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2006-03-01 | ACTUALITÉS |Université du Québec à Trois-Rivières

Le CIPP: un secret à partager avec l'industrie papetière

En amorçant son allocution devant des membres de l'Association technique des pâtes et papiers du Canada (ATPPC) réunis en congrès à Montréal au début du mois de février, Patrice Mangin, directeur général du Centre intégré de pâtes et papiers (CIPP), s'est empressé de dire qu'il allait leur faire découvrir le secret le mieux gardé de l'industrie.

Au centre du campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) se dresse un imposant chantier où se développeront des solutions d'avenir pour le monde papetier.

«L'industrie papetière canadienne fait actuellement face à d'importants défis. Nous sommes au creux de la vague. Il faudra peut-être encore compter environ un an et demi avant de voir cesser la restructuration qui secoue l'industrie. Les entreprises doivent réinvestir et recentrer leurs activités vers des pôles plus porteurs. L'industrie est à la recherche de solutions à moyen et long terme», a expliqué le directeur général qui est également professeur au Département de génie chimique de l'UQTR.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce creux de vague est un moment clé pour préparer les solutions qui repositionneront les joueurs de l'industrie canadienne du papier. «Nous sommes en train de bâtir le CIPP sur des fondations de recherche appliquée et fondamentale. Nous serons en mesure d'aider les entreprises à faire les sauts technologiques nécessaires et bien sûr à former les gens qui vont leur aider à réaliser ces défis», a indiqué le directeur général, précisant que le CIPP représente un investissement global de plus de 80 millions de dollars.

La beauté et la force du CIPP c'est qu'il propose l'intégration sous un même toit de ressources professionnelles issues du Centre spécialisé en pâtes et papiers, du Département de technologies des pâtes et papiers du Cégep de Trois-Rivières, du Centre de recherche en pâtes et papiers de l'UQTR et de Techni.ca, une équipe de formation continue très en demande. Au cœur de ce groupe, on retrouve 55 spécialistes possédant une expertise technique et scientifique de pointe, permettant ainsi de couvrir tout le spectre des besoins en formation, allant du diplôme d'études collégiales jusqu'au doctorat, en passant par la formation continue.

Une référence mondiale

Le CIPP s'articule autour d'une vision qui le situera comme une référence mondiale dans le secteur des pâtes et papiers. Il permettra d'anticiper les besoins de formation, tout en développant des solutions d'avenir grâce aux nombreux axes de recherche qui s'y articuleront. Le bâtiment actuellement en construction abritera des laboratoires et des salles de classe, mais également une usine pilote dotée d'une machine à papier à la fine pointe de la technologie. «Nous pourrons miser à Trois-Rivières sur la meilleure machine pilote au monde dotée d'une sécherie. Cela permettra aux chercheurs et à nos partenaires d'effectuer des tests tout en obtenant en fin de course le produit fini», a indiqué le professeur Mangin.

Fenêtre technologique

L'usine pilote sera une véritable fenêtre technologique. Un système novateur d'instrumentation sera au cœur de cette machine, créant ainsi un terrain fertile pour les chercheurs qui s'intéressent par exemple au contrôle des procédés papetiers. L'usine pilote fournira un environnement industriel avantageux où on pourra simuler une production, sans les contraintes de l'environnement manufacturier. Il s'agit là d'un immense avantage, car la modification du procédé peut affecter la qualité du produit et faire bondir les coûts.

L'intégration est le mot clé qui guide actuellement Patrice Mangin et les membres de son équipe. «Durant le processus de construction, nous nous appliquons à parfaire l'intégration des ressources, de l'équipement et des programmes de formation et de recherche. Il s'agira d'une étape essentielle pour permettre à l'industrie de relever d'importants défis», a-t-il commenté.

D'ici l'ouverture en septembre 2006, le directeur général du CIPP compte bien répandre largement ce secret si bien gardé. Optimiste, Patrice Mangin affirme que le nouveau CIPP est appelé à devenir le catalyseur d'un regroupement de recherche stratégique canadien au sein de l'industrie papetière.

Après avoir été longtemps la capitale mondiale des pâtes et papiers, Trois-Rivières pourrait cette fois devenir le pôle mondial de la recherche de cette industrie qui continue de façonner notre coin de pays.

Visitez le site du CIPP à cette adresse.

2006-03-01

Source: Serge Boudreaut, UQTR. Courriel.

 

   

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