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Déry, 1897
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Jusqu'en 1842, la paroisse portait le nom de Saint-Michel-de-La-Durantaye en souvenir du premier seigneur, Olivier Morel de La Durantaye (1640-1716) qui reçut ces terres le 29 octobre 1672.
Les débuts religieux dans la seigneurie de La Durantaye se divisent en trois périodes: de 1672 à 1678 ce fut le régime de la mission sans aucune délimitation de territoires; le 30 octobre 1678, la seigneurie, conjointement avec d'autres, fut érigée canoniquement en paroisse par Mgr. François Montmorency de Laval, évêque de Québec, sans titulaire; en 1693, établissement d'une paroisse distincte sous le vocable de Saint-Laurent de La Durantaye. Enfin, le 27 février 1698, Mgr. Jean-Baptiste de Saint-Vallier, évêque de Québec, change le nom de Saint-Laurent pour celui de Saint-Michel.
Le premier curé résident, l'abbé Joseph-Martin Turpin, arrive en novembre 1700. Ne trouvant aucun édifice religieux, il obtint d'un de ses paroissiens, Jacques Corriveau, l'usage d'un bâtiment que celui-ci avait construit pour servir de laiterie et le convertit en chapelle et presbytère. Bientôt cette chapelle temporaire, trop exiguë pour contenir les fidèles, ne répondit plus aux besoins de la mission. La construction se mit en branle et, le 1er avril 1702, une chapelle était ouverte au culte.
Le 23 août 1712, l'abbé Philippe Boucher, desservant par interim, recevait de Louis Lacroix, au nom de la Fabrique, un terrain pour la construction d'une église et d'un presbytère. Un mois après cette donation, les travaux de construction d'une église commençaient. Cette église, bâtie de pierre, ne fut pas terminée qu'à l'automne 1713.
Le 29 octobre 1714, Mgr. Jean-Baptiste de Saint-Vallier divise la seigneurie en deux paroisses: l'une sous le vocable de Saint-Phillippe et Saint-Jacques qui deviendra plus tard Saint-Vallier, et l'autre, Saint-Michel.
Comme l'église avait plutôt les proportions exiguës d'une chapelle et qu'elle suffisait à peine à contenir tous les fidèles, au printemps de 1730, une résolution est acceptée pour la construction d'une nouvelle église. La première pierre fut posée au mois de juin 1730 et l'église fut complétée en 1736.
En 1759, durant le siège de Québec, les anglais virent mettre tout à feu et à sang, incendiant partiellement l'église, la criblant de boulets, brûlant les demeures des habitants. Lorsque ceux-ci revinrent reprendre possession de leurs demeures, tout avait été saccagé ou brûlé. On ne sait pas quel hasard l'église et le prebytère, quoique très avariés, avaient été préservés de l'incendie; cependant, les dommages étaient considérables. On se remit à l'oeuvre et, en quelques années, tout le village avait été reconstruit.
Le 13 juin 1806, l'église fut détruite par le feu, seuls les murs sont demeurés à peu près intacts. Dans les jours qui suivirent, une requête fut adressée à Mgr. Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec, pour obtenir la permission de reconstruire l'église. La permission a été signifiée le 25 juin. La construction débuta aussitôt et le 17 août 1807, le curé, l'abbé Thomas Maguire, célébrait la messe dans la nouvelle église. L'édifice fut terminé en 1808. En 1817, le curé acheta, de Philippe Desjardins, douze tableaux de grande valeur provenant d'églises de France. Hélas! tous ces tableaux disparaîtront dans l'incendie de 1872.
En 1850, l'église montrait des signes d'affaissement et fut jugée dangeureuse. En 1851, Mgr. Pierre-Flavien Turgeon, évêque de Québec, démembra une partie de la paroisse pour former la nouvelle paroisse de Saint-Raphaël.
Le 21 octobre 1852, les paroissiens présentent à l'évêque une requête demandant l'autorisation de construire une nouvelle église. Celui-ci, par lettre du 31 janvier 1853, approuve le projet. Bien que l'emplacement du nouvel édifice avait été choisi par le Grand-Vicaire, Mgr. Charles-Félix Cazeau, le 11 novembre 1852, les paroissiens ne partageaient pas ses vues. Une requête en ce sens fut expédiée à l'évêque le 18 septembre 1853 mais elle resta lettre morte. Ce n'est que le 25 septembre 1857 que Mgr. Charles-François Baillargeon, administrateur du diocèse de Québec, bénissait la pierre angulaire de la nouvelle église qui fut complétée en 1862. Celle-ci devait être détruite par le feu en 1872.
L'architecte Joseph-Ferdinand Peachy fut chargé de préparer les plans de la nouvelle église, construite en 1872-73, qui mesure 41,5 mètres (136 pieds) sur 18,3 mètres (60 pieds). L'édifice est de forme rectangulaire avec choeur en saillie et abside en hémicycle. Les murs extérieurs sont en pierre alors que les murs intérieurs sont recouverts de plâtre. La voûte de la nef est en arc plein cintre. De nouvelles cloches ont été installées le 22 août 1886.
L'orgue
En 1897, les paroissiens de Saint-Michel dotaient leur église d'un bel orgue de dix-sept jeux de Napoléon Déry. Cet instrument est probablement l'Opus 14 de Déry et son dernier.
