| Description [Français / English] |
Composition sonore Stop List |
Références References |
Retour Return |
![]() |
Casavant, Opus 1365, 1930
[click on the image or here to obtain a larger picture] |
Quand les Français rentrent à Québec en 1632, après le traité de Saint-Germain-en-Laye, le Père Paul LeJeune devient supérieur des missions de Nouvelle-France. Le Père LeJeune publie des articles sur les travaux évangéliques accomplis dans la colonie. À la lecture de ces articles, un prêtre riche et généreux, Noël Brûlart de Sillery, commandeur de Malte, ancien ambassateur de France, entré dans les ordres à cinquante ans passés, désire apporter sa contribution à l'évangélisation dans le Nouveau-Monde. Il confie 12,000 livres et envoie des ouvriers pour la construction des bâtiments et le défrichement des terres. La mission Saint-Joseph de Sillery est fondée.
Le commandeur de Sillery avait continué ses généreuses aumônes en faveur de la mission Saint-Joseph. Par contrat daté de 1639, il avait consacré un capital de 20,000 livres à la fondation d'une rente perpétuelle au bénéfice de la bourgade, à condition que les Père y célébrassent une messe quotidienne en l'honneur de la Sainte-Vierge. Lorsque le commandeur de Sillery meurt à Paris en 1640, les Pères Jésuites perdent le revenu de la fondation car le commandeur avait institué les pauvres de Paris en tant que ses légataires universels. Le projet de construction d'une église devrait être abandonné si d'autres bienfaiteurs ne se manifestent pas.
Les héritiers de Michel de Marillac, ancien garde des sceaux sous Louis XIII, veulent faire bâtir une chapelle en Nouvelle-France, en l'honneur de son patron, saint Michel. Les Pères demandent que le don s'applique à la mission de Sillery. Leur requête est agréée et la construction d'une église commence à Sillery en 1644. L'église doit mesurer 46 pieds de longueur sur 24 de largeur mais cet édifice, en pierre, ne peut s'élever bien rapidement. La bénédiction de la nouvelle église aura lieu le 8 mai 1647.
Le 13 juin 1657, le feu se déclare à la résidence des Pères pour se propager à l'église. Faute de moyens, les Pères Jésuites ne songent à réparer le désastre que deux ans plus tard. La mission est temporairement abandonnée en attendant la reconstruction. Les travaux se terminent à la fin 1660.
Peu après 1670, les aborigènes quittent la mission de Sillery qui devient un lieu désert. Les Pères Jésuites n'abandonnent leur poste missionnaire qu'en 1698 et le territoire de la mission tombe sous la juridiction de la nouvelle paroisse Notre-Dame de Sainte-Foy.
Les catholiques de Sillery sont éloignés des églises. Ceux de la partie est relèvent de Notre-Dame de Québec et les autres se rendent à l'église de Sainte-Foy. En 1847, les premières démarches sont entreprises auprès de l'évêque de Québec, Mgr. Joseph Signay, pour obtenir que la messe soit célébrée à Sillery les dimanches et les jours de fête. Après avoir arrêté son choix sur un terrain central, l'évêque de Québec achète terrain et maison, pour 600 livres, et transforme cette dernière en chapelle. Comme les irlandais sont en majorité, le choix de saint Richard est choisi comme patron de la nouvelle chapelle et l'abbé Peter Henry Harkin est nommé desservant.
Au retour d'un séjour de deux ans à Toronto, l'abbé Harkin revient en 1850 et constate que la chapelle est trop exiguë et qu'il faudrait bâtir un local plus vaste, une véritable église. Suite à une requête adressée à Mgr. Pierre-Flavien Turgeon, le nouvel évêque de Québec, le vicaire général vient visiter les lieux et reconnaît la nécessité de construire une église. La permission de construire est accordée le 16 décembre 1850. L'autorisation est pour la construction d'une église, en pierre, de 120 pieds de longueur sur 60 de largeur et 30 de hauteur, à quarante pieds de la chapelle Saint-Richard. La construction d'une sacristie de 40 pieds sur 30, est aussi autorisée, au nord-ouest de la future église.
