Lauréats 2011

Prix d’excellence en gestion, en enseignement et en recherche et création

Francine Descarries, Prix d'excellence en recherche et création (volet carrière)

Sylvie Beauchamp, présidente de l’Université du Québec, Francine Descarries et Claude Corbo, recteur de l’Université du Québec à Montréal.

Professeure au Département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) depuis 1986, membre fondatrice de l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF), dont elle a coordonné le volet scientifique à ses débuts et à nouveau depuis 2007, Francine Descarries est une professeure-chercheure d’envergure qui a contribué de manière décisive, depuis 25 ans, à l’avancement des connaissances en sciences sociales fondamentales et appliquées. Le champ des études féministes lui est redevable notamment d’analyses clés et d’outils méthodologiques de grande valeur. Ses travaux débordent largement le cadre québécois, canadien ou européen et ils ont également une résonance dans d’autres univers culturels tels le Brésil et l’Afrique francophone. Spécialiste de l’histoire du mouvement des femmes, du discours féministe contemporain et des rapports maternité-famille-travail, la chercheure s’est intéressée plus récemment à la représentation des femmes dans l'espace public, au rôle et à la place des femmes dans divers secteurs professionnels et à l’économie sociale ainsi qu’aux impacts de la mondialisation sur leurs conditions de vie. À l’UQAM, la professeure Descarries a développé un cursus original en sociologie et en études féministes, aux trois cycles. En plus d’avoir publié 18 livres et ouvrages collectifs à titre d’auteure-éditrice, elle a prononcé une centaine de communications scientifiques au Québec et sur la scène internationale et participé à l’organisation d’une cinquantaine d’événements de diffusion de la recherche. Pour l’ensemble de sa carrière, Francine Descarries reçoit cette année le Prix d'excellence en recherche et création de l'Université du Québec.

Éric Gosselin, Prix d'excellence en enseignement (volet réalisation)

Sylvie Beauchamp, présidente de l’Université du Québec, Éric Gosselin et Jean Vaillancourt, recteur de l’Université du Québec en Outaouais.

Éric Gosselin est actuellement professeur de psychologie du travail et des organisations au Département de relations industrielles de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et chercheur au Laboratoire d'analyse psychoneuroendocrinologique du stress et de la santé (LAPS2). Au cours des 13 dernières années, le professeur Gosselin a donné 33 cours pour lesquels sa moyenne d’évaluation par les étudiants s’élève à 5,52/6; il se situe tout en haut du palmarès des évaluations d’enseignement en relations industrielles. Il a développé divers nouveaux cours, dont celui intitulé Stress et bien-être au travail, dans le cadre du certificat en psychologie du travail et des organisations, ainsi que le cours Psychologie du travail et des organisations donné à la maîtrise en relations industrielles. Il a collaboré à l’élaboration du programme de certificat en psychologie du travail et des organisations et il a été le principal artisan de sa refonte majeure en 2006. De plus, Éric Gosselin a rédigé à titre de coauteur l ’ouvrage Psychologie du travail et comportement organisationnel, publié par la maison d’édition Gaëtan Morin. Ce livre est le plus utilisé au Québec par les établissements universitaires comme base de la formation initiale en psychologie du travail et des organisations. Il est également vendu en France, en Suisse et au Maroc. Une quatrième édition est actuellement en chantier et elle sera publiée au printemps prochain. Le professeur Gosselin a aussi régulièrement collaboré avec les médias au cours des dernières années, et il a récemment tenu à la radio de la Société Radio-Canada plus de 70 chroniques touchants divers aspects de la psychologie du travail. L'Université du Québec décerne à Éric Gosselin le Prix d'excellence en enseignement, volet réalisation.

Normand Trudel, Prix d'excellence en gestion (volet carrière)

Sylvie Beauchamp, présidente de l’Université du Québec, Normand Trudel et Yves Beauchamp, directeur général de l’École de technologie supérieure.

Secrétaire général de l’École de technologie supérieure (ÉTS) depuis 1999, Normand Trudel a largement contribué à la croissance de cet établissement universitaire. Entré à l’École en 1983 à titre de professionnel en ressources humaines, il a ensuite assumé la fonction de directeur du Service des ressources humaines, d’adjoint au directeur de l’administration, d’adjoint au directeur général de même que des fonctions intérimaires de directeur des Services des finances et de l’équipement. Sa grande connaissance de l’ÉTS a fait de lui un joueur de premier plan et une référence pour les projets de relocalisation qui ont conduit l’École au centre-ville de Montréal. Sa capacité à évaluer l’état des actifs, son sens de la négociation et son expérience en matière de logistique sont autant d’atouts qui ont aidé l’équipe responsable du déménagement à boucler l’opération dans le respect des échéances et des budgets prévus. De plus, il a été l’un des principaux leviers de croissance des clubs étudiants, notamment par le soutien qu’il a apporté à leur participation à des compétitions internationales d’ingénierie. À titre de président du comité de vérification du Comité de retraite de l’Université du Québec, il s’est penché sur la gestion d’actifs de 2,25 milliards de dollars ainsi que sur l’avenir financier de plus de 12 000 personnes. Président de l’Association des secrétaires généraux d’établissements universitaires, il siège également au conseil d’administration du Groupement international des secrétaires généraux des universités francophones, organisme qui regroupe 150 secrétaires généraux de la Francophonie issus de 30 pays. Pour l’ensemble de sa carrière, il reçoit le Prix d'excellence en gestion, volet carrière.

Julie Martineau, Prix d'excellence en gestion (volet réalisation)

Sylvie Beauchamp, présidente de l’Université du Québec, Hélène Simard, Daniel Coderre, directeur général de l’Institut national de la recherche scientifique, Julie Martineau et Gisèle Bolduc.

Julie Martineau est directrice des communications et des affaires publiques à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) depuis 2009. Dès son arrivée à l’INRS, la direction de l’établissement lui confiait un dossier d’envergure : la refonte du site Web institutionnel. Il fallait intégrer en un seul site cohérent cinq sites qui avaient évolué dans des directions différentes : ceux des quatre centres de recherche de l’INRS et celui de l’administration générale. Julie Martineau et son équipe ont donc opté pour une approche Web 2.0 afin de tirer profit de la nouvelle réalité Web et de l’essor des médias sociaux. De plus, le magazine annuel Planète INRS a été remodelé pour être publié sur le Web et distribué par courriel. À la suite de cette refonte, le nombre de visites sur le site a augmenté de façon significative, et en particulier le taux de nouvelles visites a grimpé de 37 % à 48 %. Le temps moyen passé sur le site s’est également accru. De plus, le nouveau référencement du site a augmenté sa visibilité et lui permet désormais de se positionner en tête dans les résultats de recherche. Enfin, plus de deux cents personnes contribuent maintenant au contenu du site; elles n’étaient que quelques-unes avant la refonte. Pour cette réalisation, Julie Martineau et son équipe de travail, composée d’Hélène Simard, Gisèle Bolduc, Stéphanie Bernard et Marc Lalancette, reçoivent le Prix d'excellence en gestion, volet réalisation.


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