Bien construit, comme tous les Déry qu'on connaît, et bien entendu, l'orgue n'a subi aucune modification et il a retrouvé une nouvelle jeunesse depuis le relevage effectué en 1975 par Guilbault-Thérien.
À Saint-Michel, le plenum est brillant, les anches ont du caractère, les flûtes sont limpides et les jeux étroits ont de la présence. Ces qualités, jointes à une composition sonore relativement riche, confèrent à l'orgue de Saint-Michel une aptitute particulière à traduire le répertoire de diverses époques.
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Until 1842, the parish was known as St. Michel-de-La-Durantaye in memory of the first seigneur, Olivier Morel de La Durantaye (1640-1716) who received the territory on October 29, 1672.
The religious history of de La Durantaye seigneury falls into three periods: from 1672 to 1678 it was a mission without delimited territory; on October 30, 1678, the seigneury, along with others, was canonically established as a parish by Bishop François Montmorendy de Laval, of Québec, without appointed parish priest; in 1693, the parish is established as St. Laurent de La Durantaye. Finally, on February 27, 1698, Bishop Jean-Baptiste de Saint-Vallier, of Québec, modifies the name of St. Laurent to St. Michel.
The first permanent parish priest, Rev. Joseph-Martin Turpin, arrives in November 1700. Finding no religious building, he was granted, by one of his parishioner, Jacques Corriver, the use of a building that was designed to become a dairy and transformed it into a chapel and rectory. Soon, this temporary chapel, too small for the congregation, did not fit the needs of the mission. A new chapel was built and was opened for worship on April 1st, 1702.
On August 23, 1712, Rev. Philippe Boucher, interim parish priest, received from Louis Lacoix, in the name of the congregation, a piece of land for the construction of a church and a rectory. One month after this grant, construction of a new church began. This stone church was completed in the fall of 1713.
On October 29, 1714, Bishop Jean-Baptiste de Saint-Vallier separates the seigneury into two parishes: one dedicated to St. Philip and St. James that would later become St. Vallier, and the other, St. Michel.
As the existing church was the size of a chapel and unable to accommodate the whole congregation, a resolution is adopted, in the spring of 1730, concerning the construction of new church. The cornerstone was laid in June 1730 and the church was completed in 1736.
In 1759, during the siege of Quebec, the English destroyed the village, partially burning the church riddling it with bullet holes, burning down people's houses. When the population got back, everything had been destroyed. By the most incredible chance, both the church and the rectory, while badly damaged, had been burnt down. Within a few years, all traces had been erased and the village came alive again.
On June 13, 1806, the church was destroyed by fire, only the stone walls were left standing. In the following days, a request was sent to Bishop Joseph-Octave Plessis, of Québec, to obtain authorization to rebuild the church. The permission was granted in a letter dated June 25. Construction began soon after and, on August 17, 1807, the parish priest, Rev. Thomas Maguire, celebrated mass in the new church. The building was completed in 1808. In 1817, the parish priest bought, from Philippe Desjardins, twelve valuable paintings coming from churches in France. Unfortunately, all these paintings will be destroyed in the 1872 fire.
In 1850, the church building showed signs of subsidence and was considered dangerous. In 1851, Bishop Pierre-Flavier Turgeon, of Québec, dismantled a portion of the parish to establish the new St. Raphaël parish.
On Octobre 21, 1852, parishioners presented a request to the bishop asking for the authorization to build a new church church. It was approved in a letter dated January 31, 1853. While the location of the new building had been chosen by the Diocesan Vicar, Mgr. Charles-Félix Cazeau, on November 11, 1852, parishioners objected his decision that was voices in a request that was sent to the bishop on September 18, 1853 but it was disregarded. The cornerstone of the new church was blessed on September 25, 1857 by Bishop Charles-François Baillargeon, administrator of the diocese of Québec. This new church was completed in 1862 and was destroyed by fire in 1872.
Architect Joseph-Ferdinand Peachy was commissionned to prepare the plans for the new church, built in 1872-73, measuring 136 feet (41.5 m) by 60 feet (18.3 m). The building is rectangular with a protruding chancel and a semi-circular apse. Exterior walls are made of stone while the interior walls are covered with plaster. The nave vault is semi-circular. New set of bells were installed on August 22, 1886.
The organ
In 1897, the parishioners of St. Michel bought a nice 17-stop organ for their church. This instrument is probably Déry's Opus 14 and his last one.
Well built, like all the Derys we know, and well maintained, no modifications were brought to the instrument. It found a new youth when a restoration was completed in 1975 by Guilbault-Thérien.
At St-Michel, the plenum is brilliant, the reeds have caracter, the flutes are clear and the narrow stops have a presence. Those qualities, joined to a stop list that is relatively rich, give to the instrument a particular attitude to express repertory from varied eras.
Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | 1Principal | 8' | |
| 1Dulciane | 8' | 1Gambe | 8' | |
| 1Bourdon | 8' | 1Mélodie | 8' | |
| Flûte traversière | 8' | Violon | 4' | |
| Prestant | 4' | Flûte d'amour | 4' | |
| Doublette | 2' | Octavin | 2' | |
| Fourniture | III | Hautbois | 8' | |
| Trompette | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 16' |
| Bourdon | 16' |
| 1 | Ces jeux ont en commun une première octave de Bourdon 8' These stops share a common first octave of Bourdon 8' |