La préparation des plans est confiée à l’architecte Goodlate Richardson Browne, de Québec alors que les travaux de construction sont confiés à l'entrepreneur Michael Mernagh, également de Québec. L'entrepreneur s'engage à construire l'église pour la somme de 3,147 louis. Il commence les travaux à l'automne de 1952 et la pierre angulaire est posée par l'évêque de Québec, Mgr. Pierre-Flavien Turgeon, le 12 juin 1853. Le nom de Saint-Richard est remplacé par celui de Saint-Colomb, moine irlandais. L'église est ouverte au culte le 5 novembre 1854 même si les travaux à l'intérieur ne sont pas tout à fait terminés. En 1853, Joseph-Ferdinand Peachy reprend les travaux laissés par Browne. Façonnée en grès verdâtre de Cap-Rouge, cette église fut érigée afin de répondre aux besoins des catholiques canadiens-français et irlandais du secteur.
Même avec son église, Sillery n'est encore qu'une mission. Une requête est présentée à l'évêque, Mgr. Pierre-Flavien Turgeon, en juillet 1855 pour obtenir le statut de paroisse. Celle-ci est érigée le 2 octobre 1855 sous l'autorité de Mgr. Charles-François Baillargeon, administrateur du diocèse de Québec.
À Noël 1858, lors de la messe de minuit, Marie-Louise-Joséphine Caron chante le « Minuit, chrétiens » d'Adolphe Adam. C'est la première fois qu'on chante, dans la région de Québec, ce cantique récemment apporté de France par Ernest Gagnon, l'organiste de la Basilique de Québec.
Deux cloches, fabriquées à Troy, aux États-Unis, sont bénites, par l'archevêque de Québec, Mgr. Elzéar-Alexandre Taschereau, le 19 février 1871; elles remplacent l'unique et petite cloche que la fabrique possédait depuis l'époque de la mission Saint-Richard. En septembre 1881, les ouvriers d'Abraham Audet, de Lévis, construisent le clocher de l'église d'après les plans de l'architecte Joseph-Ferdinand Peachy.
En 1887, les poêles à bois utilisés pour chauffer l'église, en hiver, sont remplacés par des fournaises à eau chaude. Le contrat est accordé aux entrepreneurs Ryan et Fitzhenry, de Québec.
En 1895, un an après sa nomination en tant que curé de la paroisse, l'abbé Alexandre-Eustache Maguire décide d'entreprendre des travaux de restauration à l'intérieur de l'église. Les travaux terminés, le 17 novembre 1895, Mgr. Louis-Nazaire Bégin, coadjuteur de l'archevêque de Québec et administrateur du diocèse, préside une cérémonie spéciale.
Le 6 octobre 1901, l'archevêque de Québec, Mgr. Louis-Nazaire Bégin, vient bénir trois nouvelles cloches qui remplaceront celles de 1871. Elles ont été fabriquées par la fonderie Paccard, de Savoie, en France.
En 1940, un monument, en souvenir des saints Martyrs Canadiens, est érigé en face de l'église. En 1944, la paroisse Saint-Charles-Garnier se détache de la paroisse.
Depuis 198..., le patronage de l'église est passé de Saint-Colomb à Saint-Michel, commémorant ainsi la première chapelle construite à Sillery, qui siégeait face à la maison des Jésuites.
Inspirée du style architectural néogothique, l’église se distingue par son décor. En effet, de très belles peintures européennes, qui furent sauvées lors de la Révolution française par l’abbé Desjardins, y sont exposées. L’abbé Desjardins a en effet réussi à acquérir plus de deux cents tableaux, que l’on retrouve dans différentes églises de Québec, en vue de les protéger des confiscations effectuées par le gouvernement de l’époque. On donna le vocable de « Fonds Desjardins » à l’ensemble des tableaux qu’il a réussi à protéger. On retrouve, dans l'église, des tableaux d’Antoine Plamondon, d’Eugène Hamel et du Frère Luc ainsi que des sculptures de Louis Jobin.
