Créé récemment, l'ISC rassemble plus de 60 chercheurs. Il a pour but de favoriser le développement de pôles de recherche de calibre international et la formation d'étudiants dans les quatre domaines suivants: langue, langage et parole, perception et action, traitement des connaissances et apprentissage.
Les recherches qui y sont entreprises constituent une source importante d'innovation sociale et technologique dans des secteurs comme l'ingénierie et la santé.
Les sciences de la cognition s'imposent aujourd'hui comme un champ du savoir en plein essor qui tente d'élucider, par l'expérimentation, la modélisation et l'usage des technologies de pointe, notre compréhension de l'esprit humain et des bases de l'activité mentale et du traitement des connaissances. Les sciences cognitives rassemblent de nombreuses disciplines comme la linguistique, la psychologie, la philosophie, l'informatique cognitive, les neurosciences et les sciences de l'éducation. «Elles s'intéressent à tout ce qui a trait à la cognition et au cerveau, incluant la catégorisation, le langage, les émotions, etc.», précise Claire Lefebvre, directrice de l'ISC. Une vaste somme de connaissances a été produite sur les façons de percevoir, de se rappeler, de raisonner, d'apprendre, de communiquer et de développer des habiletés intellectuelles et motrices.
Les travaux menés à l'ISC vont de la recherche la plus fondamentale jusqu'aux aspects les plus innovants des sciences cognitives. L'approche, multidisciplinaire par essence, a des répercussions non seulement dans de nombreux domaines mais dans des situations où ces domaines s'enrichissent et se stimulent mutuellement. Ainsi, en informatique cognitive, des projets sur le téléapprentissage existent, et ces travaux bénéficient d'autres recherches en psychologie sociale sur le rôle des émotions dans l'interaction. Des travaux en linguistique fondamentale ou sur la parole ont des impacts en sciences de l'éducation, en fouille de données (data mining) ou en interfaçage homme-machine. Simultanément, des grands défis sociaux comme les troubles déficitaires de l'attention et l'hyperactivité chez les enfants, l'apprentissage des langues secondes ou les maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer) bénéficient d'approches conjointes de linguistes, de philosophes, de psychologues et de spécialistes des neurosciences.
Montréal constitue l'un des pôles d'excellence en sciences cognitives au Canada. Les universités montréalaises couvrent tout le champ des sciences cognitives avec des expertises complémentaires. L'UQAM se démarque déjà en rassemblant une masse critique de chercheurs et d'étudiants en informatique cognitive, en psychologie, en philosophie et en linguistique et devient ainsi le fer de lance du pôle montréalais dans ce domaine du savoir. C'est à l'UQAM que s'est tenu en 2003 l'École internationale d'été en sciences cognitives, laquelle a réuni les plus éminents spécialistes mondiaux du domaine.
Dans la foulée des développements scientifiques, plusieurs instituts et départements en sciences cognitives ont été récemment créés dans les plus prestigieuses universités du monde, dont le MIT, l'Université de Californie à Berkeley, l'Université d'Edinburgh et l'Université de Lyon (CNRS). La progression des associations et programmes d'études se manifeste aux quatre coins du monde.
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Photo: Nathalie St-Pierre.
2006-01-30
Renseignements: Claire Lefebvre, directrice. Institut des sciences cognitives. Tél.: (514) 987-3000 ( 8464). Courriel. Source: André Valiquette, conseiller en relations de presse, Division des relations avec la presse et événements spéciaux, Service des communications. UQAM. Tél.: (514) 987-3000 (3268). Téléc.: (514) 987-3251. Courriel..
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