaded that these two divided parishes would experience difficulties in meeting their financial responsibilities. Bedore dividing what he saw, at first, as a single unit, Archbishop Turgeon tries an ultimate reconcialiation, but the settlers' stubbornness finally wins over his will and the archbishop agrees to create a new parish.
The naming of St Henedine
When it was time to choose a name for the new parish, Catherine Hénédine Dionne, the seignory's lady, wins unanimity by giving one hundred pounds for the building of the church. Of course, she demands in return that her name be attached to new church. Due to the importance of the gift, the parish priest searches, in the history of Christendom, a saint by the name of Henedine, because a church cannot be dedicated to a person who does not exist in the saints directory.
After some unfructful researches which worry him for an instant, he finds, in the ancient ritual, the name he searched: Henedine of Cagliari, a martyr in the 2nd century in Sardinia. The problem is immediately solved, even if in archdiocesan offices, eyebrows are frowned when considering this already outdated and rare name at the time. However, settlers got used to it and that they quickly appreciated it.
On March 20th, 1852, Archbishop Pierre Flavien Turgeon, of Quebec, officially announces the canonical erection of St Henedine as a distinct parish and whose territory comes of St Marie, St Claire and St Marguerite parishes. Next August 8th, Governor Elgin sanctions the decision of the diocesan authorities.
The first church
Right after the decree is proclaimed, the settlers immediately start the construction of a church which will be modest and rustic borrowing its style from St Marguerite church, its neighbour. It is a wooden building which follows the traditional rural church of the time which is based on the Recollet model, meaning that it is a large rectangle building ending with a semicircle. Its dimensions are 85 feet (26 meters) long, 45 feet (14 meters) wide and 22 feet (7 meters) high above floor battens. The sacristy is 35 feet (11 meters) long on 25 feet (8 meters) wide and 10 feet (3 meters) high.
It is planned to panel the outside of the church with vertically installed boardwalk. The roof will be covered with wooden shingle, while the bell tower will have a tin surface. The portal will have three doors with two oculus and two windows corresponding to the two smaller doors.
On August 3rd, parish priest Belleisle already has in hand almost all altar accessories and decorations. The rest will arrive soon. Local carpenters are busy to make candlesticks. The militia major and blacksmith Jean Roberge gives the sanctuary lamp which semms to please the parish priest. The churchwardens already have on hand a 300-pound bell which Belleisle will gets ready to be blessed with great ceremony. The cockerel already adorns the bell tower for fourteen days. The church is blessed on September 2nd with large festivities.
In 1867, parish priest Eloi-Victorien Dion has the rear gallery extended in order to add pews into the already too small church as well as a musical instrument probably an harmonium.
In 1873, parish priest Dion has the chancel layout modified once again by moving it back by 12 feet (3.6 meters) in order to install two lateral altars while adding 17 pews. The sacristy is pushed back accordingly. Joseph Dion, a local carpenter, is entrusted with these works.
In 1909, the parish priest is still takling about the tightness of the church which does not accommodate all parishioners. On August 5th of that year, the churchwardens hold a public meeting to determine what to do. Except for 23 opponents, the parishioners accept the idea of builidng a new church. A petition is then sent, on July 4th, 1909, to Archbishop Louis-Nazaire Bégin who appoints the St Isidore parish priest, Rev Placide Roy, to lead the investigation. Upon recept of his report, Archbishop Bégin approves, on August 19th, 1909, the construction of a new church.On the October 1st, 1910, less than 14 months after Archbishop Bégin approved the plan of new building, lightning causes a fire which destroys the first church. In less than one hour, the church and the sacristy are reduced to ashes. The building, doomed to be demolished, became by this sinister covered by insurance for an $8,500 value. As the cosntruction of the new church have only begun since the summer, a temporary chapel had to be installed on the top floor of the Registry office.