L'orgue
Arrivé à Sillery en 1874, le Dr. Evans Rochette n'exerce pas seulement la médecine, il est excellent chantre et habile musicien, il dirige la chorale et remplit les fonctions d'organiste. Il a été le premier organiste à Sillery car le premier orgue n'avait été installé dans l'église qu'en 1885. L'instrument était arrivé par bateau. On l'avait d'abord transporté à l'école puis le facteur Ernest Desmarais l'avait monté à l'église. L'organiste Bishop, de la cathédrale anglicane, et son confrère Hébert, de l'église Saint-Jean-Baptiste, avait inauguré l'orgue le 25 septembre 1885.
En 1930, pour célébrer le 75e anniversaire de fondation de la paroisse, la fabrique commande à la maison Casavant de nouvelles orgues. Celles-ci sont inaugurées à l'automne par l'organiste Arthur Bernier, de la paroisse Saint-Jean-Baptiste.
Des travaux ont été exécutés en 1993 et 1996 par la maison Casavant.
[cliquer sur l'image ou ici pour obtenir une version agrandie]
When French settlers returned to Quebec City in 1632, after the St. Germain-en-Laye Treaty, Father Paul LeJeune became superior of the mission in New France. Father LeJeune publishes articles on evangelical works carried out in the colony. When he reads these articles, a rich and generous priest, Noël Brûlart de Sillery a Malta commander, former France ambassador, who took holy orders when he was over fifty years old, wants to bring his contribution to the work of evangelization in the New World. He gives 12,000 pounds and sends workers to build buildings and to clear land. The St. Joseph mission in Sillery is established.
Commander de Sillery continued his generous gifts to the St. Joseph mission. By contract, dated in 1639, he sets aside a capital of 20,000 pounds in a foundation in order to pay a perpetual annuity on the condition that a daily mass would be celebrated by the Fathers in honor of the Blessed Virgin. When Commander de Sillery died in Paris in 1640, the Jesuit Fathers lost the income from the foundation because the commander had stipulated that his sole legatees would be the poors of Paris. The church building project had to be abandonned is new donators were not found.
Th heirs of Michel de Marillac, former Great Seal guard under Louis XIII, want to have a chapel dedicated to St. Michel, built in New France. Jesuit Fathers asked for the gift to be given to the mission in Sillery. The request is accepted and the construction of a church begins in Sillery, in 1644. The 46-foot long by 24-foot wide stone church building cannot be built very rapidly. The new church is inaugurated on May 8, 1647.
On June 13, 1657, a fire broke in the Fathers' residence and spreads to the church. Due to lack of money, Jesuit Fathers rebuild the church only two years later. The mission is temporarily abandonned while waiting the rebuilding of the church. Reconstruction will be completed at the end of 1660.
Soon after 1670, when natives leave the Sillery mission, the place becomes a deserted area. Jesuit Fathers will remain in the mission until 1698 when the mission territory falls under the jurisdiction of the new Notre-Dame parish in St. Foy.
Catholics in Sillery are living far from the church buildings. The eastern part comes under the Notre-Dame parish in Quebec City while the others attend the St. Foy church. In 1847, the bishop of Quebec, Mgr. Joseph Signay, is petitioned to authorize the celebration of mass in Sillery on Sundays and holidays. After selecting a central location, the bishop of Quebec purchases land and house, for 600 pounds, and the house is converted into chapel. As Irish Catholics are the majority, saint Richard is chosen as the patron saint of the new chapel and Father Peter Henry Karkin is the first serving priest.
After a two-year stay in Toronto, Rev. Harkin comes back in 1850 to find that the chapel is too small and that a real larger church must be built. Following a request sent to Mgr. Pierre-Flavien Turgeon, the new bishop of Quebec, The diocese's General Vicar comes to visit the chapel and agrees to the fact that a larger church must be built. The permission is given on December 16, 1850. The authorization calls for a 120 feet long by 60 feet wide and 30 feet high stone church to be built 40 feet away from St. Richard chapel. It also calls for the construction of a 40 feet by 30 feet vestry on the north-west side of the future church.
