Sophie Lerouge, professeure au Département de génie mécanique de l'ÉTS, vient d'être nommée titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les biomatériaux et les implants endovasculaires.
Les implants endovasculaires sont des outils très efficaces pour soigner ou renforcer les vaisseaux sanguins altérés par les maladies cardiovasculaires. Ils sont insérés par cathéter et guidés par imagerie rayons X jusqu'au point du corps où ils sont déployés. Ces traitements relativement récents permettent de diminuer les risques opératoires et la durée de convalescence des patients par rapport aux traitements chirurgicaux conventionnels. Avec le vieillissement de la population, ils sont amenés à prendre une place de plus en plus importante. Cependant, les complications cliniques sont encore nombreuses. Grâce à cette nouvelle chaire de recherche, Mme Lerouge travaillera sur la compréhension des mécanismes d'échecs de ces implants et sur la création d'une nouvelle génération d'implants plus efficaces.
Ses recherches visent plus particulièrement à maximiser l'efficacité du traitement endovasculaire des anévrismes de l'aorte abdominale, qui touchent environ 8 % des hommes âgés de plus de 65 ans et dont la rupture est une cause importante de décès en Amérique du Nord. Dans ce traitement, une endoprothèse, tube de plastique supporté par un treillis métallique, est insérée par une petite incision pratiquée au niveau de la jambe et guidée jusqu'à l'anévrisme, où elle est déployée pour empêcher le sang d'y pénétrer.
«Les biomatériaux composant les endoprothèses ne favorisent pas la guérison tissulaire, ce qui cause des complications chez certains patients, précise Mme Lerouge. C'est pourquoi il est essentiel de développer une nouvelle génération d'implants, dits bioactifs, c'est-à-dire capables de générer une réponse biologique optimisée.»
Mme Lerouge s'attaque à ces défis en adoptant une approche multidisciplinaire originale. En collaboration avec des cliniciens et des ingénieurs, elle s'efforce de créer et tester de nouveaux biomatériaux et revêtements qui favoriseront la croissance de tissu et protègeront contre l'apoptose, un mécanisme de mort cellulaire. Elle utilise pour cela des techniques alliant des procédés plasma, chimiques ainsi que le greffage de biomolécules.
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Pour information
Sébastien Langevin
Agent d'information
514 396-8664
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