The second church
It would have been in 1907 that parish priest Louis-Napoleon Fiset would have chosen the plans prepared by architects Joseph-Pierre Ouellet and David Lévesque. Their proposal was for a sober styled while monumental type church with pure lines. The religious architectural trend of the time was more going towards the neoGothic style.
Fridolin Fortier is chosen as stony cutter who will supervise the most proper stones to be used as rank stone and who will see that they are cut and transported on the church site. Tenders are opened on April 27th, 1910 and Joseph Giroux, of St Casimir, is entrusted with the project estimated at $59,300. Works were carried efficiently and, two years later, accounting records show that the cost of construction of the church amounted to $65,000.
The church was blessed on September 29th, 1912 by Archbishop Bégin and was consecrated on May 16th, 1992 by Archbishop Maurice Couture.
The building is 152 feet (46 meters) long by 78 feet (24 mètres) wide with a 55 feet (17 meters) high vault. Its bell towers are 164 feet (50 meters) above ground. The outside is covered with stone, often with granite, in various shades of grey. They all come within the parish, except for for those edging the doors and the windows, that come from St Marc-des-Carrières, in the Portneuf region.
The inside borrows elements from main architectural trends: Gothic and Romanesque. Managing to harmonize French and English influences, the architect was able to give the church an unique architecture. In fact, the inside is Romanesque, cruciform, with a semicircular vault, decorated with its 22 Tuscan columns and with composite capitals (Ionic volutes and Cotinthian acanthus leaves). The internal vault, supported only by four columns, is crowned by an 12 feet(3.7 meters) openwork cupola whose warm-hearted and lively toned stained glass windows help soften its monumental style.
In the church, there are six paintings executed in 1920 by Antonio Masselotte. Oil painted and 12 feet (3.7 meters) high, they are installed in the chancel. As for the pictures representing the Way of the Cross, they come from the first church.
The stained glass windows, in pronounced, hot and shimmering colours, were executed in France but are the work of an unknown author. The sacristy also houses nine small stained glass windows laid out in semicircle above the altar.
A first three-bell carillon, purchased at the cost of $1,353, was blessed on July 14th, 1892. Badly damaged during the 1910 fire, it was replaced, on March 5th, 1911, with a second carillon cast by Paccard foundries, of Annecy-le-Vieux (France) and blessed on September 29th, 1912.
As for the old presbytery, built in 1852, it was replaced in 1940 with a new one.
The organ
In 1912, the churchwardens purchase an organ from Casavant at the cost of $2,500. Being built before both wars and major economic crisis, it was no way subjected to material restrictions. The organ has 769 pipes, 14 stops over on two manual keyboards and pedal.
The organ was inaugurated on September 29th, 1912, during the blessing of the church, by Gaudias Paradis and later by a concert the same evening given with tenor Dr. Fiset and violonist Arthur Lavigne.
Installed before electrification, the organ, equipped with a blower, required the services of a pomper. Equipped with a pomping arm, Pierre Dubreuil pumped the air the organ needed. A wooden stopknob, nearby, pointed out to to him in which cadenza he had to perform his job. Even today, in case of an electricity breakdown during a celebration, it is still possible to manually pump the organ.
The aesthetics of the organ belongs to the Romantic era. Its tonal structure is more stifled, felted, dark, therefore without much brilliance. The instrument is robustly built and no modification has been made since its acquisition. In the 1960s or afterwards, the instrument survived the idea of modifying its mouths to meet the musical trend of the day, a modification which would have destroyed its original tonal structure.
The organ was a little abandoned during the 1970s and 1980s. A $5,000 electronic instrument replaced it and was located at the front of the church. It allowed to play fashionable airs for the celebrations of the day. Today, this instrument is stored in the sacristy where it is very sporadically used.
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Principal | 8' | |
| Mélodie | 8' | Bourdon | 8' | |
| Dulciane | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Prestant | 4' | Voix céleste | 8' | |
| Doublette | 2' | Flûte harmonique | 4' | |
| Trompette | 8' | Hautbois | 8' | |
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon (ext) | 16' | Flûte | 8' |