Building plans are prepared by architect Goodlate Richardson Browne, from Quebec City while construction is carried out by contractor Michael Mernagh, also from Quebec City. The contractor is committed to build the church for the amount of 3,147 louis. Works began on fall of 1952 and the cornerstone is laid by the bishop of Quebec, Mgr. Pierre-Flavien Turgeon, on June 12, 1853. The patronage of St. Richard is changed for St. Colomb, an Irish monk. The church is opened for worship on November 5, 1854 even though the interior is not yet completely finished. In 1853, Joseph-Ferdinand Peachy takes over works started by Browne. The church, made of greenish sandstone from Cap-Rouge, was built in order to meet the needs of the French Canadian and Irish Catholics of the area.
Even though Sillery now had a church, it was still considered as a mission. A request is presented, in July 1855, to the bishop of Quebec, Mgr. Pierre-Flavien Turgeon, in order to obtain the parish status. It was officially established as a parish on October 2, 1855 under the authority of Mgr. Charles-François Baillargeon, administrator of the diocese of Quebec.
At Christmas 1858, at the midnight mass, Marie-Louis-Joséphine Caron sings "Holy night" composed by Adolphe Adam. It is a premiere, in the Quebec region. This canticle has been recently been imported from France by Ernest Gagnon, organist at the Quebec Basilica.
Two bells, casted in Troy, in the United States, are blessed by the archbishop of Quebec, Mgr. Elzéar-Alexandre Taschereau, on February 19, 1871; the replace the sole and small bell the church owned ever since the St. Richard mission period. In September 1881, Abraham Audet, from Levis, and his men build the bell-tower upon plans prepared by Joseph-Ferdinand Peachy.
In 1887, wood stoves used to heat the church, during winter, are replaced by hot water furnaces. The contract is awarded to Ryan & Fitzhenry, from Quebec City.
In 1895, a year after is appointment as parish priest, Rev. Alexandre-Eustache Maguire decides to start restoration works inside the church. When the works are completed, Mgr. Louis-Nazaire Bégin, Coadjutor to the archbishop of Quebec and administrator of the diocese, presides over a special ceremony, on November 17, 1895.
On October 6, 1901, the archbishop of Quebec, Mgr. Louis-Nazaire Bégin, blesses three new bells that will replace those from 1871. They were cast by Paccard, from Savoie, in France.
In 1940, a monument, dedicated to Sts. Canadian Martyrs, is erected in front of the church. In 1944, the St. Charles-Garnier parish is detached from St. Colomb parish.
Since 198...., the patronage of the church is changed from St. Colomb to St. Michel, to celebrate the memory of the first chapel built in Sillery located near the Jesuits' residence.
Inspired by the neo-Gothic style, the church’s décor is absolutely remarkable. Some very beautiful European paintings that were saved by Rev. Louis-Joseph Desjardins are displayed in the church. Actually, Rev. Desjardins acquired over two hundred paintings with the intention of saving them from the confiscation of religious objects that was being carried out by the government during the French Revolution. The collection that he was able to save was given the name "Fonds Desjardins" and today these paintings are found in various churches throughout Quebec City. Paintings by Antoine Plamondon, Eugène Hamel and Brother Luc and sculptures by Louis Jobin are also present in the church.
The organ
Settling in Sillery in 1874, Dr. Evans Rochette is not only a doctor, he is an excellent singer and a bright musician, he is the music director and acts as organist. He is the first organist in Sillery because the first organ was installed in the church only in 1885. The imported instrument arrived by boat. It was unloaded and stored in the school until it was installed in the church by organbuilder Ernest Desmarais. Organist Bishop, from the Anglican Cathedral, and his colleague Hébert, from St. Jean-Baptiste church inaugurated the instrument on September 25, 1885.
In 1930, to celebrate the 75th anniversaty of the parish, the churchwardens commissionned Casavant to build a new instrument. It was inaugurated in the fall by organist Arthur Bernier, from St. Jean-Baptiste parish.
Interventions are made by Casavant Frères in 1993 and 1996.
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Clarabelle | 8' | |
| Bourdon | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Dulciane | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Mélodie | 8' | Flûte octaviante | 4' | |
| Prestant | 4' | Violon | 4' | |
| Doublette | 2' | Hautbois | 8' | |
| Mixture | III | Voix humaine | 8' | |
| Trompette | 8' | |||
|
Pédale |
|
|---|---|
| Flûte ouverte (ext) | 16' | Bourdon (ext) | 16' |
| Bourdon | 8' |
| Flûte | 8' |